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La Maraîchine Normande
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10 février 2016

CERSAY (79) LE PUY-NOTRE-DAME (49) - LOUIS GRIGNON, GÉNÉRAL DIVISIONNAIRE DE L'ARMÉE DE L'OUEST (1748-1825)

Louerre

Le général Louis Grignon, [l'un des massacreurs des colonnes infernales,] est né à Louerre, canton de Gennes, arrondissement de Saumur, le 15 août 1748. Il épousa à Blaison (49), le 23 février 1778, Perrine-Louise Desportes.

acte naissance Louis Grignon

 

C'est à Angers, paroisse Saint-Denis, que naît sa première fille, Marie-Perrine, le 27 janvier 1779. Elle épousait au Puy-Notre-Dame, le 20 nivôse de l'an VIII (10 janvier 1800), Jacques-François Lousteau, fils de François, marchand, et de Renée Villaret, né à Saumur, le 29 mai 1773.

On le trouve ensuite fermier-général de la Vieille Lande à Cersay avant 1780 ; il se trouvait au régiment provincial de Nantes, quand sa femme eut, le 1er mars 1780 sa seconde fille, Louise-Françoise, baptisée, le 2, à Cersay par M. Villeneau, curé de Saint-Pierre-à-Champs. Le parrain fut François Grignon, bourgeois, représenté par Yves-Pierre-Louis Rabouin ; la marraine, dame Louise Rabouin, femme de Pierre Desportes.

Louise-Françoise épousait le 11 thermidor an XII (30 juillet 1804), au Puy-Notre-Dame, Jean-François-Laurent Cousineau, né à Doué, le 26 juillet 1774, fils de Jean-François Cousineau, notaire public, et de Henriette-Marie Loiseleur ; il est décédé à Paris, le 15 mai 1830 ; elle est décédée également à Paris le 25 août 1849, à l'âge de 69 ans.

Enfin, le 7 septembre 1783, est célébré un troisième baptême, à Cersay, celui de Joséphine-Pauline, née le 5 du même mois de Louis-Grignon-Grand-Maison et de Perrine Desportes. Parrain, M. Joseph de Connay, l'aîné, avocat au présidial d'Angers ; marraine Louise-Pauline-Victoire-Éléonore Desportes, représentant Marie-Charlotte-Louise Le Roux de la Roche des Aubiers, veuve de Michel-Jérôme-Louis d'Andigné, demeurant au couvent des Cordelières d'Angers. L'acte est signé Duchâtel, Fouqueteau des Mortiers, des Charrières, Sigougne. Sur cet acte, Louis Grignon ajoute à son nom celui de Grand-Maison, sans doute pour se distinguer de Louis Grignon, son parent, marchand à Saint-Macaire.

Joséphine-Pauline fut longtemps gouvernante en Russie et mourut à Paris à l'Abbaye aux Bois. (Extrait : Famille Grignon - Godard - Fautrier - 1884)

Comme fermier-général de la Vieille-Lande, il avait naturellement acquis de l'influence dans la contrée. Après 23 ans de services militaires, en 1792, il vivait retiré au Perdriau, près le Puy-Notre-Dame, dans un domaine lui appartenant et qu'il cultivait lui-même.

Le Puy-Notre-Dame

N'est-il pas piquant de voir celui qui devait se montrer si féroce dans les guerres de Vendée rassembler la noblesse du pays au baptême de ses filles et aller chercher une marraine chez les Cordelières d'Angers. Nous voyons même une religieuse du monastère de la Fougereuse, Radégonde Richeteau de Villejames, qui s'était retirée en 1793 au Puy-Notre-Dame, chez Rabouin, beau-frère de Grignon où elle avait été arrêtée et de là, conduite à Angers à la maison d'arrêt du Calvaire, invoquer en faveur de son civisme le témoignage du général Grignon.

Et puisque dans les temps de Révolution, on ne doit, paraît-il, s'étonner de rien, notons qu'après avoir terrorisé les royalistes, Grignon reçut sous la Restauration le brevet de général de division et une pension de retraite.

Il était entreposeur de tabac, à Angoulême lorsqu'il mourut, le 24 décembre 1825, âgé de 77 ans, vomissant le sang par les yeux, par le nez et par la bouche ; il fut enterré le lendemain, à 5 heures du soir, après un service religieux à la Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.

acte décès Louis Grignon général de division

 

Perrine-Louise Desportes, épouse de Louis Grignon, est décédée au Puy-Notre-Dame, le 4 mars 1807, à l'âge de 48 ans et six mois.

Perrine-Louise décès 1807


Extrait : Monographies des villes et villages de France - Argenton-l'Église et ses environs - L'Abbé Gustave Michaud

 

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Commentaires
M
Anecdote horrifique : le prêtre qui maria Grignon à Blaison (49) le 23 février 1778 était Jacques Michel Rabouin, cousin germain de sa femme. Devenu curé de Bénazé (53), il n'en fut pas moins noyé en Loire par Carrier
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M
Le marchand de Saint-Macaire-du-Bois (pas en Mauges, mais aussi en Maine-et-Loire, presque à la limite des Deux-Sèvres), est bien le général Louis Grignon qui commandait la 2ème colonne infernale. Aucun doute là-dessus : voir les débats de la municipalité à l'époque (sur Internet).
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P
Louis Grignon Grandmaison est bien le futur général des colonnes, ancien fermier et maquignon.<br /> <br /> Le parrain de sa fille est Joseph Delaunay l'aîné, avocat à Angers, et futur conventionnel guillotiné avec Danton.<br /> <br /> Enfin, à bien regarder, l'acte n'est nullement signé Duchâtel, Fouqueteau des Mortiers, des Charrières, ou Sigougne.<br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> Pierre
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