Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La Maraîchine Normande
Publicité
25 novembre 2018

PELOUSEY (25) LILLE (59) - CHARLES PHILIBERT, BARON DE LENGLENTIER, MARÉCHAL DE CAMP (1728 - 1796)

Pelousey église z

CHARLES PHILIBERT, BARON DE LENGLENTIER, était né à Pelousey, près Besançon, le 1er septembre 1728.


Entré comme cadet dans Royal-artillerie - bataillon de Godchard, 15 septembre 1745 ; enseigne au régiment de Monaco, le 1er janvier 1747 ; lieutenant au régiment de Flandres, le 13 février 1747 ; servit à Lawfeld, 1747, puis au siège de Maëstricht, 1748 ; en Allemagne, 1757-1761 ; capitaine au régiment de Flandres devenu Belzunce-infanterie, 20 juin 1758 ; blessé à la jambe gauche à la bataille de Lutzelberg ; au camp de Dunkerque, 1762 ; réformé, le 1er mars 1763 ; replacé à une compagnie de recrues dans le régiment provincial de Lille, le 1er octobre 1763 ; replacé à une compagnie du régiment de Flandres, le 14 septembre 1764 ; capitaine de grenadiers le 25 août 1775 ; embarqué pour Saint-Domingue le 20 novembre ; y resta jusqu'en 1780.

Lenglentier signature z

Malade et souffrant de plusieurs infirmités, comme le confirme les certificats ci-dessous, Charles Philibert dut quitter Saint-Domingue et revenir en France.

"Je soussigné docteur médecin inspecteur du département de la guerre certifie que M. le baron de Lenglentier a fixé sa résidence à Versailles, et qu'il est dans le cas des secours les plus urgents pour combattre des ennemis qui ne cessent de l'affliger.
La hernie inguinale ne peut être contenue que par un artiste habile.
La loupe qui occupe la partie supérieure et interne de l'épaule gauche est volumineuse, et elle demande à être opéré par un chirurgien très instruit.
Les pays chauds sont très contraires à la disposition sanguine de M. le baron, qui est nécessité à respirer un air plus tempéré, s'il veut prévenir des accidents facheux.
Les médecins et chirurgiens des hôpitaux du Roy au Cap, ont senti cette grande vérité, c'est pourquoi ils ont jugé nécessaire que M. le baron de Lenglentier repassat en France.
En foi de quoi, j'ay donné le présent certificat à Versailles, ce 29 juillet 1780.
Signé Audirac de Sceurac.
Je soussigné, chevalier de l'ordre du Roy, chirurgien Major inspecteur du département de la guerre certifie avoir examiné, M. le baron de Lenglentier, et avoir trouvé généralement les accidents qu'il a, tels que M. de Sceurac l'a certifié et ... qu'il est nécessaire de faire tout ce qu'il a prescrit, en foy de quoi j'ai signé le présent pour servir et valoir ce que de raison à Versailles le 29 juillet 1780.
Gauthier."

Copie du certificat de l'Intendant de Saint-Domingue en date de Paris du 27 décembre 1780.
"Monsieur le baron de Langlantier, ancien capitaine au régiment de Cambrésis m'ayant demandé de certifier au ministre qu'il a fait de fréquentes maladies graves à St-Domingue, tant au môle, qu'au port au prince et au cap pour le traitement desquelles il n'a jamais été aux hôpitaux du Roi, je déclare avoir en effet connoissance tant des maladies fréquentes et graves qu'il a faites, et que jamais il n'est entré aux hôpitaux de Sa Majesté.
Je dois ajoutter cependant que pour la dernière qu'il a fait au cap au mois de février dernier, sur le certificat du médecin du Roi, attestant qu'il ne fut pas possible alors de le faire transporter et traiter à l'hôpital, il fut passé trois cens soixante livres ; argent de France à M. le baron de Langlantier, pour indemnité ; mais cette somme n'a été qu'un dédommagement bien imparfait des frais que lui a occasionné cette maladie mortelle, longue et dispendieuse, qui l'a forcé à repasser en France au mois de juin suivant, tems auquel il avait encore de fréquens retour de fièvre.
Signé Devaivre."

 

lenglentier gratification z

 

On lui confia alors la lieutenance du roi au fort Nieulay près de Calais, le 1er octobre 1780, mais là encore, le climat ne lui était pas des plus favorables.

 

Lenglentier Nieulay z

 

En janvier 1781, il habitait à Versailles, "chez la veuve Lanoue, rue du Chantier".

Promu maréchal de camp, puis nommé général de brigade, il fut chargé le 7 septembre 1792 du commandement du camp sous Meaux et demeura dans ce poste jusqu'au 7 mars 1793, date de son envoi comme général de division à l'armée des Alpes, chargé du commandement en chef de Grenoble. Remercié deux mois et demi après il fut, sur sa réclamation, admis à la retraite ; cependant considérant ses services (47 ans, 8 mois et 13 campagnes) et sa situation peu fortunée, on lui confia le commandement temporaire de la place de Lille.

En janvier 1796, il fut relevé de ses fonctions et autorisé par mesure spéciale, à conserver un logement et les subsistances réglementaires à la citadelle de Lille. Il y mourut le 22 pluviôse an IV (11 février 1796), âgé de 68 ans. Il était chevalier de Saint-Louis du 1er avril 1771 et avait été blessé gravement à Lutzelberg.

 

Lenglentier mémoire

 

L'adjudant-général Jean Landrieux, chef d'état-major de la cavalerie de l'armée d'Italie, 1756-1825 : introduction à ses "Mémoires" / Léonce Grasilier - 1893 - p. 44

FR ANOM COL E 277 - Dossier Lenglentier, Charles Philibert de, baron, commandant au régiment de Cambrésis, ayant servi à Saint-Domingue (1777/1792)

Publicité
Commentaires
La Maraîchine Normande
  • EN MÉMOIRE DU ROI LOUIS XVI, DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE ET DE LA FAMILLE ROYALE ; EN MÉMOIRE DES BRIGANDS ET DES CHOUANS ; EN MÉMOIRE DES HOMMES, FEMMES, VIEILLARDS, ENFANTS ASSASSINÉS, NOYÉS, GUILLOTINÉS, DÉPORTÉS ET MASSACRÉS ... PAR LA RIPOUBLIFRIC
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Archives
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité