21 juillet 2012
ANGELUS DU SOIR

Un char qui roule, un toit qui fume,
Une fenêtre qui s'allume
D'un beau reflet d'or du couchant.
Puis, là-bas, au bord de la route,
Le clocher solitaire. Ecoute !
Il dit un chant.
C'est l'Angélus, voix de la terre,
Echo lointain du grand mystère
Qu'annonça l'ange Gabriel.
Hymne des monts et des vallées,
Qui, par les routes étoilées,
Fuit vers le ciel.
Il reviendra dans chaque aurore,
Il vibrera longtemps encore
Dans l'air embrassé des midis.
Salut d'un haut, prière humaine,
Que ta douce vertu nous mène
Au Paradis.
voici les étoiles sans nombre,
Les pleurs de feu de la nuit sombre,
Rentrons, ma soeur, ne parlons plus.
Et sur la route où nous passâmes
Ecoutons chanter dans nos âmes
Les Angélus !
Paul Harel

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