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Jean-Jacques Le Prévost, chevalier, vicomte d'Iray, seigneur de Chauvigny, né au Puy, le 31 mars 1743, reçu garde du corps de Sa Majesté, compagnie de Villeroy, en 1758, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; a émigré en 1791, et a fait la campagne suivante à l'armée des princes français, en qualité de maréchal des logis des gardes du corps. Il est rentré dans ce corps, en 1814, en qualité de sous-lieutenant, avec rang de colonel, et par lettres-patentes du 9 mars 1815, S.M. Louis XVIII lui a conféré le titre héréditaire de Vicomte.

Il a épousé, à Châteaudun, le 17 mai 1762, Anne-Françoise-Geneviève-Julie de Berment, de laquelle sont issus :
1° Louis-Jacques, né le 7 octobre 1766, garde du corps du Roi, mort en émigration, en 1800, à Leipzig .
Chrétien-Siméon, qui suit ;
3° Toussaint-Alexandre, né le 30 octobre 1771, élève à l'école militaire de Tiron, officier au régiment de Soissonnais, en 1789, émigré en 1791, a fait trois campagnes à l'armée de Mgr. le prince de Condé ;
4° Geneviève-Julie, née le 20 mai 1764, reçue à Saint-Cyr le 24 décembre 1775, sur les preuves de noblesse, chanoinesse d'Arras ;
5° Marie-Anne-Françoise, née le 24 mars 1765, chanoinesse du même chapitre ;
6° Henriette-Scholastique, née le 11 février 1773, mariée ;
7° Marie-Félicité, née le 13 septembre 1778, mariée.

le prévost d'Iray Vicomte z

CHRÉTIEN-SIMÉON LE PRÉVOST D'IRAY est né le 13 juin 1768, au château d'Iray (61). Issu d'une famille noble, Le Prévost d'Iray reçut une bonne éducation classique, et cultiva de bonne heure la poésie. La révolution ayant compromis son patrimoine, il dut chercher dans la culture des lettres et l'enseignement public des moyens d'assurer son existence. Il se livra d'abord au théâtre et composa des vaudevilles et des comédies.

Son premier essai fut une comédie en trois actes et en vers intitulée "la Clubomanie" (Paris, an III, in-8°). L'année suivante, il donna, en collaboration avec Philippon de la Magdelaine, "Maître Adam, menuisier de Nevers", vaudeville en un acte.

En 1798, parut de lui "Alphonse et Léonore, ou l'Heureux Procès", comédie en un acte et en prose. Le théâtre du Vaudeville donna, en l'an V, "Les Troubadours", qu'il avait également composé avec Philippon de la Magdelaine.

En 1799, il donnait au même théâtre, en collaboration avec Dieulafoi, "le Quart d'heure de Rabelais", comédie en un acte et en prose.

En 1801, il faisait représenter "Gentil Bernard", comédie en un acte et en prose ; et en 1806, il donna, avec Dieulafoi, "Jean la Fontaine", comédie en un acte et en prose pour le même théâtre, et "Carlin débutant à Bergame", vaudeville en un acte.

Le Prévost d'Iray s'essaya aussi dans la tragédie. En 1798 parut son "Manlius Torquatus", tragédie en cinq actes et en vers.

Dès la réorganisation de l'instruction publique en France, Le Prévost d'Iray était entré dans le corps enseignant ; il avait été attaché en qualité de professeur d'histoire à l'école centrale St-Antoine, à Paris, et plus tard, il devint censeur des études au lycée impérial. Il composa à cette époque, à l'usage des écoles publiques, un "Tableau comparatif de l'histoire ancienne et de l'histoire moderne", Paris, 1802, 1804, 1805, in-folio. Son goût pour les études historiques lui fit prendre part aux concours ouverts par la classe d'histoire et de littérature ancienne de l'Institut, depuis Académie des inscriptions et belles-lettres.

En 1807, il était couronné par l'Institut pour une "Histoire d'Égypte sous le gouvernement des Romains", dont le 1er volume seul a été publié.

En 1810, il partageait avec Frédéric Wilken un prix pour un mémoire sur l'examen critique des historiens d'Alexis Comnène et des trois princes de sa famille qui lui ont succédé.

Le Prévost d'Iray accueillit le retour des Bourbons avec un vif enthousiasme, et il vit bientôt pleuvoir sur lui les faveurs du gouvernement royal.

Nommé inspecteur général de l'université jusqu'en 1816, gentilhomme de la chambre du roi, il fut élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1818. Mais porté plus vers la poésie que vers les recherches d'érudition pour lesquelles il était peu fait, Le Prévost ne prit qu'une part peu active aux travaux de l'Académie qui l'avait accueilli pour un assez faible bagage scientifique, et il n'a donné dans son recueil qu'un "Mémoire sur la nature allégorique des trois centimanes Briarée, Cottus et Gygès" (t. 7). En revanche, ses poésies se succédaient à courts intervalles ; en 1824, il donnait un poème en six chants, intitulé "la Vendée", Paris, in-8° ; en 1825, un recueil de "Poésies fugitives" ; en 1826, un "Chant sacré, appliqué aux malheurs des Grecs, ou Paraphrase du psaume 43" ; en 1827, une "Ode sur la mort du duc d'Enghien, et des Souvenirs poétiques", Paris, in-8° ; en 1829, "Avis aux propagateurs des nouvelles doctrines littéraires", poème qu'il lut à l'Académie française dans une de ses séances extraordinaires. C'est devant la même compagnie qu'il lut un "Essai sur les prophéties d'Isaï", imprimé en 1835, in-8°.

LE PREVOST D'IRAY CHATEAU z

Jusqu'à sa mort, arrivée au château d'Iray, le 15 septembre 1849, Le Prévost d'Iray ne cessa pas de payer à l'Académie des inscriptions et belles-lettres son contingent de travaux en poésies, entre lesquelles nous citerons : "La Pierre de Rosette, ode à la France", 1838 ; "Discours (en vers) de Marius, imité de Salluste, dans la Guerre de jugurtha" ; "Boileau mis à l'index, ou le Nouvel Art poétique", poème, 1844 ; "Dévouement de Mgr Affre, archevêque de Paris", poème, 1849.

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On doit encore à Le Prévost d'Iray un "Mémoire lu à l'Académie des inscriptions en 1838, sur l'influence de la Grèce en général et de Corinthe en particulier sur les arts de l'Étrurie et de Rome dans le cours du 7e siècle avant notre ère".

Chrétien-Siméon fut marié à 1° Marie-Charlotte-Martin des Fontaines, fille d'un auditeur des comptes ; 2° à Marie-Alexandrine le Bouyer de Monhoudou, fille de messire le Bouyer de Monhoudou, ancien mousquetaire du roi, épouse en premier mariage de François-Antoine de Loubert ; décédée au château d'Iray le 11 octobre 1851.

Il a eu du premier lit : 1° Antoinette-Marie-Christiane ; 2° Alexandre-Hector-Edmond, mort en août 1809 ; et du second lit : 1° Louise ; 2° Julie-Athanasie ; Raoul, né à Paris, le 14 octobre 1818, décédé à Irai, le 28 décembre 1882.

 

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Chrétien-Siméon Le Prévost fut maire d'Iray de mars 1820 jusqu'en janvier 1831.

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Dictionnaire universel de la noblesse de France par M. de Courcelles - tome quatrième - 1821
Dictionnaire de la noblesse ... de François-Alexandre Aubert de La Chesnay Desbois - Tome seizième - 1870
Biographie universelle ancienne et moderne - Tome vingt-quatrième - 1858

AD61 - Registres paroissiaux et d'état-civil d'Iray.