Saint-André-Treize-Voies

 

JOSEPH LEQUIMENER
CURÉ DE SAINT-ANDRÉ-TREIZE-VOIES
26 mars 1729 - 15 décembre 1792

 

ACTE NAISSANCE lEQUIMENER


M. Joseph Lequimener, né à Mesquer (Loire-Inférieure) [le 26 mars 1729] et ancien vicaire de Vieillevigne, était curé à Saint-André-Treize-Voies lorsque vinrent à éclater les évènements qui devaient ensanglanter la Vendée. (Il eut un frère aîné [neveu], Jean, condamné à la déportation, lequel s'exila en Espagne. Après son retour, en 1803, il fut nommé à la cure de Carquefou, où il mourut en 1827).

[Vers la fin de son séjour à Saint-André, M. Lequimener inscrivait la note suivante à la fin de son registre de l'année 1789 : "Fin du registre de l'année mil sept cent quatre-vingt-neuf, froid pendant deux mois horrible, poissons de mer et d'eau douce, tout à périt, vignes, etc ...]

 

signature Lequimener

Il refusa le serment, ainsi que son vicaire, M. Peigné. Ayant été dénoncés tous deux par le district de Montaigu (lettre du 6 février 1792), M. Lequimener se réfugia dans sa paroisse natale. Mais les pourvoyeurs de Carrier surent découvrir sa retraite et aussitôt fut pris un arrêté pour s'emparer de sa personne.

"Le 3 janvier 1792, le Directoire du District, instruit que le sieur Lequimener, prêtre réfractaire, résidant à Mesquer, ne cesse d'écarter (ses paroissiens) par sa présence, du culte salarié de la nation et de susciter des insultes et des menaces au curé constitutionnel du dit lieu, et considérant que la municipalité de Mesquer ne s'est pas mise en devoir de faire exécuter à son égard l'arrêté du conseil du département du 9 décembre dernier, et sur ce, ouï le procureur-syndic, arrête que le sieur Lequimener sera conduit au chef-lieu du département et qu'en conséquence M. le commandant du bataillon de Mayenne-et-Loire sera requis de commander vingt-cinq hommes de sa troupe pour se saisir de sa personne. Un procès-verbal du commandant de ce détachement, du lieutenant de grenadiers Bernard, atteste l'arrestation du recteur, trouvé fuyant avec un sac de peau garni d'effets et porté par son soi-disant neveu, une perquisition amenant la découverte, dans sa maison, d'un autel pour célébrer les offices, et l'enlèvement immédiat de la pierre sacrée, de canons d'autel et de quatre livres de piété."

L'officier termine en disant : "Nous l'avons conduit, ainsi que son prétendu neveu, à Guérande, dans le corps de garde, pour y rester jusqu'à la réclamation du Directoire." (Archives municipales de Guérande)

Extrait : Le Clergé Vendéen, Victime de la Révolution Française - par Armand Baraud -

 

Joseph Lequimener est décédé le 15 décembre 1792 à Nantes, en la maison de détention des prêtres non assermentés, vis-à-vis le château. Il avait 63 ans.

acte de décès Joseph Lequimener