LOUIS-JEAN DE SAINT-JUST (1715 - 1777)
Père du Conventionnel

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Louis-Jean de Saint-Just, père du Conventionnel, naquit à Morsain, et fut baptisé le 8 novembre 1715. Il eut pour parrain son oncle Jean Demory, fermier de Loire, paroisse de Trosly, et pour marraine Jeanne-Françoise Roger, fermière de Longpont.

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Comme les fils des fermiers du voisinage, il compléta probablement ses études au Collège des Oratoriens de Soissons. Mais, abandonnant la tradition familiale, il embrassa la carrière militaire. A l'âge de vingt ans, il entra dans la "Brigade des Chevau-légers de Bretagne". C'était un grand gaillard de cinq pieds six pouces, aux cheveux châtains, au nez un peu fort, à la figure énergique.

Roturier, il conquit péniblement ses galons. En 1762, il était capitaine de cavalerie "maréchal des logis de la première brigade des Chevau-légers de Bourgogne". Il reçut le 23 mai 1762 la croix de Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. En 1766, après 31 ans de services, il prit sa retraite, sa pension était de six cents livres.

Louis-Jean de Saint-Just, dès son arrivée au régiment, avait ajouté à son nom "de Richebourg", nom d'un fief du hameau de Commelancourt, paroisse de Morsain, et appartenant au seigneur de ce village : Jean-Thomas Sezille, seigneur du Buhat, Morsain, Richebourg, Evry, Champeaux, Comblancourt et Derlincourt. C'est ce qui a fait dire à certains auteurs que le Conventionnel était d'origine noble. Nous pensons que son père prit simplement ce nom pour se distinguer de ses onze frères et soeurs.

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Louis-Jean, encore en service à Cuisset, épousa à Decize (Nièvre), le 10 mai 1766, Marie-Anne Robinot. Il avait 50 ans, son épouse, 31. Marie-Anne Robinot, née à Decize le 8 juin 1734, était fille de Léonard Robinot, "conseiller du roi, grenetier au grenier à sel, notaire royal et procureur en la Chastellenie" de Decize, et de Jeanne Houdry. Les époux habitèrent Decize à peine deux ans.

Entre août 1767 et septembre 1768, ils vinrent se fixer à Nampcel dans la propriété de Saint-Just près de leur soeur et belle-soeur Marie-Madeleine.

NAMPCEL

Saint-Just fit valoir le domaine familial resté indivis. Mais le village de Nampcel avait peu d'attrait pour lui, habitué au séjour de la ville. Aussi, dès la mort de sa soeur Marie-Madeleine, il pensa à se retirer définitivement à Blérancourt, bourg voisin à proximité de Noyon : un marché aux moutons et aux grains, extrêmement important, rendait la petite ville très animée. Le 16 octobre 1776, il y acheta, d'un sieur Lefebvre, épicier, une maison située à l'angle de la rue aux Chouettes et de la route de Noyon à Soissons. 

BLERANCOURT

Moins d'un an après son arrivée à Blérancourt, Louis-Jean de Saint-Just y mourut, le 8 septembre 1777, âgé de 62 ans. Sa veuve décéda au même lieu le 11 février 1811, âgée de 76 ans. Elle avait survécu seize ans à la mort tragique de son fils bien-aimé.

décès

Robinot décès

 

Les époux Saint-Just - Robinot eurent trois enfants :

1° Louis-Antoine, le Conventionnel, né à Decize, le 25 août 1767 ;

Louise-Marie-Anne, née à Nampcel, le 23 septembre 1768 ;

Marie-Françoise-Victoire, née à Nampcel, le 10 novembre 1769.

 

Le portrait est la reproduction de celui qui appartenait à M. Fouquet, de Blérancourt, arrière-neveu du Conventionnel. La croix de Saint-Louis a été ajoutée par un descendant de la famille de Saint-Just.

Bulletin de la Société historique de Compiègne - Tome dix-huitième - 1926

AD02 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Blérancourt