La Maraîchine Normande

19 octobre 2017

SAINT-LAURENT-SUR-SÈVRE (85) - 1791-1936 - "DANS LE SILENCE D'UN COFFRE" - LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

 

Grignion_de_Montfort_3z

 

En la fête de l'Ascension, 2 juin 1791, la garde nationale de Cholet vint, contrairement à la loi, car Cholet est dans le Maine-et-Loire et Saint-Laurent dans la Vendée, disperser la communauté des Pères de Saint-Laurent.

Quelques jours plus tard, les Pères revinrent avec la connivence des habitants et retrouvèrent quelques-uns de leurs papiers. Ils les déposèrent dans une caisse qu'ils enterrèrent dans un champ appelé la Grande Boule dépendant d'une ferme habitée par la famille Bouchet, au Bois Chabot [le Grand Bois Chabot], à deux kilomètres du village.

Le 31 janvier 1794, une "colonne infernale" venant de Maulévrier mît à sac et brûla tout Saint-Laurent. Mais le secret de la ferme Bouchet fut bien gardé.

 

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D'après la matrice cadastrale, parcelle n° 26, appartenant à "M. Lhommedé, du bourg".

 

Lorsqu'en 1799, les Montfortains survivants profitèrent d'une accalmie pour rendre au culte l'église qui avait servi de grange et pour relever les ruines de leur maison, le coffre du souterrain y fut ramené intact. C'est là qu'en 1829, on prit les originaux du Père Grignion lorsque Mgr Soyer, évêque de Luçon, commença le procès diocésain en vue de faire béatifier l'apôtre de la Vendée.

Le 7 novembre 1838, Grégoire XVI lui décerna le titre de Vénérable. On porta les écrits au Pape en 1841 pour le Procès romain ; le dossier comprenait 291 pièces, mais le "Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge" n'y était pas (le livre fut écrit en 1712 à l'ermitage de Saint-Éloi, dans le diocèse de La Rochelle). Brusquement, le manuscrit revint à la lumière au moment précis où le Souverain Pontife ordonnait l'examen des écrits.

Grignion de Montfort dévotion z

Un prédicateur novice, en quête de sermons tout faits, alla chercher dans la bibliothèque de Saint-Laurent.

C'était le 22 avril 1842. Il ouvrit la caisse fameuse, chercha dedans et retira des feuillets sans titre, froissés et mêlés au hasard depuis la perquisition de l'Ascension 1791. Il regarda de plus près, porta sa trouvaille à la Communauté. On reconnut l'écriture du fondateur, on réussit à mettre les pages en ordre : il n'y manquait que le titre, et les derniers feuillets contenant la formule de consécration que l'on possédait heureusement ailleurs ... On se hâta de l'envoyer à Rome et de l'imprimer.

En 1936, au lendemain des fêtes de Cholet, pour l'inauguration du monument à la Vendée martyre, nous avons eu l'honneur d'accompagner à Saint-Laurent-sur-Sèvre le prince Xavier de Bourbon, qui les avait présidées sous les acclamations de la Vendée, fidèle au nom de la branche aînée de la Maison de France, et qui voulait, ancien élève des Frères de Saint-Gabriel, faire un pèlerinage au Père Grignion.

Le Supérieur général des Montfortains remit dans nos mains, pour que nous puissions la feuilleter et la vénérer, cette relique que le diable avait essayé de faire disparaître, tant il en redoutait la puissance au service de la Reine du Ciel. Nous lûmes sur l'original l'étonnante prophétie qui, dans les éditions imprimées, se trouve au numéro 114 : "Je prévois, écrivait le Père Grignion, bien des bêtes frémissantes qui viennent en furie pour déchirer avec leurs dents diaboliques ce petit écrit, et celui dont le Saint-Esprit s'est servi pour l'écrire, ou du moins pour l'ensevelir dans le silence d'un coffre, afin qu'il ne paraisse point" ...


Antoine Lestra
La Croix - 15 juin 1942

 

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LA CHAPELLE-SAINT-FLORENT (49) - JACQUES LAINÉ, SORCIER

LA CHAPELLE-SAINT-FLORENT
JACQUES LAINÉ, SORCIER

Chapelle-Saint-Florent z


Jacques Lainé ... habitait, avec sa soeur, dans une maison au milieu du bourg. Tous les deux, nés de parents très chrétiens, avaient suivi fidèlement l'école. Comme ils étaient bien doués, ils poursuivirent leurs études, l'un pour entrer au séminaire, l'autre au couvent. Celle-ci fut, en effet religieuse ; mais Jacques Lainé n'avait pas sans doute la vocation, puisqu'il resta chez lui et qu'il employa sa science à étudier "les mauvais livres".

En ce temps là, la misère étaient grande, et nombreux étaient ceux qui étaient obligés d'aller mendier, ou plutôt d'aller chercher leur pain. Jacques Lainé commença par aller de ferme en ferme demander la charité pour les autres ; mais comme lui-même avait de grosses difficultés à vivre, il s'attribuait les aumônes reçues. C'est à ce moment qu'il dut user de supercheries et de sorcelleries pour obtenir satisfaction dans les maisons qui le renvoyaient.

Jacques Lainé était affligé de bégaiement ; et c'est avec ce défaut de prononciation qu'il menaçait les braves gens de son pouvoir maléfique. Nombreuses furent ses victimes.

Une fois c'est à la noce Barat de "Laiterie" qu'il donne au marié une diarrhée telle qu'il fut obligé de passer sa nuit à courir ; c'est le père Onillon de la Bruffière qui sous sa malédiction s'en ira de la poitrine" ; c'est Laurent Allard de la petite Maltière, qui, pendant un an, fera du pain noir. Un peu partout, il use de son pouvoir en faisant faire du beurre noir.

Il avait également d'autres pouvoirs, et, en particulier, sur les animaux pour leur donner une épidémie, ou sur les serpents pour les charmer.

Jacques Lainé était donc un homme qu'il ne fallait pas contrarier, et beaucoup préféraient lui abandonner quelques écus plutôt que d'encourir un sort. A tel enseigne que notre homme avouera à ses voisins qu'il possédait une "buée" pleine de pièces d'or. Un jour qu'on lui demandait pourquoi il passait des nuits entières à chanter, il répondit qu'il chantait pour faire descendre le diable chez lui.

Mais il arriva que certains eurent le courage d'être plus forts que lui ; et un beau jour, à la Riverie, par exemple, c'est à coups de trique que le fermier le reconduira jusqu'au bout de son chemin. Ce fut pour Jacques Lainé la fin de sa fortune.

Bientôt il sera dans la plus grande misère, et délaissé de toute une population qu'il s'était plu à faire vivre dans la peur. Sa soeur, religieuse à Nantes, viendra le chercher pour l'emmener mourir près d'elle quelque temps plus tard, vers 1875.

La Chapelle-Saint-Florent à travers les âges - Robert Chéné - 1997

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16 octobre 2017

LE PIN (79) - JEAN-BAPTISTE-HONORÉ ROUCHER, CAPITAINE DE LA PAROISSE DU PIN (1765 - 1793)

Le Pin z

 

D'une famille de douze enfants, Jean-Baptiste-Honoré Roucher est né de l'union de Jean Roucher, notaire, et de Marguerite-Françoise Benoist, en la paroisse du Pin, et a été baptisé le 3 mars 1765.

 

ROUCHER JEAN BAPTISTE BAPTEME z

LA FRATRIE :

- Jean, baptisé le 13 janvier 1748 ; décédé le 30 mai 1748 ;
- François, né et baptisé le 29 janvier 1749 ; "fusillé par les républicains en septembre 1793"
- Jean, baptisé le 25 janvier 1750 ;
- Thérèse-Marguerite, baptisée le 15 octobre 1751 ;
- Marguerite, décédée le 6 avril 1752, à l'âge de cinq mois ;
- Pierre, né le 17 août 1753, baptisé le lendemain ;
- Jacques, baptisé le 19 janvier 1756 ;
- Marguerite-Jeanne, baptisée le 9 mai 1758 ; décédée le 28 août 1783, âgée d'environ 24 ans ;
- Marie-Françoise, baptisée le 24 juin 1760 ; se marie avec Marie-Bernard Normandin, au Pin, le 14 février 1797 ;
- Jean-Baptiste, décédé le 16 août 1761, à l'âge d'environ 6 ans ;
- Jacques, décédé le 28 juillet 1760, à l'âge d'environ 5 ans
- Jean-Baptiste-Honoré, baptisé le 3 mars 1765 ;

Jean Roucher, notaire, époux de Marguerite-Françoise Benoist, est décédé le 2 novembre 1783, inhumé le 4.

La marquise de La Rochejaquelein raconte, dans ses Mémoires, à propos de Roucher : "D'Angers, nous allons à Baugé. M. de Royrand meurt en route des suites de sa blessure. Nous entrons à Baugé sans résistance ; le jour même ou le lendemain, nous sommes attaqués par les troupes légères avec l'artillerie volante qui s'était postée dans un petit bois, au bout d'une plaine qu'entoure la ville. De mes fenêtres, au second étage, on assiste au combat, et de si près, que les boulets de toute volée tombent dans le jardin de notre maison ; c'est un spectacle curieux de voir courir nos soldats en foule, traversant la plaine à toutes jambes, pour attaquer les Bleus ; ceux-ci prennent bien vite la fuite et sont poursuivis deux lieues, sur la route d'Angers, jusqu'à un très beau château dont j'ignore le nom. Nos gens ayant appris qu'il avait été acheté révolutionnairement par le commandant de la garde nationale de Nantes, y mettent le feu (En fait, le château de Jarzé fut incendié par les républicains, les Vendéens cherchèrent à l'éteindre - note du manuscrit) ... Nous n'avions perdu personne à cette légère escarmouche ; nous eûmes à regretter seulement M. Roucher (de la Brechatière, paroisse de Cirières, né à la Coussaye du Pin, près Cerizay), très brave homme, commandant de la paroisse du Pin, près Bressuire, qui se blessa lui-même en tirant sur les Bleus, son fusil ayant éclaté ; il a continué à suivre l'armée ; depuis la bataille de Savenay, on n'a plus entendu parler de lui, il a sûrement été massacré ; il n'avait aucun os cassé, mais absolument toute la chair de la main déchiquetée, c'était une chose horrible à voir."

 

Fleur-De-Lis on Apple

Le capitaine Roucher, du Pin

 

 C'était un rude capitaine,

Roucher, le Vendéen.

Toujours en avant pour la peine,

Le dernier au butin.

 

 On chantait partout sa vaillance

Chez les soldats du roi.

Son vieux fusil, sa longue lance

Des Bleus étaient l'effroi.

 

 Lescure, admirant sa grande âme

Et le voyant si bon,

Sachant pour Dieu sa noble flamme,

En fit son compagnon.

 

 Roucher montra, par son courage,

Qu'on le connaissait bien,

Et qu'il avait, en apanage,

L'honneur avant tout bien.

 

 Non, jamais, aux grandes batailles,

On ne le vit plier ;

Et quand on montait aux murailles,

Il était le premier.

 

 Dans les genêts, la forêt sombre,

Quand il était au feu,

Il luttait, sans compter le nombre

Des ennemis de Dieu.

 

 Quand il s'élançait dans la plaine,

Terrible de valeur,

Taillant, sabrant, à bout d'haleine,

Les Bleus transis de peur ;

 

 Quand il courait, bouillant d'audace,

Sur les canons des Bleus,

Quand nos soldats suivaient sa trace

Et combattaient joyeux ;

 

 Quand de l'ennemi la défaite

Faisait battre les coeurs,

Chefs et soldats lui faisaient fête,

Avec grandes clameurs.

 

 A Cholet, grâce à ses mesures,

Le succès fut pour nous.

Il reçut là dix-sept blessures,

Et luttait à genoux.

 

 Roucher, n'en déplaise à nos braves,

A nos soldats français,

Qui de la honte sont esclaves.

En ne priant jamais,

 

 Roucher aimait Dieu ; sa prière

Au secours l'appelait :

Roucher, le front dans la poussière,

Disait son chapelet.

 

 Souvenirs du Bocage Vendéen par Dom Joseph Roux - Ligugé Vienne - 1898

 

François décès

 

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CHANSON DE M. HENRI DE LA ROCHEJAQUELEIN

H

Chanson de M

 

Sous l'effort de la tempête,
Quand tous ont courbé leurs fronts (bis),
Seuls debout, dressant la tête,
Je vous vois, fiers compagnons,
Vendéens, marchons au feu sans effroi !
Mourons pour Dieu, pour le Roi,
Marchons au feu sans effroi !
Vive le Roi !
Vive Dieu ! (bis) Vive le Roi !

En partant pour la croisade,
J'avais dit, moi, faible enfant (bis) :
"Je serai leur camarade ..."
Vous m'avez fait commandant !
Vendéens, marchons au feu sans effroi !
Mourons, etc.

S'il était là, mon vieux père
Saurait mieux vous commander (bis) ;
Le ciel m'enverra, j'espère,
Son ombre pour me guider.
Vendéens, marchons au feu sans effroi !
Mourons, etc.

Si je fonce à la bataille,
Suivez mon panache blanc (bis) ;
Si j'ai peur de la mitraille,
Sabrez votre chef tremblant ;
Vendéens, marchons au feu sans effroi !
Mourons, etc.

Si le plomb d'un vil rebelle
Frappe, un jour, mon front meurtri (bis),
Amis, qu'une main fidèle
Venge le trépas d'Henri !
Vendéens, marchons au feu sans effroi !
Mourons pour Dieu, pour le Roi,
Marchons au feu sans effroi !
Vive le Roi !
Vive Dieu ! (bis) Vive le Roi !


Recueil de chants royalistes - première série - 1882

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VARADES (44) SAINT-OUEN (93) - JEAN-LOUIS DENION DU PIN, AIDE-DE-CAMP DU GÉNÉRAL STOFFLET (1778 - 1844)

 

VENDEENS 7

 

DENION DU PIN Jean-Louis, lieutenant-colonel, chevalier de Saint-Louis.
Blessé. Propriétaire.
États de services : A fait toute la guerre de la Vendée ; a perdu son frère à l'armée. Son père a péri révolutionnairement. A continué la guerre en 1795 et 96 ; a servi avec distinction.
Demande : Confirmation de son grade et de chevalier de Saint-Louis.
Observations  : Aide-de-camp de Stofflet, puis de Scépeaux, a fait toute la guerre de 1793 ; a eu un frère tué à l'armée de Bonchamps. (Histoire de la Vendée Militaire - Jacques Crétineau-Joly - Tome V)

Fleur-De-Lis on EmojiOne

Fils de Jean-Angélique Denion du Pin, Écuyer, (fils de Maître François Denion, seigneur du Pin et de demoiselle Marie Deluner, originaire et domicilié paroisse de Saint-Herblon, âgé d'environ 35 ans), avocat au Parlement,

et de Jeanne-Judith Orthion de La Pénissière (fille de noble maître Jean Orthion de la Pénicière, ancien sénéchal prévost, maire de la ville d'Ancenis, et de dame Élisabeth Micheleau, âgée d'environ 26 ans - décédée à Saint-Herblon, le 7 vendémiaire an XIII - 29 septembre 1804), mariés à Nantes, paroisse Saint-Léonard, le 24 avril 1770.

- marié à Paris, le 20 avril 1815, avec Joséphine-Emilie Sanson, fille de Joseph Sanson, directeur de la Compagnie des Indes, et de Julie Deschamps :

- deux enfants : Julie-Louise-Emilie (1817-1904) et Jules-Henri ( marié avec Jenny West, décédé le 6 mars 1884).

Jean-Louis est né à La Ménière près de Varades (Loire-Atlantique), [baptisé] le 30 mars 1779 [1778]

 

Denion baptême z

 Frère et soeurs :

- Elisabeth-Antoine, baptisé le 18 décembre 1774 ;

- Marie-Henriette-Laurence, née à Saint-Herblon 1784, épouse de Eutrope Thoinnet de la Turmelière,  ; décédée à Ancenis, le 28 juillet 1858 à l'âge de 74 ans ;

- Élisabeth-Geneviève, née à Saint-Herblon, le 1er janvier 1786, mariée à Saint-Herblon, le 22 avril 1811 avec Jacques-Marie-Joseph Bain de la Coquerie ; décédée à Châteaubriant, le 3 août 1837, à l'âge de 51 ans.

Denion frère baptême z

Fleur-De-Lis on EmojiOne

11 mars 1793 : "A Varades, les républicains tentent d'organiser la défense devant le déferlement des bandes d'insurgés sur le bourg. Quelques citoyens bien armés décident de se retrancher dans la tour de la verrerie, bâtiment circulaire qui enveloppe le four de fusion. Le juge de paix, Denion Dupin (Jean), principal actionnaire de la verrerie et logé sur place, essaie en vain de les dissuader. Quatorze hommes se postent aux ouvertures et échangent des coups de feu avec les insurgés qui les ont bien vite entourés. Après une heure et demie de fusillade et la mort d'un défenseur, Mathurin Drouet, le dernier carré capitule et rend les armes. Le maçon René Gourdon, ancien grenadier des armées royales, qui se découvre une vocation de chef populaire, se moque des républicains : "Ah ! Ah ! Les couillons ne bandent pas aujourd'hui !" (ADML 1L.747bis). Mais ceux-ci peuvent rentrer chez eux une fois désarmés ..."(L'insurrection de mars 1793 en Loire-Inférieure - p. 47 - Didier Daniel, Jean-Paul Lelu, Odette Thareau avec les membres du groupe de recherches "Loire et Galerne" - A.R.R.A.)

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Jean-Louis fut emprisonné avec son père, Jean (juge de paix), en 1793, au château d'Ancenis devenu prison, car celui-ci avait donné refuge à plusieurs reprises à des prêtres réfractaires et avait laissé les Vendéens s'emparer du plomb dans la verrerie de Varades dont il était propriétaire. Le père fut condamné à mort et exécuté (fusillé le 8 avril 1793).

Jean-Louis reçut quant à lui un ordre d'incorporation dans l'armée du Rhin. Il préféra traverser la Loire et rejoindre les Vendéens de Bonchamps parmi lesquels servait déjà son frère aîné. Ce dernier, aide de camp de Bonchamps, avait été tué à la bataille de Torfou (?). Jean-Louis le remplaça. Il fit la Virée de Galerne, s'étant mis à la disposition de Stofflet après la mort de Bonchamps en octobre 1793.

De retour en Vendée en 1794, il poursuivit la lutte avec ce même Stofflet et s'illustra en entrant dans Ancenis, en août.

En 1798, il fut employé dans l'administration des Salines de l'Est.

Il mourut le 21 juillet 1844, chevalier de Saint-Louis. [à Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis - pas de registres numérisés]

 

Extrait : Vendéens et Républicains dans la Guerre de Vendée - par Frédéric Augris - Tome I - 1993

AD44 - Registres paroissiaux de Varades

États détaillés des liquidations faites par la Commission d'indemnité - volume 2 - 1828

Généanet

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13 octobre 2017

PARIS (75) - THIRON-GARDAIS (28) - JACQUES OLLIVIER DESCLOSEAUX, GÉNÉRAL DE BRIGADE (1756 - 1797)

 

 

général z

 

Né à Paris le 6 septembre 1756. Il entra au régiment de Vexin en 1773. En 1781, il était au régiment d'Artois-Dragon, puis passa dans la gendarmerie.

Lieutenant au 78e régiment en septembre 1791, il devint capitaine en novembre et lieutenant-colonel en 1792.

Général de brigade en juin 1793, il fut envoyé à l'armée des Côtes de La Rochelle et lutta dès lors contre les Vendéens. En décembre, Canclaux le nomma au commandement d'une des divisions des Sables-d'Olonne. Luttant sur la côte, il ne put pourtant empêcher le débarquement de subsides anglais en août 1795. Il fut alors remplacé par Chalbos.

Laissant l'indiscipline s'installer parmi ses hommes, il fut destitué pour cette raison le 10 octobre 1795 et retraité en 1796.

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Descloseaux avait acheté l'abbaye de Thiron, près Nogent, pour y rétablir les écoles militaires, mais le 9 novembre 1797 (19 brumaire an VI), à Thiron, il a été trouvé mort dans son lit, ayant une large blessure au col.

 

ACTE DE DÉCÈS

Aujourd'huy vingt brumaire an six de la République française une et indivisible, sur l'heure du midi, par devant moy Louis-François Gillot, adjoint municipal de la commune de Thiron, Département d'Eure-et-Loir, est comparu le citoyen René Freulon âgé de 43 ans, domicilié commune de Combon, juge de paix et officier de police de ce canton, assisté des citoyens Jacques-Louis-François Hermelin, secrétaire de l'administration municipale du dit canton, âgé de 45 ans et de Jean Guiho, officier de santé à la résidence du dit Thiron, âgé de 66 ans, lequel m'a déclaré qu'ayant été instruit que :

le citoyen JACQUES OLLIVIER DES CLOSEAUX, général de brigade, âgé d'environ 41 ans, venu dans cette commune pour ces affaires dans le courant de vendémiaire dernier et logé chez le citoyen Jacques Chevallier, agent municipal de la ditte commune de Thiron et caffetier donnant à manger, y était mort d'une mort violente.

Il s'y était transporté sur le lieu et domicile du dit Chevalier et y avait rédigé le procès-verbal dont la teneur suit :

qu'au moment où il rédigeait son procès-verbal pour la position des scellés des effets appartenant au dit citoyen général Des Closeaux duquel on lui avait annoncé la mort inattendue, et que le rapport verbal du citoyen Guiho, officier de santé au dit Thiron, qu'il avait déclaré verbalement lors de sa visite que cette mort était provenue d'un coup de sang, pourquoi moy susdit juge de paix, en conséquence rédigeant mon procès-verbal d'apposition des scellés jugeant qu'il était nécessaire que la mort du citoyen général fut constatée et reconnue par des gens de ... (illisible) pour quoi il a fait intimer les citoyens Baudry, médecin de l'hôpital civil de Nogent-le-Rotrou, lequel était assisté des citoyens Toussaint Le Roy et Jean Guiho, tous deux officiers de santé à Thiron, pour constater la mort du citoyen général Des Closeaux et en dresser procès-verbal,

que sur les six heures du soir, dix-neuf brumaire présent mois, le citoyen Baudry arrivé chez ledit Chevallier, il a monté à la chambre du dit général Des Closeaux, étant accompagnés des dits officiers de santé dénommés cy-dessus où ils ont reconnus une large blessure au col du dit général ; pour lors, ils sont descendus et nous ont appelés et requis de monter avec eux pour examiner en notre présence et de celle de plusieurs témoins y dénommés, savoir le citoyen Julien Foucault et Jean-Baptiste Ferré, et du citoyen Louis-François Gillot, adjoint, en voulant le visiter et faire ôter différente couverture de son lit, ont aperçu une petite valise ouverte, et à l'entrée de son ouverture et près de la première attache de la ditte valise, un rasoir ouvert et dont le manche était placé au bord de la ditte valise et la lame au dehors pleine de sang. Cette valise était placée et sur son lit appuyée sur son genoult gauche et à l'instant même, nous nous sommes assurés dans l'intérieur de la ditte chambre pour savoir s'il ne s'était point introduit des assassins dans la chambre tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et qu'il est probable qu'il soit l'auteur de son fatal coup, suivant la position trouvée dans son lit, duquel les officiers de santé dénommés ont dressé procès-verbal de leur visite en notre présence, dont suit la teneur :

Nous, soussignés, médecin de l'hôpital et civile de Nogent-le-Rotrou, Département d'Eure-et-Loir, et chirurgiens résidant à Thiron à la réquisition du juge de paix du canton de Thiron, nous sommes transportés chez le citoyen chevallier, marchand limonadier à Thiron, pour y visiter le citoyen Des Closeaux, général de brigade, que nous avons trouvé baigné dans son sang, et mort d'une blessure à la partie supérieure de la gorge faite par un rasoir que nous avons trouvé près de lui, par la section de la gorge, nous avons reconnu que la tranchée arterre de ses veines jugulaires (sic) étoient totallement coupée et que la mort du dit général étoit l'effet de cette blessure, c'est pourquoi nous avons délivré le présent l'assurant saincère et véritable. Fait à Thiron, le dix-neuf brumaire an six de la République française, une et indivisible, et ont signé : Le Roy, officier de santé et Guiho et Baudry, le tout sans paraphe, lequel juge de paix a demandé acte de sa déclaration à lui octroyée,

d'après cette susdite déclaration, je me suis sur le champ transporté au lieu de ce domicile, je me suis assuré de nouveau de la mort du dit citoyen, JACQUES OLLIVIER DES CLOSEAUX, mort dans la nuit du 18 au 19 des présent mois et an, sans pouvoir constater l'heure de sa mort et j'en ai dressé le présent procès-verbal que les citoyens René Freulon, Jacques-Louis-François Hermelin et Jean qui les ont signé avec moy, Fait à Thiron les dits jours, mois et an que ci-dessus.

 

signature acte décès z

 

 

Sources : 

Vendéens et Républicains dans la guerre de Vendée - Tome I - Frédéric Augris.
Le général Marceau - A Chartres, chez M. Colas, rue de Fresnay, 51. - 1880
AD28 - Registres d'état-civil de Thiron-Gardais.

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LA JUMELLIÈRE (49) - LA LÉGENDE DES BUHARDS

LA JUMELLIÈRE
LA LÉGENDE DES BUHARDS

La Jumellière - les Buhards z


Le XVIIIe siècle fut une période mouvementée pour le château des Buhards ; ses différents propriétaires, sa reconstruction au milieu de ce siècle et ses étranges histoires de maléfices.


En 1540, la terre des Buhards appartenait à la famille Marveilleau. Elle passa dans le XVIIe siècle à la famille du Bellay et, à la fin de ce même siècle, à la comtesse Montmorency. La terre passa ensuite à messire Paul Desclaux de Lescard, écuyer, ancien mousquetaire du roi, demeurant à Paris, lequel vendit la propriété, devant notaire au Châtelet de Paris, le 26 mars 1776, pour la somme de 155.000 livres, à MM. Pierre Guérin, seigneur de La Chouannière et autres lieux, et dame Françoise Bonneau son épouse, ainsi qu'à René Bonneau des Varennes, lieutenant de la compagnie du gouverneur d'Anjou, et dame Marie Joubert des Vaux, son épouse, demeurant ordinairement à Angers.

Le château, trop étroit pour loger les deux feux, fut remplacé par un nouveau. Cette immense construction demanda énormément de main-d'oeuvre, c'est pourquoi MM. Guérin et Bonneau firent venir des compagnons de toute la France. Ces ouvriers, plus ou moins bien payés, et de moeurs assez peu respectables, arrivèrent à La Jumellière au début de l'année 1776. Peu de temps après, les métayers des fermes voisines du château se plaignaient que leurs poules mouraient en grande quantité et d'une façon étrange. Ils crurent évidemment à un mauvais sort et refusèrent de se nourrir avec.

Les ouvriers, connaissant la naïveté de ces métayers, avait inventé un subterfuge pour manger à bon compte. Ils faisaient avaler aux volailles des morceaux de verre, des pointes enveloppées de pain ; ces animaux périssaient bientôt, victimes de leur gloutonnerie. C'est alors que ces hypocrites venaient prier les métayers, lesquelles leur donnaient ces bêtes et, trompés, disaient en gémissant : "Pauvres gens, il faut qu'ils soient bien malheureux pour être réduits à manger ces volailles."

La reconstruction du château a laissé de sinistres souvenirs. On racontait notamment que M. Guérin tenait des discussions avec le diable, que celui-ci, sous la forme d'une poule noire, lui donnait des oeufs d'or. Les gens de La Jumellière et les métayers du Petit et du Grand Ecorcheboeuf avaient, en effet, remarqué une poule plus noire que les autres, possédant des yeux d'un rouge extraordinaire et, parfois, surtout la nuit, lançait des flammes ; ses cris, ses habitudes étaient étranges. Personne ne pouvait la saisir. Par contre, elle se montrait très familière avec M. Guérin, qui restait seul avec elle durant un temps considérable. Le diable donnait uniquement ses faveurs à M. Guérin et ce dernier s'était par un écrit signé de son sang, donné à l'esprit infernal corps et âme. D'après leurs conventions, jamais le château ne serait terminé ... Il est un fait incontestable, c'est que ce château commencé en 1776, n'a pas été entièrement fini.

MM. Guérin et Bonneau convinrent que le survivant donnerait à la famille du défunt 60.000 francs, et garderait la propriété. M. Guérin mourut le premier. Mme Bonneau des Varennes avait, elle aussi été enlevée par la mort à un âge où l'on espère encore jouir de nombreuses années. Elle mourut le mardi 25 janvier 1780, et fut inhumée en sa terre des Buhards, après avoir été portée à l'église de la paroisse Saint-Aignan sur le territoire laquelle elle est morte. En se voyant mourir, elle n'éprouva qu'un seul regret, celui de laisser sa fille unique.

M. Bonneau des Varennes, à la mort de son épouse, plaça sa fille, dont la présence le gênait (on ne sait pas pourquoi), dans un couvent. Mlle des Varennes refusa de rester au couvent ; elle méditait la possibilité de s'enfuir, aussi se confia-t-elle à une autre pensionnaire, Mlle Delanoue. Cette dernière fit part de ses secrets à son frère qui projeta un enlèvement. Le succès répondit aux désirs des jeunes gens qui, par la suite, désirèrent se marier. Le père, très mécontent, refusa toute espèce de dot à sa fille. Le mariage eut lieu malgré cet obstacle.

La vie du château des Buhards, en ce XVIIIe siècle, se termina par la tourmente révolutionnaire où M. Bonneau fut arrêté, condamné et jugé à Angers pour avoir caché des prêtres réfractaires. Grâce à la protection de quelques amis, il fut acquitté.

Extrait : Paroisse de La Jumellière au XVIIIe siècle - Gilles Rousseau - 1997

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11 octobre 2017

LA CHAPELLE-SAINT-FLORENT (49) - LA CROIX SAINT-JACQUES

La "Croix St-Jacques", bien plus connue sous son nom vulgaire de "Croix Jacquot", est une bien vieille croix qui se trouve à l'angle de l'ancien chemin de la Baronnière et de celui qui dessert Bécasse et la Grand-Lande. Dans la croix, une petite niche contient la statue de St-Jacques (1).

 

Courossé moulin z

 

Une jolie histoire fut l'occasion de l'érection de cette croix. Le père Jacques Chesné, meunier à Courossé, était un rude vendéen, qui chanta jusqu'au jour où on lui apprit l'incendie des Tuileries, ce petit refrain, qui pour lui, était une véritable rengaine :

"La République a les pieds et les mains
Tout couverts de farcins.
Il reviendra le brave Henry
Au château des Tuileries".

C'était un homme autoritaire, qui aimait à se faire servir comme un "Monsieur" ; il se faisait approcher une chaise, par exemple, quand il entrait chez lui. Il était marié à une jeune fille du Marillais, nommée Anastasie, qui faisait la demoiselle ; elle fut la première à se servir d'un parapluie pour remplacer la pèlerine de ses ancêtres. Le père Jacquot aimait bien boire un petit coup, et son cellier était le rendez-vous de tous ceux qui s'aventuraient vers Courossé. (Un beau jour, le père Louis Grasset, le grand-oncle de Jean Courtais, au retour d'une tournée au cellier, fut retrouvé mort, après plusieurs jours de recherches, au pied de la "cave" du Grittay). C'était un bon vivant, qui malgré son peu d'aisance, se plaisait à répéter : "Tiens bon le dévers, j'mangerons jamais tout".

Il rentrait une fois à la maison, joyeux et guilleret, comme on peut l'être après une bonne journée, quand il fut soudain arrêté par une force mystérieuse. Devant lui une sorte de vision le fit se redresser. Vite, il se signe, fait des promesses au Ciel. Et quelque temps après il fit élever la vieille croix que nous voyons encore aujourd'hui. Cette vision, et bien plus encore le souvenir de la fin tragique du père Grasset, lui fit mener une vie beaucoup plus sage.

La Chapelle St Florent - croix St-Jacques z


(1) En 1949, la vieille croix tomba un soir de tempête. Elle fut relevée par les soins de Mme Fernand Arnous-Rivière, propriétaire de Bécasse, et bénite par le curé de la Chapelle, M. l'abbé Richard, entouré d'un bon nombre de paroissiens venus processionnellement accompagner leur pasteur pour cette bénédiction.

La Chapelle-Saint-Florent à travers les âges - Robert Chéné - 1997

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THÔNES - ANNECY (74) - MARGUERITE FRICHELET DITE AVET

EN 1793, une femme fut fusillée, à Annecy, au Paquier.

Voici son histoire :

FRICHELET AVET MARGUERITE z

Née à Thônes le 2 janvier 1759 et baptisée le même jour, elle était fille des défunts Claude Frichelet, de Mirecourt (Lorraine), et de Jacqueline Chatron, de Thônes ; comme par sa mère elle se trouvait être la cousine de la femme du notaire J.-J. Avet, elle avait été recueillie par celui-ci, et la population de Thônes ne la connaissait généralement que sous le nom de MARGUERITE AVET.


A Thônes, le 4 mai 1793, on résolut de fermer les abords de la montagne et d'empêcher ainsi les armées républicaines d'arriver.

Le dimanche qui suivit, on chassa les autorités, on arbora la croix blanche sur tous les clochers, on acclama le général en chef M. le chevalier Gallez de Saint-Pierre, ancien officier du Genevois. On plaça des sentinelles aux Clefs, à Manigod, à Serraval ; on surveilla la vallée de Faverges, pour empêcher les républicains d'arriver à Annecy.

Parmi les défenseurs de Thônes, se faisait remarquer MARGUERITE FRICHELET ... Elle avait alors 37 ans. Son éducation avait été particulièrement soignée, et sa physionomie était des plus agréables ; elle avait passé plusieurs années chez le marquis de Préaux, à Angers ; ensuite, chez M. le baron Foncet, à Chambéry, et lorsqu'ils partirent pour l'émigration, elle revint à Thônes, au commencement de 1793 ; elle était une ennemie déclarée de la Révolution. Elle s'était mise à confectionner des dentelles et, en même temps, elle défendait la religion et le roi.  

Lorsque cette guerre de Thônes arriva, elle parcourait les contrées, appelait les habitants à la résistance, et lorsque le mouvement insurrectionnel arriva, elle était partout à la fois. Elle s'habillait en homme, sonnait le tocsin, faisait la patrouille. Elle fut en ce moment l'âme de cette petite armée.

Dans la nuit du 7 mai 1793, une troupe de gardes nationaux d'Annecy et de volontaires de l'Isère arriva au pont Saint-Clair. Ce fut là que se rencontrèrent la troupe de la Révolution et ceux qui combattaient pour leur ancien roi ; ces derniers eurent trois hommes tués et neuf furent emmenés prisonniers.

Mais les royalistes tenaient bon, et devant cette résistance, les républicains eurent de nouveau recours à Annecy ; ils appelèrent des soldats.

La nuit du 9 au 10 fut terrible pour les habitants de Thônes ; les munitions étaient presque épuisées ; les canons en bois avaient éclaté ; le désordre se mit dans les rangs, quelques-uns se débandèrent. Marguerite était là, les encourageant, essayant de ranimer leurs forces.

Les armées républicaines arrivaient plus nombreuses, leurs feux étaient vifs et soutenus, ils franchirent le Fier, et dès lors ce fut un sauve-qui-peut général.

A 5 heures, le 10 mai 1793, les armées républicaines entrèrent à Thônes.

Tous les habitants s'étaient enfuis ; seule était restée MARGUERITE FRICHELET. On la fit prisonnière, elle n'essaya pas même de résister. P. Durod, le procureur de la commune, était resté chez lui ; il fut aussi arrêté.

Ce Durod eut une attitude héroïque devant le conseil de guerre. Il fut fusillé et sa tête promenée au bout d'une pique.

Un perruquier qui revint le jour suivant eut le même sort.

MARGUERITE FRICHELET fut transférée à Annecy, et le 17 mai, dans une des salles de l'évêché, elle fut amenée et jugée devant un tribunal criminel. Quatre témoins de Thônes déposèrent contre elle. Elle ne se rétracta pas et fit des aveux complets avec une telle assurance que les juges en furent dans l'admiration. Néanmoins, elle fut condamnée à la peine de mort pour avoir soulevé et aidé les habitants de Thônes dans leur révolte, avoir concouru à provoquer l'attroupement, avoir sonné le tocsin, s'être habillée en homme et avoir été prise un fusil à la main.

Tous ses biens furent confisqués et saisis.

Le 18 mai 1793, vers midi, les portes de la prison de l'Isle furent ouvertes à deux battants. La troupe était rangée sur deux rangs, un silence lugubre se fit.

MARGUERITE FRICHELET parut, vêtue de noir, les mains attachées derrière le dos ... on la conduisait au supplice. Elle marcha entre les soldats la tête levée ; de chaque côté une affluence immense de spectateurs accourut pour la voir passer. La condamnée marchait avec calme.

Arrivée au Paquier, elle s'agenouilla cria : Vive la religion ! vive le roi ! Un roulement de tambours se fit entendre ... feu ... et MARGUERITE fut renversée et criblée par les balles ; elle ferma les yeux, prononça le nom de Jésus et passa dans l'éternité.

Journal L'Univers - 5 octobre 1891

Mémoires & documents publiés par l'Académie salésienne - 1926 (T44) - p. 266

[Pas de registres, ni pour sa naissance, ni pour son décès]

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MOUCHAMPS (85) - LES MAIRES

LES MAIRES DE MOUCHAMPS

Mouchamps hôtel de ville z


- Jacques-Louis-Étienne Deladouespe, 1790 ;
- Alexandre Biaille, sieur de Lalongeay, 1790 ;
- Pierre-Étienne Brethé, 1792 ;
- Pierre-Paul Clémenceau, docteur en médecine, 1792.

Mouchamps Clémenceau maire z


Sous la Constitution de l'an III (1795 - 1800), il n'y eut pas de maire ; les intérêts de la commune furent confiés à un agent municipal et à une municipalité de canton.

Agents de la commune : Pierre-Louis Chapeau, officier de santé, an IV ; Jacques-Paul Morisson, notaire, an V ; Pierre-Charles-Benoît Boisson, an VII.

La municipalité du canton de Mouchamps, qui comprenait les communes de Mouchamps, de Sainte-Florence et de Vendrennes, eut pour présidents jusqu'en l'an VIII (1800) : François Regrenil, de Sainte-Florence, et ensuite Pierre-Paul Clémenceau, de Mouchamps.

Les maires furent rétablis par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800).

Maires depuis l'an VIII :

- Jacques-Paul Morisson, an VIII ;
- Pierre-Louis Chapeau, an XIII (1805) ;
- Louis-Victor Deladouespe, 1814 ;
- Louis-Élie Godin, 1815 ;
- Deladouespe, déjà cité, 1820 ;
- Louis-Casimir Masson, 1838 ;
- Charles-Louis-Isidore Boisson, notaire, 1842 ;
- Deladouespe, déjà cité, 1843 ;
- Boisson, déjà cité, 1846 ;
- Martial-Benjamin Gourraud de la Proustière, 1857 ;
- Gustave Pilastre, 1859 ;
- Charles-Onésime Detroye, Docteur en médecine, 1874 ;
- Detroye, déjà cité, 1876 ;
- Marie-Benjamin-Arsène Sarazin, Docteur en médecine, 1892 ;
- Léon-Gabriel-Barthélémy Deverteuil, 1908.

 

 AD85 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Mouchamps

 

Mouchamps maires z

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