SECONDIGNÉ-SUR-BELLE (79) - CHARLES PELLERIN DE LA SALMANDIÈRE, PRÊTRE ABDICATAIRE (1749 - 1832)
L'église de Secondigné a été fortifiée au XVe ou au XVIe siècle. La cage d'escalier est garnie de meurtrières.
La nef a perdu sa voûte primitive romane. La porte est abritée par un ballet ; à côté, encastrée dans la muraille, se trouve une sculpture représentant un musicien.
Le transept et le chevet sont de la fin de l'époque gothique. Deux crédences en pierre et l'escalier sont aussi de cette époque. Les voûtes et les fenêtres ont été restaurées dans le même style, en 1864. (Paysages et monuments du Poitou - 1889-1894)
CHARLES PELLERIN DE LA SALMANDIÈRE
Fils de Laurent Pellerin de la Salmandière et de Françoise Briant, Charles est né à Niort, paroisse Notre-Dame, le 11 février 1749 et baptisé le lendemain.
Curé de Secondigné depuis octobre 1776, il signe les actes à partir du 9 décembre 1792 en tant que "notable officier public".
"SALMANDIÈRE, curé de Secondigné, s'étant à l'instant déprêtrisé avec les blasphèmes d'usage, en attendant qu'il se mariât, reçut l'accolade et fut chargé de faire les honneurs de la fête, en l'absence du nouveau président Frigard. Il fallait être compromis devant la foule, subir l'exposition publique, boire le calice jusqu'à la lie."
A partir du 25 frimaire, de l'an VI (15 décembre 1797), il est à Saint-Liguaire ; il signe les actes en tant qu'agent municipal et devient maire à partir du 27 prairial an VIII (16 juin 1800) jusqu'au 14 août 1815, où il est remplacé, par le Chevalier de Sainte-Hermine. Il acheta les bâtiments de l'abbaye de Saint-Liguaire.
Dès le 20 décembre 1815, les actes sont signés par l'adjoint, M. Jacques de Laperrière, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, puis de nouveau par le Chevalier de Sainte-Hermine.
Un fils, Paul-Charles, est décédé à l'âge de 28 ans, le 6 avril 1824.
Charles Pellerin de La Salmandière, époux de Marie Bénéteau, est décédé le 3 août 1832, à l'âge de 83 ans.
L'Église et la Révolution à Niort et dans les Deux-Sèvres - vicomte de Lastic-Saint-Jal - 1870
Actes du 89e congrès national des sociétés savantes, Lyon - 1964
AD79 - Registres paroissiaux de Niort - Registres d'état-civil de Saint-Liguaire.
Son frère, Alexis, né à Niort, paroisse Notre-Dame, le 21 septembre 1747, fut avocat au parlement, officier municipal, procureur de la commune de Niort en 1790. (Armorial des maires de Niort - 1866)
Sur la carte de Cassini, la Salmandière portait le nom de la Psalmondière.
LA SALMANDIÈRE
L'ancienne seigneurie La Salmandière appartenait dans la première moitié du XVIe siècle à Pierre de Barazan. Cette famille s'y succéda jusqu'en 1672, date à laquelle Gabrielle de Barazan apporta en dot le domaine à son époux François d'Assailly, seigneur du Peux, issu d'une famille d'ancienne noblesse. Au moment de la Révolution, Sébastien d'Assailly était propriétaire de La Salmandière. Son épouse, née Grellier de Concize, émigra avec ses deux fils. A leur retour, le domaine revint à Antoine-Philippe, riche notable qui figurait en 1805 sur la liste des 60 propriétaires les plus imposés du département. Lui succéda Charles-Philippe qui avait épousé mademoiselle de Lasteyrie du Saillant, petite-fille du marquis de La Fayette, puis son fils, Octave, conseiller général des Deux-Sèvres, marié à Marie-Hélène Cunin-Gridaine, petite-fille de l'ancien ministre Léo Cunin-Gridaine. Vers 1950, Gisèle d'Assailly a vendu le domaine de La Salmandière à M. Desré qui l'a lui-même revendu quelques années plus tard à Pierre Monnet de Lorbeau.
C'est Charles-Philippe d'Assailly qui fit construire en 1842 le château actuel. La demeure est flanquée côté cour de deux tours circulaires, tandis qu'à l'arrière une tour polygonale en demi hors oeuvre chevauche le bâtiment. Le château possède sur sa façade principale un cadran solaire surmontant la lucarne centrale, encadré par deux petits personnages. La conception intérieure de l'habitation a été réalisée par l'architecte niortais Pierre-Louis-Théophile Segrétain. Le château de La Salmandière possède par ailleurs une élégante orangerie.
Château, manoirs et logis des Deux-Sèvres - Editions patrimoines & médias









