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La Maraîchine Normande
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16 novembre 2015

LE POIRÉ-SUR-VIE - SAINT-MATHURIN (85) - LA MILLIÈRE

LA MILLIÈRE

Saint-Mathurin - La Millière


La Millière de Saint-Mathurin fut construite vers 1830 ou 1840, par Monsieur Léon-Louis-Constant-Florent de Guinnebaud (les registres écrivent ainsi) De la Millière, et son épouse Dame Léontine-Louise-Eugénie de La Roche-Saint-André.

D'où il ressort que la Millière fut démembrée de la Grassière.

M. de Guinnebaud était fils de Constant de Guinnebaud de la Millière, et d'Antoinette-Ursule-Lidie de Kervalloc.

Il est décédé en novembre 1882

Son épouse était fille de Benjamin-Auguste de La Roche-Saint-André et d'Eugénie-Anne-Henriette Ranfray de la Bajonnière. Elle était née à la Grassière le 8 décembre 1815, fut baptisée à la Mothe-Achard, le 13 décembre 1815, fut mariée à Luçon, et est morte à Nantes en février 1910, dans sa 95e année. Au registre de baptême, ont signé : A. Deschamps, curé de la Mothe-Achard - Louis-Alexandre, Comte de La Roche-Saint-André, officier supérieur de marine, chevalier de St-Louis, officier de la Légion d'Honneur, aïeul paternel, parrain - et Dame Eugénie Bénigne-Marie de Régnon, épouse d'Henry Ranfray de la Bajonnière, aïeule maternelle, marraine.

 

Le Poiré-sur-Vie carte

 

Cette famille de Guinnebaud était originaire du Poiré-sur-Vie (Vendée).

 

Le Poiré-sur-Vie La Millière pan de mur

 

Dès le 15e siècle, on la trouve établie en cette paroisse au château de la Millière, à 3 kilomètres environ de l'église sur la route d'Aizenay.

Cette terre ne fut pas vendue comme bien de la Nation, car en l'an X de la République, elle appartenait encore à la même famille.

Quand M. de Guinnebaud vendit au Poiré-sur-Vie pour bâtir à Saint-Mathurin, la Millière devint la propriété de l'honorable famille Caillé.

De ce château, il ne reste plus qu'un pan de mur, et une belle allée de châtaigners.

 

croix Le Poiré-sur-Vie

 

Les trois fermes qui en dépendaient sont encore là, à l'ombre d'une belle croix ronde de granit des Lucs, pieusement érigée par Madame Caillé.

Monsieur de Guinnebaud avait bien choisi son emplacement, pour bâtir son château de la Millière. Le site en est plaisant et agréable.

Il l'entoura d'une futaie, et donna à sa demeure, qu'il voulut très éclairée, la forme d'un rectangle.

Après lui, ce fut son fils qui l'habita.

Puis la Millière de Saint-Mathurin fut vendue. Monsieur de Guinnebaud en bâtit une autre dans le Nantais, et une troisième, paraît-il, en Bretagne.

Les acheteurs furent Maître Bruneteau, avocat, et son épouse Demoiselle Mathilde Mercier, d'une branche des Mercier-Langevinière, de Bourgneuf en Saint-Mathurin et des Forges, près Beaulieu.

Vinrent ensuite Monsieur et Madame Guérin, dont la fille épousa le Docteur de Paulo, de Nantes.

 

Saint-Mathurin colonne Vierge

 

Madame Guérin, devenue veuve, se remaria au Comte de Gabriac. Saint-Mathurin lui doit la belle colonne et la statue de N.D. de Lourdes sur la route des Sables.

Feu Monsieur Gustave Morand, notaire à Chantonnay, devint acquéreur de la Millière vers 1908 - et depuis 1913, en sont propriétaires Monsieur et Madame Albert Doyen, qui ont agrandi le château de deux beaux pavillons, dûs à Monsieur Libaudière, de La Roche-sur-Yon, architecte de notre église ...


AD85 - Bulletin paroissial de Saint-Mathurin - 1925

 

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Commentaires
V
Deux remarques. Les biens des Guinebauld de la Millière du Poiré ont biens été vendus comme biens nationaux le 22 germinal an X, comprenant le château de la Millière, le logis du Fief-Nicolleau, 14 métairies, deux moulins à vent et un moulin à eau. Ils ont été achetés par Suzanne Aimée Guinebauld épouse d'Alexandre de Reigner de la Gilletière de Saint-Gervais, puis les biens ont été partagés entre ses frères et sœurs. <br /> <br /> La Millière a été vendu par Léontine Marie Renée de Maynard de la Baugisière veuve d'Isaac Florent de Guinebauld, frère de Constant et oncle de Léon-Louis-Constant-Florent, le 1 août 1834. Le seul bien vendu par Constant est la métairie de la Raymondière du Poiré en 1841
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