CHEMIRÉ-LE-GAUDIN (72) - FRANÇOIS CHAUDEMANCHE, VICAIRE
Fils de Michel Chaudemanche et de Louise Le Gendre, François Chaudemanche est né à Lavardin (?) et décédé à Chemiré-le-Gaudin, le 20 novembre 1823, dans sa maison située au bourg, à l'âge de 70 ans.
L'abbé Chaudemanche refusa de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé. Il se cacha sur la paroisse de Bonchamps, à laquelle il rendit de grands services, ainsi qu'à celles d'Argentré, la Chapelle-Anthenaise, Louvigné et Forcé.
Vicaire de Mézières-sous-Lavardin, François Chaudemanche avait été arrêté, le 13 brumaire an VII (3 novembre 1798), à la Boisardière [Bossardière ?], en Bonchamps et déporté ; arrivé à Rochefort le 21 décembre 1798. On avait saisi sur lui un petit registre sur lequel il inscrivait les baptêmes et les mariages qu'il célébrait pour régulariser ceux qui avaient été reçus par les prêtres constitutionnels. (1)
Après le condordat, il fut curé de Chemiré-le-Gaudin jusqu'à sa mort survenue en 1823.
(1) Dans ce petit registre, parmi les mentions, se trouvait porté l'acte de mariage d'un laboureur, transcrit de la main de M. Gombert-Tesserie, homme de loi, témoin de ce mariage, dans lequel celui-ci s'était dit "Maître Gombert de la Tesserie, avocat et remplissant ci-devant les fonctions d'avocat du Roi."
Après avoir consulté le Ministre, Midy poursuit M. de la Tesserie pour avoir participé à la rédaction d'un registre tenu par un prêtre romain, avoir rappelé des qualités abrogées par la Constitution, et enfin pour avoir allongé son nom des particules "de la".
L'inculpé répond dans un Mémoire, recueilli par Midy, qu'il n'avait point pris le titre d'avocat du Roi, mais seulement rappelé qu'il avait autrefois rempli ces fonctions ; que pour avoir pris le nom "de la Tesserie", alors que son acte de naissance portait Gombert-Tesserie, il a suivi l'usage qui était de le nommer ainsi et produit une copie de son acte de mariage qui lui a été remise par le Département portant son nom inscrit de cette manière.
Il n'en fut pas moins condamné, le 24 nivôse, à une amende égale à six fois sa contribution mobilière.
Sources :
Mémoires ecclésiastiques concernant la ville de Laval et ses environs - par M. Isidore Boullier - 2ème édition - 1846
Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne - 2ème série - t. 24 - 1908


