Savenay s

Fils de Maître Pierre Benoiston de la Serpaudais, notaire et procureur, et de Jeanne Cocaud, Jean-Marie, né à Savenay le 16 février 1756, reçu avocat en 1780, devint sénéchal du marquisat de Coislin en 1784.

La Serpaudais est une terre sise en Malville.

 

BAPTEME z

 

En 1790, il est nommé maire de Savenay. Il est à présumer qu'il conserva ses fonctions fort peu de temps : car, le sept avril, il fut élu pour faire partie de l'administration départementale. Le 9 mai suivant, il présidait l'assemblée des électeurs primaires de Savenay chargée d'élire les membres du district. Le 3 novembre 1790, il prit possession des fonctions de membre du Directoire départemental ; quelques jours après, il le présidait en remplacement de M. Coustard.

Le 13 mars 1791, il fut l'un des scrutateurs à l'élection de l'évêque constitutionnel de la Loire-Inférieure. Au mois d'août 1791, les électeurs le nommèrent à l'Assemblée législative. Il s'y fit remarquer par son projet de loi sur la déportation des prêtres qui avaient refusé de prêter le serment. Sur 30 projets présentés, le sien obtint la priorité et, en définitif, il devint la loi du 27 mai 1792.

Dès le 21 juin 1792, il avait été désigné comme candidat à l'Assemblée législative par le Journal des annales patriotiques de Carra, avec cette qualification : "Benoiston excellent patriote Nantais". Le 2 septembre 1792, il figure dans la nomination des députés à la Convention, comme membre suppléant ; il ne siégea pas.

Au 12 mars 1793, il était à Savenay ; il parvint à échapper à la mort qui le menaçait, à raison de sa conduite à l'Assemblée législative, en fuyant à travers les champs.

Le 11 avril, il fut nommé commissaire adjoint au comité provisoire de sûreté générale établi à Savenay.

Au 5 juillet, nous le trouvons à Nantes au nombre des signataires de la protestation dirigée contre la Convention. Il fut mis en état d'arrestation le 24 ventôse an II (14 mars 1794). Par ordre des représentants du peuple, les scellés furent apposés sur ses papiers. Lors de la levée, on y trouva : 1° Adresse à la Société populaire Vincent-la-Montagne, datée de Savenay, 23 pluviôse an II (15 février 1794), ayant pour objet de se justifier des inculpations faires contre lui ; 2° une autre adresse destinée au conseil exécutif provisoire, portant la date du 20 ventôse (10 mars) ; enfin, 3° une troisième, au citoyen Ministre.

Le 5 floréal an II (24 avril 1794), le comité de surveillance de Savenay écrivit en sa faveur au comité de salut public à Paris. Cette lettre resta sans réponse. M. Benoiston mourut le lendemain 6 floréal (25 avril), à Nantes à l'hospice de la Réunion (Sanitat), où il était détenu. On prétend qu'il s'était empoisonné.

décès Nantes section Voltaire-Brutus z

Il avait épousé à Nantes, paroisse Saint-Similien, le 31 mai 1785, Françoise Tébaud, née en 1762, fille de noble homme Jean-Baptiste Tébaud, marchand de draps et soie, et ancien officier de milice bourgeoise et de dame Jeanne-Angélique Lelou ;

dont :

- Jeanne-Françoise, née le 1er avril 1786 ; mariée à Savenay, le 28 frimaire an XIV (19 décembre 1805)  avec Charles-Marie Viollet du Breil, officier de marine, décédé à Lorient, le 3 août 1855 ;

- Marie-Louise (dite Molly), née le 8 avril 1787 ; mariée à Savenay, le 16 février 1810, avec Joseph Larcher, avoué près le tribunal de première instance, natif de la paroisse Sainte-Croix de Nantes,  ;

- Jeanne-Prudence, née le 17 novembre 1789 ; mariée à Savenay, le 26 septembre 1814, avec François-Nelson Roulland, propriétaire et chevalier de la Légion d'honneur, né le 28 janvier 1787 à Boué ;

(Pas de registres pour les années 1790 et 1791)

- Jean-Marie, né le 4 mai 1792.

 

Histoire de Savenay par F. Ledoux, ancien maire de Savenay - 1875

AD44 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Savenay

AD44 - Registres d'état-civil de Nantes - 1E61 - Section Voltaire et Brutus