NUEIL-SUR LAYON (49) - LES DOUZE BRAVES DE NUEIL
LES DOUZE BRAVES DE NUEIL
Souvenir des guerres de la Vendée
En 1794, Stofflet, à la tête de dix mille hommes arrivait à Nueil. Douze habitants seulement montèrent dans le clocher à la hâte, en ayant soin, toutefois, de se munir de fusils et de poudre. Ils se défendirent bravement pendant vingt-quatre heures. A la fin, les Vendéens, craignant l'arrivée des troupes républicaines se retirèrent après avoir subi une perte d'environ six cents hommes.
Voici les noms de ces douze braves : Pilet de la Grise, les deux frères Charruau, les deux frères Gallard, Hervé, Gannerau, Louis Desnoues, Godineau, Hétreau, Nicolas Pilet, alors maire, André Gaultier, Tous habiles tireurs.
Trois enfants les accompagnaient.
AIR : le Passé, le Présent et l'Avenir
1er Couplet
Nueil était calme et tout plein d'espérance
Dans l'avenir et dans sa liberté.
On n'y rêvait que bonheur pour la France,
Amour, travail, paix et fraternité ;
Quand tout à coup partit ce cri d'alarme
"Les Vendéens" chacun donna l'éveil
En s'écriant : Vite, prenons les armes,
Ces brigands-là ne prendront jamais Nueil.
REFRAIN
Ici le nombre est inutile,
Ces braves sont des citoyens français,
Pour vaincre ils sont contre dix mille
Douze patriotes nueillais.
2ème Couplet
Du premier coup voulant tous les abattre,
Stofflet commande un "feu de peloton".
Dans le clocher on répond "feu de quatre"
En imitant et son geste et son ton.
Quatre ennemis au même instant succombent,
Autant vont suivre et partager leur sort.
A tous les coups de nouveaux brigands tombent,
Plus de six cents bientôt trouvent la mort.
REFRAIN
Ici le nombre ... etc ...
3ème Couplet
Les Vendéens vont dans leur barbarie,
Incendier les toits de toutes parts
La résistance excitant leur furie,
Ils vont tuer enfants, femmes, vieillards.
Nueil est en feu : la fumée et les flammes,
Gênent beaucoup nos braves défenseurs,
Qui cependant à côté de leurs femmes
Frappent tout droit au coeur des agresseurs.
REFRAIN
Ici le nombre ... etc ...
4ème couplet
Sous le drapeau que portaient haut ces braves
Réunissant leurs arrières enfants
Se pourrait-il qu'on trouvât des esclaves
Dans le pays de ces hommes vaillants.
Ils n'ont compté ni fatigues, ni peines,
Honorons-les ces illustres aïeux,
S'il coule encor de leur sang dans nos veines
Sachons toujours nous rendre dignes d'eux.
REFRAIN
Ici le nombre ... etc ...
JEAN GROLLEAU
Extrait : La Muse de l'Histoire - Agen - 1884
VOIR ÉGALEMENT : http://www.vendeensetchouans.com/archives/2013/11/06/28372055.html
