LE LION-D'ANGERS (49) - PIERRE HOULBERT, DIT MONTE-A-L'ASSAUT
Pierre Houlbert est né au Lion-d'Angers, le 24 octobre 1769.
Il était chaudronnier.
Il servit de 1793 à 1815 sous les généraux de Bonchamps, de Scépeaux, de Châtillon et d'Andigné.
Chef de canton, 1795-1796.
Chef du 1er bataillon, 1799-1800, dans la division Ménard (Sans-Peur).
Chevalier de Saint-Louis (21 août 1816) et lieutenant-colonel pendant cette dernière campagne.
Il tomba dans la misère sous l'Empire, en particulier pendant les années 1811-1812, car "le grain valait dans le pays 10 à 12 francs le boisseau de 30 livres".
Sur les 13 enfants qu'il avait eu, 11 vivaient encore.
Il était vieilli par la fatigue, couvert de blessures, souvent dans l'impossibilité de travailler.
Houlbert commanda néanmoins un bataillon en 1815 sous les ordres de Ménard (Sans-Peur).
En 1817, brevet de chef de bataillon et pension de 900 francs. Houlbert ne dépensait pas mal à propos, mais sa femme était mauvaise ménagère.
En 1823, il avait quelques petites dettes criardes qui furent payées par le Comité de l'Association des chevaliers de Saint-Louis de Maine-et-Loire et par le produit d'une quête faite à un dîner offert au général de Bourmont, chez M. de Charnacé. Le vicomte de Dieusie paya 230 fr. de dettes, et "pour provisions urgentes pour la maison", 45 francs "pour habillements absolument nécessaires pour Houlbert et ses enfants", 75 fr.
En 1824, Houlbert reçut une pension de 300 francs sur la dotation de l'ordre de Saint-Louis.
On le trouve toujours dans la gêne en 1828 ; il doit 750 francs pour vêtements, farine, viande et fournitures de chaudronnerie.
Le comte de Bourmont le recommanda à l'intendant de la liste civile.
Houlbert, semble-t-il, mourut à l'hospice de Château-Gontier.
Il signait : "houbert chevallie de sien louis chef de battaion".
Extrait : Mémoires de la Société Nationale d'Agriculture, Sciences & Arts d'Angers - cinquième série - Tome I - Année 1898

