DIOT

 


Jean Guyot, dit Diot de Boismé
, a pris la figure "d'un personnage presque légendaire". Ancien gendarme (démissionnaire en 1830), domestique d'un La Rochejaquelein, éloquent, "sagace et retors", se jouant des gendarmes, il exerçait sur les paysans "un ascendant extraordinaire". On ne lui attribue aucun assassinat ...

Diot était un garde-chasse au service d'un grand légitimiste de l'Ouest.

Après la révolution de Juillet, il fut de ceux qui entreprirent de recommencer la Chouannerie. Quand, au sortir du Carlo Alberto, Mme la duchesse de Berry se présenta dans le bocage, afin d'y faire reconnaître son fils, Henri V, pour roi, il y eut, à travers les contrées vendéennes, deux ou trois tentatives de soulèvement, vite réprimées par Louis-Philippe, son oncle. On n'a pas oublié Simon Deutz, ni l'arrestation opérée à Nantes, ni l'emprisonnement à Blaye et ses suites.

Pendant que se produisaient ces faits, le garde-chasse évoluait dans les campagnes. S'étant mis à la tête d'une quinzaine de carlistes, il parcourait les villages, en occupait militairement, tantôt un, tantôt un autre, et s'appliquait surtout à arracher le drapeau tricolore des cloches pour le remplacer par le drapeau blanc.
C'était en cela surtout que consistaient ses prouesses.

En raison de ce crime de lèse-majesté, vingt fois répétés, Diot fut poursuivi sans relâche par les soldats du roi-citoyen, mais jamais pris. Qu'arriva-t-il, pourtant ? A la fin, il fut déféré comme bandit à la Cour d'assises de la Sarthe, et vu les récidives, condamné à la peine de mort. Je me hâte d'ajouter que ce devait être une peine de mort sans effet, car, ayant les paysans dans sa manche, il avait mille refuges et pouvait aisément ne pas se laisser arrêter. Néanmoins, pour agir sur l'inspiration des masses, on prit le parti de le pendre en effigie sur la place publique du Mans, ainsi que le voulait la loi. D'où le quatrain royaliste qui se chantait sur le vieil air de : Monsieur de la Palisse est mort.
Le brave Diot est mort,
Mort en effigie,
Un quart d'heure ... après sa mort,
Il était encore en vie.  (Philibert Audebrand - L'intermédiaire des chercheurs et curieux - Année 1896)

Joignant à un courage souvent poussé jusqu'à la plus folle témérité, un esprit fertile en ressources, le Vendéen avait groupé autour de lui tous les conscrits du pays qu'il avait empêchés de rejoindre leurs régiments.

Il se mettait comme à plaisir dans les situations les plus dangereuses, et s'en tirait toujours par son audace. Un de ses passe-temps favoris était de dépister les gendarmes et les soldats lancés à sa recherche.

Il se mêlait volontiers à ceux-ci, buvait avec eux dans les cabarets, ou bien pénétrait au coeur des cantonnements pour demander une prise de tabac aux officiers.

Le 1er janvier 1831, Diot avec sa bande armée se rend à Cerisay, et, sous peine de mort, il défend au percepteur Lorrière qui, ce jour-là, recueillait les deniers des contribuables, de continuer sa recette.

Au mois de février 1831, le capitaine Guesdon, du 32e de ligne, chassait aux environs de Bressuire avec quatre de ses camarades. Tout à coup les chasseurs sont entourés par les réfractaires, ces réfractaires qu'ils traquent sans pitié et dont les cadavres sont payés quinze francs pièce à leur soldat. Diot s'approche en souriant des officiers, il leur recommande d'être plus humains à l'avenir, les raille de leurs vains efforts pour le prendre, et, pour toute vengeance, il les oblige à boire à sa  santé l'eau-de-vie de sa gourde. A quelque temps de là, près du bois de Pugny, il rencontre deux soldats se promenant dans la campagne. - "Qui donc cherchez-vous comme ça, mes gars ? leur dit-il. - Nous cherchons cette canaille de Diot. - Vous cherchez Diot ? Ben ! qu'est-ce que vous lui ferez si vous le trouvez ? - Nous lui passerons nos sabres au travers du corps. - Vraiment ? Eh bien ! c'est moi qui suit Diot." Les soldats veulent tirer leurs sabres : - "Eh là, là ! fait le Vendéen en éclatant de rire, avant de me sauter à gorge, regardez donc autour de vous !" Les philippistes, tout tremblants, se voient cernés par plusieurs hommes armés qui viennent de s'élancer des broussailles environnantes. - "N'ayez pas peur, patauds, reprend le chouan, nous ne vous ferons pas de mal. Tenez, voilà cinq francs pour chacun. Allez dire à vos camarades que Diot vous a tenus prisonniers, et qu'il vous a renvoyés avec un pourboire. Buvez tous à ma santé !" Nos deux héros se retirèrent plus morts que vifs, et rendirent compte de l'aventure à leur sergent, un nommé Lebrun.

Au cours des premières semaines de 1831, M. Bienvenu, percepteur de Faye-l'Abbesse, fut victime d'une humiliante aventure. S'étant rendu à Boismé afin d'y percevoir les impôts, il fut vivement interpellé par le fameux "général Diot" qui lui interdit, sous peine de mort, de poursuivre ses opérations. Ayant fait s'attabler à ses côtés le jeune fonctionnaire, il réussit à l'enivrer et, constatant qu'il était incapable de regagner son domicile, il l'emmena chez lui et le fit coucher sous son propre toit. Il en repartit le lendemain dégrisé, mais fort marri de sa mésaventure. (Histoire des communes des Deux-Sèvres - Maurice Poignat)


Un jour, le procureur du roi et sa séquelle judiciaire étaient en train de verbaliser dans une métairie. Diot entre dans la salle, présente ses hommes au magistrat, lui décline ses noms, prénoms et qualités. Le procureur bondit : - "Au nom de la loi, je vous arrête !" Un rire moqueur et un coup de sifflet lui répondent : les chouans envahissent la pièce, et le procureur, fort heureux de ne pas être arrêté lui-même, s'en retourne à Bressuire, honteux comme un renard qu'une poule aurait pris.


Pour se défaire de cet ennemi insaisissable, le ministre de l'Intérieur eut recours à un procédé qui donnait la consécration légale à l'assassinat politique, comme le montre la lettre ci-dessous, adressée par le général Delaage-Saint-Cyr au général Lamarque, le 23 janvier 1831 :
"Mon Général,
J'ai l'honneur de vous rendre compte qu'un soldat du 16e (le nommé Veyral), ayant entendu dire que je donnerais vingt-cinq louis à celui qui nous débarrasserait de Diot, ou qui nous le livrerait mort ou vif, s'est déterminé à faire le déserteur pour rejoindre sa bande.
Il ne veut pas d'argent, il demande la croix ou son congé ; je lui ai fait promettre votre appui en cas de réussite.
Et pour le soutenir au besoin, le capitaine Moreau est parti de nouveau. Il est convenu des lieux où ils doivent communiquer ; le capitaine, parlant le patois, est nanti d'une blouse, d'un bâton de marchand de boeufs ; il a son détachement toujours à quelque distance ; il a l'ordre de prendre des hommes dans les cantonnements de la 12e division.
Je ne crois pas que vous désapprouviez car les habitants craignent la bande de Diot, et cependant ne veulent ni lui courir sus ni dire où elle est. Il faut se hâter d'écraser cette boule de neige, et ce n'est pas envers un ancien domestique, entouré de mépris, qu'il faut employer des moyens délicats.
Il paraît que le ministre de l'intérieur a mis des fonds à la disposition du sous-préfet de Bressuire POUR FAIRE DÉTRUIRE DIOT ; je crois que cette mesure devrait être générale, car demain il peut être dans le Maine-et-Loire, et M. Barthélémy n'a pas les mêmes moyens à sa bonne volonté." ...


Cependant, effrayé du nombre toujours croissant des insoumis et des déserteurs, le gouvernement se crut sérieusement menacé d'une nouvelle chouannerie. Les troupes locales furent hâtivement renforcées. Le 16e de ligne avait été envoyé à Cholet, le 57e à la Roche-sur-Yon, le 41e dans le Haut-Poitou ; de nombreuses compagnies de gendarmerie mobile, des renforts de toutes sortes vinrent les appuyer ; en peu de jours tous les départements de l'Ouest se trouvèrent occupés militairement. ...


Le 19 mars 1831, dans le voisinage de Bressuire, les soldats s'introduisirent chez le nommé Prisset, ancien soldat vendéen, sous prétexte de chercher Diot. Prisset était absent, ils ne trouvèrent que sa femme et son jeune enfant. Le portrait du brave chouan, placé sur la cheminée, attira l'attention des envahisseurs : "Voilà le portrait de Diot, il faut le fusiller !" crièrent-ils.
La femme Prisset voulut s'opposer à cette exécution ridicule ; elle fut battue, renversée à terre. Son frère, jeune homme très vigoureux, survint en ce moment ; empoignant un soldat de chaque main, il les jeta dehors. Mais tous les autres, se ruant sur lui, s'apprêtaient à lui faire un mauvais parti quand arrivèrent quelques gradés, qui, par crainte d'une ennuyeuse histoire, mirent fin à cette scène odieuse. (Extrait : Le dernier effort de la Vendée - Vicomte A. de Courson - Paris - 1909)

 

gazette tribunaux

Vendredi 21 octobre 1831 - Numéro 1931
Gazette des Tribunaux
Journal de jurisprudence et des débats judiciaires
Extrait :
Justice Criminelle
Cour d'Assises des Deux-Sèvres (Niort)
Présidence de M. Spéry - 3e trimestre de 1831
Condamnation à mort de deux chouans. - Terreur des témoins - Audace des accusés.
Cette cour s'est occupée dans ses séances des 4, 5 et 6 octobre, de l'accusation dirigée contre Diot et vingt-cinq de ses complices. Trois seulement de ces derniers comparaissaient à cette session ; cinq autres dont la procédure n'est pas encore en état, seront jugés aux prochaines assises : le reste est en fuite.
Les trois accusés qui figurent dans la présente instance sont : 1° Guignard, âgé de 36 à 40 ans, métayer, demeurant au Temple, commune de Chiché, arrondissement de Bressuire ; 2° Antoine Girouin ; âgé de 25 ans, menuisier, demeurant au village des Petites-Maisons, commune de Verruyes, arrondissement de Parthenay ; 3° François Gaignault, âgé de 21 ans, maçon demeurant commune de Secondigny, même arrondissement.
Il est inutile de dire que pendant tout le cours des débats, la plus grande affluence a encombré la salle d'audience. Deux cents témoins avaient été entendus lors de l'instruction ; 53 sur 71 cités, l'ont été devant le jury. L'importance de cette affaire avait déterminé M. le procureur-général qui, plus d'une fois, a donné des preuves de courage et de talent, à ajouter, par sa présence aux débats, à la solennité d'un procès aussi sérieux.
Les accusés sont introduits. Guignard porte sur sa physionomie l'expresseion d'une sorte de niaiserie qui n'annonce pas un homme fort dangereux ; Gaignault, au contraire, quoiqu'ayant une certaine difficulté de parler, paraît un homme entreprenant ; son regard est vif et audacieux ; Girouin, qui s'est vendu comme remplaçant, affecte dans toutes ses manières une espèce de calme et d'indifférence qui ne fait que cacher chez lui les effets d'une grande énergie.
Les accusés ont pour défenseur Me Potier. L'accusation est soutenue par M. Jules Guérineau, premier substitut de M. le procureur du Roi.
Voici les faits établis dans le résumé de l'acte d'accusation :
Le 23 octobre dernier, Diot ou Guyot se trouvant à boire dans deux cabarets à Saint-Clémentin, y tint des propos tendant à persuader aux jeunes conscrits du Bocage de ne pas se rendre sous les drapeaux, leur disant qu'il était homme à se mettre à leur tête et à leur fournir des armes s'ils voulaient se révolter contre l'autorité royale. Plusieurs jeunes gens prêtèrent l'oreille aux propositions de Diot, qui dès lors résolut de porter les fléaux de la guerre civile dans les départemens de l'Ouest, et fit des recrues à cet effet.
Bientôt après, et dans les premiers jours de janvier, cet individu ayant sous ses ordres un certain nombre de conscrits réfractaires auxquels il avait fourni des armes et des munitions, parcourut plusieurs communes de l'arrondissement de Bressuire, notamment celles de Montravers, Cerizay, Courlay, Saint-André-sur-Sèvre, du Pin, Boëmé, Chanteloup, et la Forêt ; s'y fit donner par force à boire et à manger pour lui et sa bande ; s'opposa avec violence à la perception des impôts, et menaça de mort les percepteurs des communes de la Forêt, de Boëmé et Cerizay, s'ils continuaient à les percevoir.
Dans le même temps, Diot étant à la tête de sa bande armée, sortit du département des Deux-Sèvres et pénétra dans les communes de Pouzauges, la Pommeraie et Réaumur, arrondissement de Fontenay ; il avait arboré la cocarde blanche et criait vive Charles X ; mais ayant été poursuivi, il quitta sur-le-champ le département de la Vendée et vint dans la commune de la Chapelle-Saint-Laurent, arrondissement de Parthenay, où il cria de nouveau vive Charles X ; puis : à bas les droits réunis ! Ayant été trouver le percepteur, il lui défendit en le menaçant de mort, de recevoir à l'avenir aucune somme des contribuables, et de rien verser dans les caisses de l'Etat.
Depuis lors, Diot, toujours accompagné de sa bande armée, a arrêté les courriers ; il a soustrait et enlevé avec violence à celui de Bressuire à Châtillon les paquets et dépêches dont il était porteur ; il s'est livré au pillage des armes, vivres ou effets mobiliers, au préjudice de plusieurs particuliers des communes de Vouhé, Verruyes, Saint-Aubin-le-Clou, Amailloux, Saint-Germain-de-Longue-Chaume, Largeasse, la Forêt, Châtillon et autres, notamment des sieurs Labbaye, Couturier, Marcollay, Jamin père et fils, Perrineau, Mounier, Violeau, Roux, Bry du Fort-Manoir, Billy, Fradin, Loiseau et Boynard ; il a exercé des violences, porté des coups et fait des blessures, soit par lui-même, soit par ordre donné par lui à plusieurs particuliers, et il ne s'est pas épargné l'effusion du sang ; enfin, par haine ou mépris de l'autorité royale, il a fait par lui-même, soit par ordre donné par lui, enlever des drapeaux tricolores de dessus les édifices où ils avaient été placés, et briser le buste de S.M. Louis-Philippe ; il a au surplus participé, soit par lui-même, soit par ses complices, qui n'ont agi que d'après ses ordres, à tous les excès et à tous les crimes qui ont été la suite de sa révolte contre l'autorité royale qu'il voulait renverser ...
Le jury a déclaré Guignard, non coupable du fait d'embauchage qui lui était imputé, et il a été mis sur-le-champ en liberté.
Quant à Girouin et Gaignault, déclarés coupables des crimes spécifiés dans l'acte d'accusation, ils ont été condamnés à la peine de mort. Ils ont écouté l'un et l'autre, surtout Girouin, l'arrêt de condamnation sans manifester  aucune émotion. Cet arrêt porte que l'exécution aura lieu en la commune de Boismé.
Les condamnés se sont pourvus en cassation.

Vers 1833, ... Diot avait quitté le pays ...

RETOUR DE DIOT A BOISMÉ


Le 2 juillet 1840, en vertu d'une autorisation ministérielle, en date du 18 juin de la même année, le comte Mortier, ambassadeur de la Confédération suisse à Rome, délivra un passeport à Guyot valable pour un an, pour se rendre à Bressuire, en passant par Pontarlier et Paris, avec sa femme née Marie Gatard, son fils Auguste, âgé de 19 ans et sa fille Léonide, âgée de 10 ans. Il arriva à Thouars le 23 août 1840, vers deux heures de l'après-midi.

Thouars pont neuf

 

On lit dans le Mémorial de l'Ouest, journal qui se publie à Niort :


"De graves désordres viennent d'éclater à Thouars. Depuis quelques jours, il n'était question que du retour dans le Bocage du trop célèbre Diot, surnommé le général Diot, l'âme de toutes les bandes de réfractaires qui ont désolé les Deux-Sèvres pendant les années 1831, 1832 et 1833. Ce personnage avait quitté la France depuis quelques années, et s'était réfugié en Suisse. Compris dans la dernière amnistie, Diot a voulu revoir le sol natal et son village de Boismé.
Dimanche dernier, un élégant char-à-bancs suisse, traîné par deux beaux chevaux, s'arrête devant la porte du Dauphin : il contenait Diot, sa femme et ses deux enfants. Le commissaire de police, informé de son arrivée, s'empresse d'accourir pour lui demander ses papiers ; celui-ci les lui exhibe ; ils étaient parfaitement en règle, et consistaient en un passeport délivré, d'après une autorisation ministérielle, par l'ambassadeur de France en Suisse, pour se rendre à Bressuire et à Boismé.
Mais, pendant cet intervalle, le bruit de l'arrivée de Diot s'étant répandu dans la ville de Thouars, un grand nombre de curieux ne tarda pas à stationner dans la cour et devant l'hôtel du Dauphin. Peu à peu les groupes s'animèrent, les cris : A bas le chouan ! à bas le brigand ! se firent entendre de tous côtés. Diot, voyant cela, fit atteler et voulut partir ; mais les cris redoublèrent, et ce n'est qu'avec grande peine que la voiture parvint à traverser la Grande-Rue. Arrivé au Pont-Neuf, la foule, de plus en plus irritée, voulut précipiter la voiture et les voyageurs dans le Thouet ; un bonnet vert que portait Diot semblait encore exciter la fureur des habitants : A bas le bonnet vert ! à la rivière ! criait-on de tous côtés ; ce n'est qu'à grande peine que le commissaire de police, quelques gendarmes et un détachement du 43e de ligne parvinrent à sauver la vie de Diot et à faciliter sa sortie du faubourg.
A la hauteur de la Maison-Blanche, une collision éclata entre les habitants et les soldats du 43e ; une grêle de pierres fut lancée sur ces derniers. Diot, voyant qu'il parviendrait à peine à se sauver, détela rapidement alors l'un de ses chevaux, et partit au galop ; poursuivi encore jusqu'à une assez grande distance, il prit la direction de Bressuire.
Tous ces faits sont assurément graves. La liberté d'un criminel gracié doit être garantie avec autant de sollicitude que celle du meilleur citoyen. Sous ce rapport, la police et la force armée de Thouars ont accompli leur devoir en protégeant la circulation de Diot et de sa famille."
(Journal des débats politiques et littéraires - Dimanche 30 août 1840)

Diot est mort à Poitiers, tué d'un coup de corne de vache ; sa tombe est à la Pierre-Levée.

(Jean Guyot que les Vendéens surnommèrent Diot ... Diot n'est pas un surnom, c'est la manière du pays de prononcer Guyot.)

PENSION

GUIOT Jean, né le 24 février 1790
montant des secours : 300
vivait à Paris au moment où les secours ont été accordés
domicile actuel : Boismé
Entré au service comme conscrit en 1808, il a servi dans le 10e régiment de hussards et dans le 9e de Cuirassiers. Une action d'éclat à la bataille de Wagram lui fit promettre la croix d'honneur. Blessé et envoyé à l'hôpital, il le quitta sans permission, et se rendit dans son pays. Il a été poursuivi par la gendarmerie et s'est défendu les armes à la mains. En 1815, il a servi comme Capitaine de la cavalerie dans les armées vendéennes.
Plusieurs blessures
Ancien gendarme
Suspendue par décision de MM. les Commissaires pour cause de rébellion.
Position de fortune : nulle.
(Archives Dép. Vendée)

Courlay l'Aumônerie

Fils de François Guiot, bordier au village de La Monnerie [L'Aumônerie], et de Marie Bonnin, Jean Guiot est né à Courlay, le 24 février 1790.

Acte naissance de Jean Guiot Courlay

JEAN GUIOT, 30 ans, épouse, à Boismé,  le 18 septembre 1820, Marie Gatard, propriétaire, née à Boismé le 12 octobre 1798.

Il est décédé à Poitiers le 20 mars 1841, à l'âge de 51 ans (et non 53). [A noter que l'acte de décès ci-dessous est au nom de DIOT ; on le dit Chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur mais son dossier ne paraît pas dans la Base de données Leonore].

 

Acte décès Jean Guiot Courlay - Poitiers

 

DIOT

 

Cimetière de la Pierre Levée - Poitiers - 17/12/2009 from Guillaume Scattolin - 2T1L on Vimeo.