chadron église z

 

JACQUES CHABRIER est né à Chadron, le 7 février 1761. Ses parents, Jean et Claude Besson, d'honnêtes cultivateurs, s'imposaient les plus grands sacrifices pour le "pousser prêtre", selon l'expression des montagnards. L'enfant répondait à cette sollicitude par son application à l'étude et une respectueuse tendresse envers ses parents. Le curé et le vicaire de la paroisse, MM. Desholières et Buisson, lui apprirent le latin.

baptême 1761

Ensuite, on lui choisit, au Puy, une de ces modestes pensions où pour dix à quinze livres par mois, il y avait une chambre et la préparation des aliments envoyés par la famille. Le jeune villageois suivait les cours du séminaire. Son travail et son caractère lui acquirent vite la sympathie de ses professeurs et sa bonté lui gagna l'amitié de la maîtresse de pension ; qui l'appelait "son petit". Il était le camériste, chez cette bonne créature, d'un autre élève du séminaire, le jeune VASSEL, comme lui plein de foi. La providence qui les réunissait ainsi, leur réservait la même vie et la même mort.

Chabrier fut tonsuré le 9 mai 1780 et envoyé, quand il fut ordonné, pour coadjuteur à un vieux curé, M. Sanial, qui desservait depuis un demi siècle la paroisse d'Alleyras. La physionomie ouverte et expressive du jeune vicaire lui conciliait tous les coeurs et, en particulier, celui de son doyen.

chabrier signature

Dès que la constitution civile du clergé fut proposée, Chabrier la combattit ouvertement et dans ses entretiens et en chaire. Lorsque Mgr de Galard eut adressé aux prêtres de son diocèse le mandement sur le schisme, dans lequel il leur traçait la conduite qu'ils avaient à tenir, le vicaire d'Alleyras résolut de vivre et de mourir pour la défense de la religion. Quelques jours après, un décret de mort fut prononcé contre les prêtres qui refuseraient le serment à la constitution. Une réunion d'ecclésiastiques eut lieu au Puy à cette occasion. Vassel, protestant contre cet acte tyrannique, s'écria : "S'il faut des victimes à la justice de Dieu, je désire être la première ; - et moi, la seconde, ajouta le vicaire d'Alleyras." Le ciel accepta ce double voeu, comme nous le verrons bientôt.

Depuis le dimanche qui précéda l'Assomption de l'année 1792, il ne fut plus possible de célébrer la messe en public. Chabrier se retira dans sa famille à Chadron, commune située à 15 km d'Alleyras. On se réunissait pour assister au saint sacrifice, dans une grange, dans une cave, partout où l'on pouvait se croire en sûreté. Fallait-il baptiser un nouveau-né, administrer un mourant, dire une dernière prière devant une fosse ? ce prêtre zélé accourait en toute hâte. Sa mission accomplie, il regagnait sa retraite par des voies détournées, passant les torrents sur des arbres jetés en travers et mal assujettis ; s'égarant, la nuit, dans des lieux agrestes, déchirés, bouleversés par les convulsions dont le sol porte les traces si évidentes.

Un jour, il voit arriver un homme du village d'Ouides, qui venait le chercher pour un baptême à Saint-Privat. Le rendez-vous était à Conil, hameau de la commune de Saint-Jean-Lachalm, dans la maison d'un nommé Béraud, grand-père de l'enfant. La mère l'avait apporté là pour le soustraire à la rage anti-religieuse de son mari, qui avait juré que jamais un prêtre n'appocherait des siens. On fit observer au digne vicaire que dans les circonstances où l'on se trouvait, une personne pieuse pourrait facilement le remplacer ; que la maison où il allait était des plus suspectes et qu'il y avait à se méfier. L'abbé répondit que la crainte de la mort ne devait pas l'arrêter dans l'accomplissement des devoirs du saint ministère ; qu'il se rendait là où il était appelé. "Prenez garde, lui disait la soeur du curé de Chadron, vous serez pris infailliblement ; croyez-moi, restez ici". - "Eh bien ! Jeanne-Marie, si vous apprenez que je suis arrêté, sachez que j'ai fait le sacrifice de ma vie." Les habitants du village se réunirent en vain pour le dissuader de partir ; sa pieuse et vénérable mère vit, elle-même, ses instances échouer devant sa résolution. En l'embrassant avec effusion, elle lui fit ses derniers adieux. Chabrier partit avec le guide qu'on lui avait envoyé. Cet homme appartenait à une très honnête familles d'Ouides ; mais si les principes de ses parents étaient bons, les siens laissaient à désirer ; aussi le vicaire, malgré son intrépidité, n'était pas sans quelque défiance.

En passant à Cayres, M. Chabrier entra dans la maison d'un honnête cultivateur, nommé Pierre Portalier, où il avait coutume de s'arrêter, chaque fois qu'il allait de Chadron à Alleyras. Il y trouva réunis et cachés M. Messe, curé de Bouchet-Saint-Nicolas, M. Chanial, de Chacornac, ancien chapelain du Mas-de-Tence et M. Buisson, curé de Chadron. Ce dernier engagea, supplia même l'abbé de ne pas continuer sa route, en lui donnant des raisons qui auraient fait fléchir tout autre que M. Chabrier. Les instances du bon et vénérable curé furent inutiles.

conil z

Après s'être confessé, le vicaire se remet en marche, arrive bientôt à Conil, qui n'est qu'à deux lieues de Cayres, et se hâte de remplir les devoirs de son ministère. Il venait à peine de terminer, lorsqu'on s'aperçut que la maison était cernée. C'était en effet, le père de l'enfant qui, soupçonnant les projets de sa femme, avait fait part de ses pressentiments au club de Saint-Privat-d'Allier, et était accouru avec un détachement de gardes nationaux. On avait regardé par une lucarne et reconnu le vicaire d'Alleyras. Comme toutes les portes étaient fermées, Béraud eut le temps de donner au prêtre des habits de domestique et le fait sortir, sous ce déguisement, par une porte de derrière. Il passa, une pioche à la main, comme s'il allait travailler dans les champs. M. Chabrier, qui avait pourtant des sabots aux pieds, allait bon train. Il se croyait déjà hors de danger ; mais un patriote, qui le suivait à distance, désespérant de l'atteindre, fait feu sur lui. La balle l'atteint à la jambe. Il lui est impossible d'aller plus loin. Les gardes nationaux le garrottent, comme s'il eut été un criminel dangereux, le mettent à cheval et le conduisent d'abord à Saint-Privat, où ils sont bien aises de montrer leur capture ; ils l'emmènent ensuite au Puy, sans se mettre en peine de sa blessure.

A Bains, on lui permet de prendre, en toute hâte, un bouillon dans une auberge. Là, il reçoit la visite de M. Jean-Claude Rome, propriétaire honorable de cette commune, qui blâme son imprudence. Le captif répond à cette marque d'intérêt par un regard plein de résignation et de foi. Cet ami, après lui avoir fait échanger pour des souliers les sabots qui avaient servi à son épuisement, lui proposa de réunir une troupe d'hommes déterminés et de l'arracher à ses bourreaux. Chabrier fait observer à M. Rome, qu'il serait la victime de son dévouement, et que cette tentative attirerait sur la commune de Bains des désastres inutiles. On le replace donc sur le cheval, et le cortège se remet en marche. La nouvelle de cette arrestation s'était déjà répandue dans la ville. La populace, avide de ces sortes de spectacles, se porte au-devant de lui pour le narguer. Son ancienne maîtresse de pension accourt aussi, mais avec d'autres sentiments. Quand elle apprend que "son petit" était arrêté, qu'on le conduisait en prison, elle le voit déjà sur l'échafaud. Dans sa douleur, elle le supplie de prêter serment ; elle ne veut pas qu'il meurre ; elle veut avoir soin de lui comme s'il était son enfant, panser sa blessure et ne le laisser manquer de rien. Les prières de cette excellente femme ne changent point une résolution qui puise en Dieu son inflexible fermeté. Elle lui envoie à la prison tout ce qu'elle croit devoir lui être utile ou agréable.

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Bientôt, on le fait comparaître devant le tribunal révolutionnaire et subir, pour la forme, un interrogatoire qui nous a été transmis par une personne digne de foi [M. du Faye, ancien curé de Monistrol]

D. - Quel est ton nom ?
R. - Si vous l'ignoriez, je ne serais pas en prison.
D. - Celui de ton père ?
R. - Vous avez mis, dans votre procès-verbal, que je suis son fils légitime. Le nom de mon père et le mien sont donc les mêmes.
D. - Où as-tu habité, depuis le décret contre les fonctionnaires publics insoumis ?
R. - La nuit, dans les bois, et le jour, chez les honnêtes gens, catholiques romains.
D. - Qui t'a nourri ?
R. - Des personnes charitables.
D. - Ces personnes, qui sont-elles ?
R. - La charité, la reconnaissance, me font un devoir de ne pas les nommer.
D. - As-tu fanatisé, dans la paroisse ou ailleurs ?
R. - Les ministres de Dieu ne fanatisent jamais.

Après cet interrogatoire et quelques autres formalités, Mirmand lut la sentence qui le condamnait à mort. "Dieu soit loué, dit le saint prêtre, je m'y attendais." Puis il demande de l'encre et du papier et écrit son testament, avec une paix, une tranquillité que la foi seule peut donner. L'acte renfermant ses dernières volontés commençait ainsi : "Moi, Jacques Chabrier, prêtre, vicaire d'Alleyras, détenu dans la prison du Puy pour avoir refusé de prêter un serment contraire à la religion catholique, apostolique et romaine, que je professe, grâce à Dieu, depuis mon baptême et pour le soutien de laquelle je donne ma vie de grand coeur, le 29 mai, l'an deux de la persécution contre les catholiques Romains Français, je donne et lègue etc." Celui qui reçut ce testament le déchira, sous prétexte qu'il fanatiserait non seulement une paroisse, mais la république entière.

Il est reconduit en prison, où on lui offre à manger. "Je vous remercie, répond-il, mon temps sera mieux employé à me préparer à mourir et à paraître devant Dieu". On lui propose, ensuite, d'avertir ses parents et de lui procurer, ainsi la consolation de les embrasser une dernière fois ; mais, désirant leur épargner le spectacle de la terrible scène qui se prépare, il refuse : "Les pauvres gens ne seront que trop tôt instruits de ma mort." Des prêtres constitutionnels viennent lui offrir les secours de la religion. "Non, messieurs, répond-il d'un ton bref, je connais ma religion, je sais que le martyre me suffit et toute la grâce que je vous demande, c'est de vous retirer."

Trois heures après sa condamnation, le bourreau et les gendarmes viennent le prendre pour le conduire à l'échafaud. Chabrier marche d'un pas ferme et en chantant les versets du Miserere mei. A ces mots : Amplius lava me ab iniquitate mea, sa voix paraît s'élever encore.

Arrivé à l'angle de la place du Martouret, il s'agenouille devant la statue de N.D. des agonisants et entonne l'ancienne Salve Regina, qu'il continue jusqu'au pied de l'échafaud. Devant l'instrument du supplice, il commence le Te deum laudamus et monte les marches de la guillotine.

Il promène du haut de l'escalier ses regards sur la foule qui couvre la place : "Je pardonne de bon coeur, s'écria-t-il d'une voix ferme et retentissante, à tous les auteurs de ma mort. Jésus-Christ, mon maître, est mort innocent et je meurs pécheur." Il se déshabille lui-même et demande au bourreau s'il doit aussi quitter son gilet. Sur une réponse négative, il sourit et se couche sur la fatale planche. Déjà ses jambes sont entourées d'une courroie, sa tête est au-dessous du glaive. L'assistance s'attend, en silence, à la voir tomber dans le panier. Tout-à-coup une voix se fait entendre, c'est celle de l'officier présidant à l'exécution. Il donne l'ordre au bourreau d'enlever le gilet du patient. Et ce nouveau confesseur de la foi est soumis à une dernière épreuve. On le détache. Il quitte son gilet sans être ni troublé ni ému, se tourne ensuite vers celui qui prolongeait ainsi son supplice : "Y a-t-il encore quelque chose à faire, demande-t-il ? Puis-je mourir maintenant ?" Sur un signe négatif, il se replace de lui-même sur la bascule, se laisse lier et le fatal couperet accomplit son oeuvre. La foule se retira vivement impressionnée.

Chabrier avait été, selon son désir, le second prêtre du diocèse que la terreur fit monter sur l'échafaud. L'exécution du premier avait eu lieu le 16 avril et la sienne le 29 mai 1793, c'est-à-dire un mois et demi après ; et ce fut son ami, Jean-Mathieu Vassel, vicaire de Saint-Just-près-Chomelix (1), qui avait été, comme il l'avait également désiré, cette première victime. Ils avaient, l'un et l'autre, à peu près l'âge du Christ.

ORATOIRE CONIL Z

Sur l’emplacement du lieu de son arrestation, au milieu du plateau de Conil, s’élève un oratoire délimité par une barrière métallique. Il est constitué d'un mur que surmonte une croix. Sur le mur est apposée une plaque de marbre portant l’inscription :

ICI L’ABBÉ CHABRIER
VICAIRE D’ALLEYRAS
A ÉTÉ BLESSÉ ET ARRÊTÉ
PAR LES
RÉVOLUTIONNAIRES.
GUILLOTINÉ AU PUY
LE 29 MAI 1793
EN HAINE DU CHRIST
MISSION DE 1950.

 

st jean lachalm z

De même, dans une chapelle latérale de l’église de Saint-Jean-Lachalm, la première à droite du portail d’entrée, consacrée aux victimes de la guerre, se trouve une plaque plus récente, mais non datée, portant l’inscription :


A LA MÉMOIRE
DE L’ABBÉ CHABRIER
BLESSÉ ET ARRÊTÉ A CONIL
AU COURS DE SON MINISTÈRE
DÉCAPITÉ AU PUY
EN HAINE DU CHRIST
EN 1793

 

Une complainte de Monsieur Chabrier circula ; on la chantait encore dans les veillées vers 1880. 

Victime de la tyrannie,
Chabrier, vicaire d’Alleyras
A confondu la barbarie
Des patriotes scélérats
Selon une loi tyrannique,
Mis entre les mains du bourreau
Il fait voir qu’un catholique
Ne redoute pas le poteau.

Il entend lire sa sentence
Avec un sang-froid étonnant.
Les juges, voyant sa constance,
Sont tous saisis d’étonnement.
Voulez-vous conserver la vie ?
Lui disent-ils, prêtez serment,
Sans quoi, la séance finie,
Vous subirez le jugement.

Ah ! Messieurs, je vous remercie,
Leur répond-il d'un ton riant,
Je donnerai cent fois ma vie,
Plutôt que de prêter serment.
O grand Dieu ! pour moi quelle grâce !
La mort pour moi n’a rien d’affreux,
Ce soir, je vais prendre ma place
Dans le séjour des bienheureux.

Mirmand, tout écumant de rage,
Tourne des yeux étincelants :
Irrité d’un aussi grand courage,
Comme un lion, il grince des dents.
Il le traite de fanatique,
D’imposteur, de séditieux,
De scélérat et d’impudique,
Horreurs qui font frémir les cieux.

Chabrier, sans faire paraître
Le plus petit ressentiment,
Avec la douceur d’un saint prêtre,
Répond par des remerciements.
O Dieu, dit-il plein de clémence,
Vous voyez tout du haut des cieux ;
Vous connaissez mon innocence,
Pardonnez à ces malheureux.

Enfin, la séance finie,
On le livre à l’exécuteur.
Peut-être, hélas ! par ironie,
On lui parle d’un confesseur.
Vous allez, lui dit-on, paraître
Devant votre Dieu dans l’instant,
Voulez-vous qu’on appelle un prêtre ?
Citoyen Nolhac est présent.

Je sens ma conscience pure,
Je connois, leur dit-il, mon devoir,
L’enfer sur moi, je vous l’assure,
Ne peut exercer son pouvoir.
De votre criante injustice
Le criminel exécuteur
Peut seul me conduire au supplice ;
Non, je ne veux point de jureur.

On le conduit donc au martyre.
Ah ! quel spectacle attendrissant !
Par son maintien, il nous inspire
Le pur amour du Tout-Puissant.
En lui ne voit-on pas revivre
Le christianisme naissant ?
Quel exemple il nous donne à suivre !
Il court au supplice en chantant.

Les intrus, transportés de rage
De voir ce prêtre si joyeux,
Appréhendent qu’un tel courage
Aux leurs ne fasse ouvrir les yeux.
Ils attribuent à l’ivresse
Ce qui provient de l’esprit divin ;
Disant qu’une telle allégresse
Est l’effet d’un excès de vin.

Schismatiques abominables,
Quel est donc votre aveuglement ?
Vous vous montrez en tout semblables
Aux pharisiens de l’ancien temps.
Chez eux, si Jésus fait des miracles,
C’est au nom de Belzébuth ;
Et des apôtres les oracles
Sont l’effet du vin qu’ils ont bu.

Hélas ! si mon âme est contente,
S’il chante, il sait bien pourquoi ;
La mort peut-elle être affligeante,
Quand on la souffre pour la foi ?
L’âme peut-elle être tremblante
Allant au céleste festin !
Ah ! que cette ivresse est charmante,
Qui provient de l’amour divin.

Arrivé sur la guillotine,
Il veut, pour la dernière fois,
De Jésus prêcher la doctrine,
Mais hélas ! on s'en aperçoit ;
De l’erreur la nuée épaisse
Ses discours pourraient dissiper,
Tambours, battez vite la caisse,
Bourreau, hâte-toi de frapper.

Chrétiens, redoublons de courage
Ne déplorons pas notre sort,
Devons-nous redouter l’orage
Qui nous conduit tout droit au port ?
Dans cette terre d’esclavage,
Réduits à la captivité,
Pour nous la mort n’est qu’un passage
A une heureuse éternité.

Si nous ne pouvons pas entendre
La douce voix de nos pasteurs,
Dieu, par un amour le plus tendre,
Nous console dans nos malheurs.
De saints prêtres la constance,
Au milieu des persécuteurs,
Est au-dessus de l’élégance
Des excellents prédicateurs.

 

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(1) Jean Mathieu Vassel est né le 9 septembre 1758 dans le village de Besse, près de Saint-Pierre-du-Champ, en Haute-Loire. A la Révolution française, il est vicaire à Saint-Just-près-Chomelix. Contrairement à son curé, l'abbé Pompel, il refuse de prêter le serment d'allégeance à la Constitution civile du clergé. Le 13 avril 1793, il est arrêté à Sauvessanges (au hameau de Blavie) et incarcéré au Puy-en-Velay. Jugé par un tribunal militaire pour n'avoir pas respecté la loi qui l'obligeait à prêter serment, il est condamné à la peine capitale. La sentence fut exécutée par guillotine le 16 avril 1793 au Puy-en-Velay, place du Martouret. L'abbé Vassel faisait partie d'un groupe de vingt-quatre fidèles du diocèse du Puy-en-Velay tués pendant la période de la Grande Terreur de la Révolution française.

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Louis Pascal - Mémoires et Procès-verbaux de la Société Agricole & Scientifique de la Haute-Loire - 1888-1889-1890 - Tome sixième.

AD43 - Registres paroissiaux de Chadron et d'Alleyras.