Danguy armes z

 

Les parents de Marie Danguy, Charles-François Danguy, chevalier, seigneur de Vue, demeurant ordinairement à Nantes, paroisse Saint-Laurent, fils majeur de Messire Jacques Danguy, chevalier, seigneur de Vue ... et Marie-Balzamie de Foyal de Donnerie de Champagnette, fille de Messire Pierre-François-Alexandre de Foyal de Donnerie, chevalier, seigneur de la Sourdière, St-Lubin, Envergonois et autres lieux et de dame Marie-Renée Labé de Champagnette se sont mariés à Blois, paroisse Saint-Nicolas - le 24 janvier 1764.

De leur mariage sont issus :

- François, né à Nantes, paroisse Saint-Laurent, le 17 juillet 1767 ;

- Marie, née à Vue, le 3 octobre 1768 ;

Danguy de Bruc Marie baptême Vue

- Balzamie, née à Nantes, paroisse Saint-Laurent, le 1er juin 1770 ; a épousé, à Nantes, paroisse Saint-Laurent, le 28 avril 1790, Jean-Corneille Jacobsen de la Crosnière, écuyer, né le 27 décembre 1750, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur, grand croix de l'ordre du Mérite, du Lion de Limbourg, sous l'invocation de Saint-Philippe, reçu chevalier de l'ordre Chapitral dit des Quatre Empereurs et maire de la ville et isle de Noirmoutier, présenté au roi par M. le duc de Piennes, le 26 juillet 1814. Il fut l'un des otages de Sa Majesté Louis XVI.

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Son mariage :

Demoiselle Marie Danguy, fille mineure de Messire Charles-François Danguy, (baptisé à Nantes, paroisse Saint-Laurent, le 9 mai 1730), chevalier, seigneur de Vüe, Arton, la Blanchardais et autres lieux, chevalier de l'ordre Royal et militaire de Saint-Louis (guillotiné le 6 avril  1793), et de dame Marie-Balzamie de Foyal de Champagnette, dame du Gauguier, ses père et mère, native de la paroisse de Vüe, y domiciliée ..."

épouse, à Nantes, paroisse Saint-Laurent, le 21 avril 1789,

Messire Claude-Louis-Marie de Bruc, chevalier, seigneur comte du dit lieu, officier au Régiment Royal de Normandie, cavalerie, fils majeur de Messire Julien-Pierre-Claude de Bruc, chevalier, seigneur du Cléray, Beauvais, Livernière et autres lieux et de feue dame Marie Mabille, ses père et mère, natif de la paroisse de Saint-Denis de cette ville et domicilié de celle de Vallet ...

De leur mariage est issu : LOUIS-MARIE-JULIEN DE BRUC, comte de Cléraymousquetaire, puis capitaine dans le 4e régiment de hussards, chef de bataillon sous les ordres du général Suzannet, en 1815, où il se fit remarquer ainsi que son père par son dévouement et sa bravoure, entré ensuite dans un régiment de la garde nationaleLouis de Bruc s'est marié à Saint-Sulpice de Paris le 27 mai 1822 avec Hermine-Justine-Amante Bouard dont est issue Isabelle-Marie : née à Paris, le 5 février 1831 - mariée à Châtillon-Coligny, le 31 décembre 1851, avec Georges-Frédéric-Bouston Lechevalier.

 

Châtillon-Coligny les Perrauts z

 

LUDOVIC DE BRUC (âgé de 25 ans en 1815)

Major de la Division de la Chapelle-Heulin
Entré dans la 1ère compagnie de mousquetaires en 1814 ;
Capitaine Lieutenant de la dite compagnie d'après les ordres du Roi en 1815 ;
a fait la campagne de la Vendée en 1815.
Bon officier servant avec beaucoup de zèle et d'activité, offre des services au Roi et désire servir dans la Cavalerie. (AD85 - SHD XU 16-33)

Louis-Marie-Julien de Bruc est décédé aux Perraults, à Châtillon-Coligny (45), le 26 novembre 1837, à l'âge de 46 ans.  [Voir sa tombe, ICI]

de Bruc Louis décès

  

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Amazone de l'Armée catholique royale, la comtesse de Bruc fut tuée dans la déroute des Vendéens à Mortagne. Le 14 février 1794, autour de Beaupréau, eut lieu une bataille acharnée qui se termina par la défaite des Vendéens. Ce fut au cours de cette déroute que trouva la mort la Comtesse de Bruc. Cette intrépide amazone ne le cédait en courage à aucun des plus braves de l'Armée d'Anjou. Elle périt par la faute de son beau-frère, le chevalier de Bruc.

Désarçonnée et tombée dans le fossé, mais aussitôt prise en croupe par un cavalier vendéen, nommé Trillot *, elle allait échapper aux hussards qui la poursuivaient, lorsque le chevalier de Bruc qui trouvait peu convenable que sa belle-sœur fut remorquée par un simple cavalier, lui ordonne de descendre. C'était pousser vraiment un peu loin le respect des convenances ! La jeune femme obéit néanmoins et descendit; mais elle n'eut pas le temps de rejoindre son beau-frère, qui d'ailleurs fuyait à toute bride: elle fut atteinte et sabrée par les hussards qui s'acharnèrent sur son corps et le mirent en morceaux.

Mme de Bruc fut pleurée de toute l'armée d'Anjou, dans les rangs de laquelle elle ne comptait que des admirateurs de son courage.

 

* Trillot (ou Triau) : un nom que l'on retrouve beaucoup dans les registres de Blois, peut-être un domestique de la famille de sa mère.

Danguy Marie comtesse de Bruc décès - registre Vallet z

 

AD44 - Registres d'état-civil de Vallet - de Vue - de Nantes.

AD45 - Registres d'état-civil de Châtillon-Coligny

La Vendée historique -  5 Mai 1907 

État-civil reconstitué de Paris