cavalier vendéen z

 

 

Fils de Claude-François Berrard, négociant, et de Étiennette Guyon, Pierre-Claude serait né à Pontarlier en 1761. (faute de registres en ligne, il n'a pas été possible de le vérifier)

Soldat dans le régiment de Conti-Dragons sous les ordres de Canclaux, il devint avant 1789 régisseur de Monsieur de Perreuse, marquis de Jallais (Antoine-Marie-Charles-Prosper Bauyn, marquis de Perreuse, Seigneur de Jallais, etc., lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de Saint-Louis, capitaine de dragons au Régiment du Roi).

Il rejoignit la révolte vendéenne le 17 mars 1793 et devint le second de Monsieur de La Bouëre. Il était chargé de transmettre les ordres qui arrivaient à Jallais. Lorsque Bonchamps, blessé, se retira au château de Jallais, Berrard assura sa protection et finalement se mit sous son commandement. 

Chargé peu après de la direction d'une des quatre grandes divisions de l'armée d'Anjou, il la conduisit à l'affaire de Beaupréau. Berrard se trouva ensuite à l'occupation d'Angers, et signa la sommation adressée aux autorités de Nantes, pour les engager à se soumettre.

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Lors de l'attaque de cette ville, il commandait un parti sur la route de Rennes, et les boulets pleuvant de ce côté, où Cathelineau fut tué, il fit retraite avec les siens et contribua ainsi beaucoup à la défaite des royalistes.

Au-delà de la Loire, il fut employé comme aide-major-général sous Stofflet, devint membre du conseil militaire ; et même, lorsque le prince de Talmont eut abandonné le commandement de la cavalerie, on le donna à Berrard, au lieu de le restituer à Forestier, qui s'en était démis en faveur du prince.

Peu avant Savenay, le 23 décembre 1793, il devint général en chef de la cavalerie vendéenne, grade qu'il reprit en 1794, sous les ordres de Stofflet, et après avoir commandé l'infanterie de l'armée d'Anjou. 

Berrard survécut aux désastres de cette guerre, se joignit d'abord aux chouans, regagna ensuite la Vendée, où il concourut à la formation de la seconde armée du centre dont le commandement fut dévolu à Sapineau. Il attaqua bientôt le poste de Saint-Fulgent avec Prodhomme, et finit, comme lui, par se joindre à l'armée d'Anjou et Haut-Poitou. Impliqué dans le complot de celui-ci, il fut gardé à vue, mais il parvint à se justifier auprès de Stofflet.

Suivant l'impulsion de Trottouin, Berrard signa la pacification de la Jaunais avant son général, que dès lors il abandonna. Il s'attacha ensuite au général Canclaux, ne parut point dans l'insurrection de 1799, et se fit placer comme garde-général des eaux et forêts à la résidence de Sainte-Hermine, puis à celle de Bourbon-Vendée.

Pierre-Claude Berrard est décédé à La Roche-sur-Yon, le 23 juin 1813, à l'âge de 52 ans.

 

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Pierre-Claude, 34 ans avait épousé à Jouarre (77), Louise-Victoire Morin, 27 ans, fille de François Morin, poillier à la commune de Jallais et de Marie Baguenard, le 2 messidor an III (20 juin 1795).

Sa veuve est décédée le 9 avril 1841 à La Roche-Sur-Yon, en son domicile rue de Saumur, à l'âge de 74 ans.

 

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Vendéens et Républicains dans la Guerre de Vendée - Frédéric Augris

Biographie universelle ancienne et moderne - Volume 58 - 1835

AD85 - Registres d'état-civil de La Roche-sur-Yon