BRÉCEY (50) SARE (64) - PIERRE CHALLIER, ADJOINT A L'ÉTAT-MAJOR DE L'ARMÉE DE L'OUEST (1773 - 1813)
PIERRE CHALLIER
Fils de Pierre-François, laboureur, et de Louise-Anne Hardy, Pierre Challier est né à Brécey (50), le 1er août 1773.
Volontaire pour le 5e bataillon de la Manche et élu lieutenant le 15 août 1792, il sert à l'armée du Nord puis est nommé adjoint à l'État-Major de l'armée de l'Ouest le 2ème jour complémentaire de l'an II.
Il est blessé à Machecoul par un coup de sabre à la tête puis grièvement blessé le 1er ventôse de l'an IV (20 février 1796) par un coup de feu à la tête, à Sallertaine (Vendée) où il commandait un détachement de 100 hommes qui enleva de vive force le pont retranché de Sallertaine près l'île de Bouin, défendu par 400 vendéens ; il est alors réformé pour blessures le 3 floréal de l'an IV (22 avril 1796). Il prend les eaux et doit rester plusieurs années dans ses foyers ; "la balle ayant fait son entrée vers l'angle postérieur du pariétal et sortie vers la partie moyenne presque latérale gauche supérieure de l'occipital après avoir fracassé dans son trajet la table externe de ces os".
Il est muté comme aide de camp du général d'Hinnisdal le 1er vendémiaire de l'an XI (23 septembre 1802) puis du général Villatte le 1er vendémiaire de l'an XII (24 septembre 1803).
Il reçoit la Légion d'honneur le 14 mars 1806, puis il est nommé capitaine au corps des grenadiers réunis le 31 mars 1807.
Au siège de Dantzig, il reçoit un coup de bayonnette qui lui traverse la poitrine le 10 mai 1807, suivi de sa nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur le 1er juin.
Le 5 avril 1808, il devient aide de camp du général Ruffin et le suit en Espagne où il reçoit une nouvelle blessure par un coup de feu à la jambe gauche à Talavera le 27 juillet 1809.
Chef d'escadron le 9 août 1809, il est promu adjudant-commandant (colonel d'État-Major) de la 4e division de l'armée d'Espagne le 6 août 1811.
Lors de la retraite vers la France, il est tué le 10 novembre 1813, par une balle qui lui traverse la poitrine au combat de Sare (près d'Ascain) dans les Pyrénées Atlantiques.
Un jugement du tribunal civil d'Avranches, en date du 30 septembre 1815, confirma son décès mais son frère, Pierre-Marie, n'ayant pu obtenir un acte de décès fit rédiger des actes de témoignages (notamment par le capitaine Roettier), le 6 janvier 1816, devant des notaires de Paris et de Brécey.
A noter que Pierre Challier fut proposé en 1809 par le général Ruffin, pour le grade de commandeur dans l'ordre des 3 Toisons d'or qui était en projet mais qui ne fut jamais créé.
Les inconnus de la Légion d'honneur du département de la Manche par Edmond Lemonchois - Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche.
Base Leonore - LH/471/17 (Ce dossier contient les documents concernant deux personnes différentes : Louis Challier, né à Oyonnax et Pierre Challier, né à Brécey)
AD50 - Registres paroissiaux de Brécey



