JEAN-BAPTISTE GUITTARD
Conventionnel supplémentaire

JEAN BAPTISTE GUITTARD


Né à Bellemagny [le 25 ou 26 décembre 1737 - pas de registres], il était lieutenant au bataillon de la milice de Colmar, le 1er mars 1746.

En août 1747, il passait en qualité d'enseigne au régiment suisse de Monnin, où il était arrivé au grade de lieutenant en second, quand il fut réformé par le motif qu'il n'était pas de nationalité suisse.

Il rentra toujours avec l'épaulette de lieutenant au bataillon de Colmar. Il avait fait la campagne de Flandre en 1746 ; au cours de l'année 1757 il fut détaché de l'armée de Hanovre, avec la permission de servir, en qualité de lieutenant des volontaires de Bonnot l'aîné.

Il revint en 1760 prendre rang de capitaine au bataillon de la milice de Colmar, et durant la campagne d'Allemagne en 1761 et 1762, il servit avec la fonction d'aide-maréchal-des-logis à l'armée des princes de Condé.

En 1772, il était capitaine aide-major au régiment provincial d'artillerie à Strasbourg.

Il fut fait chevalier de Saint-Louis le 12 décembre 1776.

Choisi pour faire partie comme membre du tiers-état de l'Assemblée du district de Belfort en 1787, les électeurs réunis à Belfort, l'envoyèrent en 1789, siéger à Versailles. Guittard demeura à l'Assemblée constituante jusqu'à la fin de la législature. Il ne prit que très rarement la parole dans les débats de l'Assemblée. Il parla notamment sur les élections municipales d'Huningue, sur l'organisation militaire, sur le remplacement des officiers. Il laissait en général l'accès de la tribune à son collègue dans la députation de Belfort-Huningue, le violent et sectaire Lavie. Plus modérés, les efforts patriotiques de Guittard s'arrêtèrent vers le milieu du mois d'août.

Le régiment provincial de Strasbourg ayant été licencié lors de la nouvelle organisation de l'armée, Guittard fut promu capitaine-commandant de la gendarmerie du Haut-Rhin. Il entra au conseil général de ce département en 1792 et bientôt les électeurs le nommèrent premier suppléant des députés du Haut-Rhin à la Convention. Il ne fut appelé à compléter la représentation de son département que le 3 floréal an III.

Il fit ensuite partie du conseil des Anciens depuis la mise en application de la Constitution de l'an III jusqu'au mois de prairial an V. Il fut nommé membre du conseil des Cinq-Cents et il siégea dans cette assemblée à partir du 1er prairial an VI. C'était la dernière étape de sa vie publique.

Il avait été élevé au grade de chef d'escadron en l'an VI, lors de la réorganisation du corps de la gendarmerie.

Il quitta Paris pour reprendre son commandement qui s'étendait sur le Haut et le Bas-Rhin. Il fut relevé de ses fonctions le 20 brumaire an X (11 novembre 1801) et se retira à Bellemagny, où il mourut [le 13 novembre 1811]. Il avait un fils qui était alors aide de camp du général La Borde.

 

acte de décès J

 

Dictionnaire et biographie des hommes célèbres de l'Alsace - par Fr. Édouard Sitzmann - tome 1 - 1909-1910

 

 

église Saint-Côme 68

 

Un monument funéraire de Jean-Baptiste et de sa famille existe à Saint-Cosme (Haut-Rhin) et sur lequel nous trouvons les informations suivantes :

Son épouse : Marie-Catherine Cosmann, décédée à Bellemagny, le 4 mai 1812, âgée de 64 ans.

Enfants :
Stanislas Guittard, capitaine, aide-de-camp du général Laborde, chevalier de la Légion d'honneur, mort à Bayonne le 19 novembre 1807, âgé de 34 ans
Marie-Catherine, épouse Jeantet, décédée à Lachapelle, en l'an 1832, âgée de 56 ans
Jean-Baptiste
Joseph
(Inventaire général du patrimoine culturel)

 

JB GUITTARD monument funéraire