Manoir du Bais - Cambremer z

 

Fils de Jacques-Tanneguy, Écuyer, et de Catherine d'Eauga, Louis-Thibault est né à Cambremer le 13 avril 1743 - mort, au même lieu, le 1er novembre 1834.

 

Dubois baptême z

Dubois décès z

Il était chevalier de Saint-Louis et capitaine de cavalerie dans la maison du roi au moment où s'annoncèrent les premiers symptômes de la révolution, pour laquelle il témoigna des sympathies.

Dès 1789, il publiait une brochure dont on a cité avec raison la sagesse. Elle avait pour titre : Mon opinion motivée, ou le voeu d'un gentilhomme normand à la noblesse normande.

En septembre 1791, Dubois du Bais fut nommé député à l'Assemblée législative, et au mois de septembre 1792, il alla siéger à la Convention nationale [jusqu'au 26 octobre 1795].

 

Dubois du Bais signature z

 

Lors du jugement de Louis XVI, il demanda le renvoi au peuple, convoqué en assemblées primaires ; puis, devant se conformer aux termes passés dans la délibération pour la position des questions, il vota la mort dans le cas d'invasion du territoire par les armées étrangères ; il se prononça ensuite pour l'appel au peuple et pour le sursis ; en un mot, il vota tous les moyens dilatoires.

Pendant la durée de la session de la Convention, il alla trois fois en mission, et sut allier l'humanité à l'énergie.

Revenu à Paris, il fit après le 9 thermidor rendre à la liberté les cultivateurs emprisonnés comme suspects ; il défendit l'un des proscrits du 31 mai, Henri Larivière, obtint la suspension du décret d'érection d'une colonne infamante à Caen contre les fédéralistes, demanda la réintégration du général Kellermann, fit adopter, après l'avoir proposé, un projet sur la police militaire.

Devenu membre du Conseil des Cinq-Cents [du 14 octobre 1795 au 1er avril 1798], il fit voter des fonds pour le payement des veuves et des enfants des militaires invalides, et présenta des vues utiles sur le recrutement de l'armée.

Au Conseil des Anciens où il passa en 1798, il se prononça contre l'impôt du sel, et s'éleva contre les dilapidateurs des deniers publics.

Après le 18 brumaire an VIII, il fut envoyé en qualité de commissaire dans les quatre départements de la rive gauche du Rhin.

A son retour, il fut nommé sénateur, et plus tard devint comte de l'empire, commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de la sénatorerie de Nîmes.

En 1814, il se prononça pour la formation d'un gouvernement provisoire et quelque temps après, pour le rétablissement des Bourbons.

Il signa ensuite l'acte additionnel aux constitutions de l'empire, mais sous la condition que l'on y introduirait les changements indiqués par l'opinion publique.

Retiré à Bruxelles par suite de l'application qu'on lui avait faite, à tort évidemment, de la loi du 12 janvier 1816, relative à ceux qui avaient voté la mort de Louis XVI, il fut rappelé en 1818.

Depuis il vécu éloigné de la carrière politique.

On a de lui : Observations justificatives sur les votes conditionnels dans la malheureuse affaire du roi Louis XVI ; in-8°.

(Nouvelle biographie générale - Firmin-Didot frères - 1854-1866 - Tome quatorzième

AD14 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Cambremer.

armes z

Marié à Noron-l'Abbaye (Calvados) le 5 septembre 1781 à Louise-Françoise Le Prévost de Miette.

1 m 78 ; chev. et sourc. bruns ; nez aquil. ; barbe brune ; vis. plein ; front dégagé ; yeux bruns ; bouche moy. ; ment. rond ; teint clair. (Les Sénateurs du Consulat et de l'Empire par Léonce de Brotonne - 1974)