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"On voit encore dans la paroisse de Puymaufray les ruines de l'abbaye de Trizay", écrivait l'abbé Aillery en 1860.

 

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Trizay, Trisaguin ou Trizacum fut fondée en 1124 par Hervé, seigneur de Mareuil, frère de Guillaume d'Apremont, de sa maison Chabot.

 

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Quelques chroniqueurs prétendent que cette abbaye ne fut fondée qu'en 1142 ou 1145. Un acte conservé par Dom Fonteneau nous apprend que le fondateur, le seigneur de Mareuil, avait promis aux religieux de prendre dans toutes ses forêts tout le bois nécessaire et d'y faire pâturer leurs porcs et leurs autres bestiaux.


Deux maisons seigneuriales sont situées dans la commune : La Roche-Louherie et La Ricotière.

 

château de La Roche-Louherie


Parmi les principaux seigneurs de la Roche-Louherie figure René Béjarry, marié en 1541 à Marguerite de Beugnon. Il eut deux fils, Jacques et Jean dit Bras de fer. Ce dernier connu sous le nom de la Roche-Louherie, fut un vaillant guerrier protestant. Né en 1544, il prit les armes à 18 ans et devint lieutenant du célèbre de La Noue Bras de fer. En 1568, il attaqua les religieux de Trizay. Ceux-ci lui opposèrent une vigoureuse résistance et allèrent à leur tour "insulter le château de la Roche". Béjarry y eut un bras cassé et se fit faire un bras de fer. Il porta à partir de ce jour le même nom que son général dit Bras de fer. En représaille de sa défaite, il alla brûler l'abbaye de Trizay. Il assista à la prise des Sables-d'Olonne, à la bataille de Sainte-Gemme et mourut sans enfants en 1583.


On trouve à la date de 1725 un curieux mémoire publié à l'occasion d'un différend entre Alex Béjarry, chevalier seigneur "Chastelain, haut justicier de la Chastellenie de la Roche-Gueffier" contre François Boirat, prêtre, curé de la paroisse qui lui avait refusé la présentation de l'eau bénite, de l'encens et le baiser de paix à son entrée dans l'église. La Roche-Louherie s'appelait donc à l'époque La Roche-Gueffier.

 

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La deuxième seigneurie, celle de la Ricotière fut habitée par la famille de Citoys, alliée à la famille de Maynard, dont les armes étaient : "d'argent au chevron de gueules accompagné de trois pommes de pin d'azur".

L'Ouest-Éclair - 42e année - n° 16.009 - Mercredi 27 septembre 1940

 

Château de la Ricottière

 

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BARRÉ, SEIGNEUR DE LA RICOTTIÈRE (paroisse de Puymaufray, Vendée) - Famille noble ...
Blason : (peut-être) d'argent au sautoir de sinople, accompagné d'un lambel de gueules en chef. - L'Armorial du Poitou attribue d'office à Marie Barré, femme de François Sochet : "Barré de gueules et d'argent de 6 pièces, à l'aigle d'azur brochant sur le tout."

Quelques noms :

Barré François, seigneur de la Gobinière, demeurant en la maison noble de la Ricottière, rend aveu au château de Fontenay-le-Comte, en 1674, de la terre et seigneurie de Lavau, saisie par décret sur Élisée de la Valade et Marie Genays, sa femme.

Barré Pierre, Ecuyer, seigneur de Bourneuf, fut inhumé le 30 janvier 1671, dans l'église de Puymaufray.

Barré François, Écuyer, seigneur de la Ricottière (peut-être celui relaté plus haut, 1674 ?), fut inhumé, le 23 octobre 1693, à Puymaufray ; il était âgé de 50 ans.

Barré Gilles, Écuyer, seigneur de la Ricottière, épousa Jacqueline de la Court, fille de René, Écuyer, seigneur du Fenioux, dont il eut : 1° Pierre, tué en PIémont, au service du Roi ; 2° Nicolas, qui suit ; 3° Catherine, mariée, par contrat du 18 février 1636, à Pierre Simonneau, Écuyer, seigneur de la Barre-Fourbault ; elle est morte au château du Puitumer, le 4 août 1674, âgée de 79 ans ; 4° Marie, Dame du Paleron, qui épousa Pierre Gonnaud, seigneur du Vignault ; 5e et 6e René et François, moines, qui assistèrent au contrat de mariage de leur soeur Catherine.

Barré Nicolas, Écuyer, seigneur de la Ricottière, né en 1619 à la Ricottière, fut déclaré incapable de gérer son bien, à la requête de ses deux soeurs, qui se partagèrent ses biens. L'une eut la terre de la Ricottière, l'autre celle du Puitumer, moyennant une pension alimentaire qu'elles devaient payer à l'interdit. Mais celui-ci, au bout de 6 années, trouva un avocat qui fit annuler l'interdiction, et l'on prétend qu'en reconnaissance Nicolas épousa la fille de son défenseur, dont on ne donne pas le nom, ce qui pourrait faire douter de la vérité de l'anecdote ; toujours est-il qu'on lui donne pour fils Julien, qui suivra. Nicolas mourut à l'âge de 50 ans, en 1679, et fut inhumé dans l'église de Saint-Martin-Lars sous le banc du seigneur du Puitumer.

Barré Julien, Écuyer, seigneur de la Ricottière, épousa Françoise-Thérèse Bastard, dont entre autres enfants :
Barré Philippe-François, Écuyer, seigneur de la Ricottière, marié le 3 mai 1726, à Marguerite de Champigny, fille de Jacques et de Marguerite Talin ou Ratin. De ce mariage est issu :

Barré Philippe-Jacques-Julien, Écuyer, seigneur de la Ricottière, Chevalier de Saint-Louis, né audit lieu le 24 mai 1726, a servi dans les gendarmes de la garde, et fit toutes les campagnes de la guerre de Sept Ans. Il est mort dans son château de la Ricottière en 1818, sans laissé de postérité, bien qu'il fût marié deux fois : 1° à N. Pastour, 2e le 11 avril 1785, à Luçon, à Charlotte Citoys, fille de Louis, Écuyer, seigneur de Biron, et de Françoise-Charlotte de la Forest.

(Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou - tome premier - A. Brisset - 1891)

DE CITOYS Louis-Maurille, Écuyer, seigneur de Biron, naquit à Luçon vers 1718. Le 10 septembre 1757, il obtint d'être déchargé des taxes et impositions réclamées par les collecteurs de la ville de Luçon et fut maintenu en sa qualité d'Écuyer et en la possession et jouissance des privilèges de la noblesse. Il épousa le 26 février 1753, au bourg de St-Vincent-Fort-du-Lay (Vendée), Françoise-Charlotte de la Forest-Groisardière, Demoiselle de la Papinière, fille de feu Gabriel, Ec., seigneur de la Groizardière, et de Jeanne-Élisabeth Durant dont il eut : 1° Alexis-Louis-Charles, qui suit ; 2e Charlotte-Louise, mariée le 11 avril 1785 à Philippe-Jacques-Julien Barré, Écuyer, seigneur de la Ricotière et de Puymaufray, ancien capitaine de la cavalerie, Chevalier de Saint-Louis ; 3° Marie-Louise-Ursule, Demoiselle de Lespine, morte célibataire.


DE CITOYS Alexis-Louis-Charles, Chevalier, seigneur de Biron, Fléac, la Poyrie, le Petit-Château-Guibert, etc, reçu cadet-gentilhomme le 21 janvier 1781 dans le régiment Dauphin-Cavalerie, fut nommé sous-lieutenant la même année et servit jusqu'en 1790. Il assista à l'assemblée de la noblesse de 1789, émigra en 1791 et fit la campagne de 1792, à l'armée des Princes, comme aide de camp du général Comte de Marmande, commandant une division composée des compagnies nobles du Poitou. Il est décédé le 16 janvier 1830, âgé de 72 ans. Il s'était marié trois fois : 1° le 16 avril 1787 à Susanne-Marie-Bibiane de Régnon, fille de Henri-Gabriel-Gaspard, Chevalier, seigneur de Chaligny, Chevalier de Saint-Louis, lieutenant des maréchaux de France, ancien lieutenant de vaisseau, et de Jeanne-Élisabeth de Plouer ; 2° le 9 mai 1791 à Marie-Élisabeth-Julie Jaillard, fille de feu Louis-François, Chevalier, seigneur de la Maronnière, et de Françoise-Jeanne-Antoinette-Roberte Ferron de la Ferronnays. Cette dame fut fusillée à Angers comme brigande le 29 germinal an II (18 avril 1794) ; et 3° le 26 thermidor an IX (14 août 1800) à Geneviève-Rosalie d'Aubenton, fille de feu Ambroise-Marcel, capitaine de vaisseau et de Marie-Marthe-Claire Lory. Il eut pour enfants, du premier lit : 1° Bibiane-Charlotte-Henriette, mariée le 12 janvier 1810 à Henri-François-Denis-Salomon Lévesque de Puiberneau ; du 3° lit : 2° Armand-Charles-Philippe, qui suit ; 3° Hermine-Joséphine-Ursule, mariée le 4 avril 1835 à Théodore, Comte de Surineau ; 4° Marie-Henriette-Sidonie, épouse de Benjamin de la Voyrie.


DE CITOYS Armand-Charles-Philippe, né le 19 décembre 1802 au château de la Ricotière (près Sainte-Hermine, Vendée), s'est marié le 7 mai 1833 à Élisabeth-Ursule Gorin de Ponsay, fille de François-Marie-Gilbert-Esprit, et de Louise-Pauline de Buor. Il est décédé le 15 décembre 1879, ne laissant que trois filles : 1° Marie-Élisabeth-Edwige, née le 11 août 1836 et mariée en octobre 1862 à Louis-Philippe de Buor de la Voy ; 2° Sidonie-Cécile, née le 21 août 1838, mariée le 16 octobre 186 à Gustave de Poutier ; 3° Marie-Henriette-Félicie, née le 31 août 1839, mariée le 2 mai 1865 à Léon-Marie-Louis de Goué. (Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou - Tome deuxième - 1895)

1808 - PASSAGE DE L'EMPEREUR
Non loin de Sainte-Hermine, sur la route de Féaule, S.M. reçut les complimens de MM. Grellier du Fougeroux, Citoys de la Ricottière, et Henri de Regnon de Chaligny, trois maires d'une considération justement acquise : l'Empereur les écouta avec une gracieuse bienveillance. Il suivit sa route ... (Simple historique sur le passage de S.M. l'Empereur et Roi dans la Vendée en 1808 - Imprimerie de Didot jeune - 1810)

En 1860, MM. de Citoys et de Béjarry (Edmond), ont ensemencé, l'un le Lay, à la Ricottière, l'autre le ruisseau de la Grignonnière, avec des truites et des saumons sortant de l'établissement de Mme de Puiberneau. (Bulletin de la Société zoologique d'acclimation - 1864 - Ser2, T1)

Le journal Le Figaro du 10 juillet 1922 annonce la mort de la comtesse Raphaël de Buor de la Foy au château de la Ricottière en Vendée.

 

vente 1938 La Ricotière

 

 

 

 

 

Saint-Vincent-Puymaufrais église

 

Pont de la Rochette

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