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La Maraîchine Normande
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11 février 2015

FOUSSAIS (85) - CURÉS, VICAIRES ET AUTRES ECCLESIASTIQUES DEPUIS 1635

 

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1635 : B. Havaribeyre, c'est le premier nom que nous trouvons dans les archives communales, sur quelques feuillets d'un registre de baptêmes, ce prêtre ayant fait et signé un baptême le 6 août 1635, en qualité de curé de Foussais.

1636 à 1668 : Léonard Soucheleau, aidé en 1645 par M. Chastellier, et en 1649, par Henry Regnaud, qui ajoute à sa signature, prêtre servant pour le Prieur de St-Hilaire de Foussais ; et enfin en 1665 par Jacques Bisson, vicaire.

1668 à 1686 : Jacques Bisson, qui en 1686, devient régent des petites écoles des Foussais, et coadjuteur du Prieur dans le service divin. En 1694, le 4 mai, au décès de sa soeur, il est qualifié du titre de chapelain, et à l'âge de 82 ans, le 7 février 1707, il meurt et est inhumé dans l'église.

Il eut comme vicaires ou chapelain : Jean Daguin, de 1668 à 1672 ; et Pierre Liaigre, de 1672 à 1686.

1686 à 1714 : Pierre Liaigre, qui meurt le 18 février 1714 à l'âge de 67 ans, après avoir gouverné cette grande paroisse comme vicaire et curé avec beaucoup d'édification pendant plus de 42 ans. Sur l'acte de sépulture, nous trouvons les signatures de MM. Tailfac, curé des Loges ; Prunier, curé de Chassenon ; Pavaric, curé de Xanton ; Jamin, curé de St-Hilaire ; Foubert, curé de Mervent ; Thiré, prêtre, Brossard, prêtre, et Brouard, vicaire de Foussais.

Il eut comme vicaires : MM. Brossard, de 1686 à 1700 ; Julien Bassal, de 1700 à 1701 ; Cicoteau, de 1701 à 1707 ; Louis Grimault, de 1707 à 1708 ; Foubert, de 1708 à 1712, qui à cette époque devient curé de Mervent ; à son départ, le service des petites écoles, restant en souffrance, M. Pierre Fonteny, notaire de Foussais, tient provisoirement les écoles ; et enfin Brouard, de 1713 à 1714.

1714 à 1740 : Pierre Fonteny, qui meurt le 16 mai 1740 à l'âge de 52 ans, et est inhumé dans l'Église.

Ont signé son acte de sépulture : MM. Jamin, curé de St-Hilaire-sur-l'Autize ; Ducoudray, curé de Puy-de-Serre ; Leviaud, curé de St-Hilaire-de-Voust ; Braud, vicaire de Coulonges ; Pigeau, curé des Loges ; et Pineau, vicaire de Foussais.

Il eut comme vicaires : MM. Brouard en 1714 ; Dumagné en 1715 ; René Barré de 1716 à 1724 ; régent des petites écoles, comme la plupart des vicaires, M. Barré était entré dans les ordres après la mort de son épouse, aussi, trouvons-nous, à sa sépulture, le 1er mai 1724, son fils, curé de Mouzeuil, et sa fille, Demoiselle Gabrielle-Jeanne Barré ; Crossin, de 1724 à 1725 ; Pigeau de 1725 à 1738 ; Henry Pineau de 1738 à 1749.

1740 à 1774 : François Tardé, qui meurt à l'âge de 73 ans, le 19 avril 1774.

Il eut comme vicaires : MM. Henry Pineau, 1740 à 1749 ; Tardé, en 1749 ; Fourny ; J. Caillaud, de 1751 à 1756 ; Louis Guinefolleau, de 1756 à 1760, que nous trouvons comme témoin au testament de Messire Jacques Teillé de la Villedieu, seigneur de la Ménaudière ; Nicolas Dallet, de 1761 à 1772 ; et enfin Jean-Jacques-Fidèle Girard, de 1772 à 1774, qui, dans une note écrite sur les registres, se plaint de les avoir reçus de son prédécesseur, en très mauvais état, plusieurs se trouvant sans aucun ordre dans un grenier exposé à la pluie et aux incursions des rats qui en ont, selon toute apparence, rongé un certain nombre, en particulier le registre de 1761. Plus loin, il ajoute cependant, qu'à la mort de son curé, en examinant ses papiers, il en a retrouvé quelques-uns, et qu'il a tout fait pour rétablir les actes.

1774 à 1827 - M. Jean-Jacques-Fidèle Girard, Vicaire de Foussais depuis 1772, il en devient le curé presque immédiatement après la mort de M. Tardé. Exilé en Espagne en 1792, il revient prendre possession de sa cure le 15 novembre 1801, et meurt, vénéré de ses paroissiens, le 14 août 1827, âgé de près de 80 ans, après avoir été en droit vicaire puis curé de la paroisse pendant 55 ans.

Il eut comme vicaires :

1° de 1774 à 1778, M. François Clion, qui avant d'occuper ce poste, habitait déjà Foussais comme régent et titulaire de la chapelle des Rougeron, chapelle située dans l'église. En 1778, la maison vicariale, dépendant du Prieuré, devenant inhabitable, nous le voyons provoquer une assemblée des habitants pour aviser. Et à l'unanimité, les habitants reconnaissent en effet que la maison est devenue inhabitable, et jugeant que son rétablissement est à la charge du Seigneur, qui seul est tenu de loger le vicaire et de lui donner sa pension, conformément aux édits de Sa Majesté, notamment à celui du 13 mai 1768, ils délibèrent "que si le dit seigneur ne veut pas entretenir la dite maison, le vicaire peut le mettre en demeure de le faire, et rapporter dans ce but un acte de notoriété homologué en Parlement, portant abandon de cette maison à leur profit, après quoi ils se réservent de dire et faire ce qu'ils aviseront bon être". Nous ne savons ce qu'il en advint, car l'année suivante, le 16 octobre, nous le trouvons vicaire de St-Sigismond.

2° De 1779 à 1782, M. Robin, régent lui aussi en même temps que vicaire ; mais régent en difficultés avec le fermier de Cul-de-Bray, qui ne lui versait que 50 livres au lieu de 300 affectées à cette charge, et qu'il devait donner ; aussi les écoles restèrent-elles un peu de souffrance pendant 2 ou 3 ans, les moines de Bourgueil, n'acceptait pas, du reste, M. Robin. Enfin, la situation devenant toujours délicate, le curé lui-même la dénoua en se chargeant des écoles, et en se faisant aider par un laïque, et M. Robin reçut bientôt une autre destination.

De 1782 à 1792, M. René Girard, frère du curé, qui reprit les fonctions de régent en 1784, le fermier de Cul-de-Bray, ayant enfin cédé. En 1792, nous le voyons suivre son frère en exil.

Et nous en arrivons à l'époque révolutionnaire, pendant laquelle Foussais eut tant à souffrir, comme tant d'autres paroisses.

Nous trouvons d'abord de 1792 à 1794, un curé constitutionnel, du nom de Nicolas Bichon. Précédemment vicaire de St-Hilaire-sur-l'Autize, nous le voyons curé de Foussais le 16 juin 1792, mais moins de 2 ans après, le 11 mai 1794, il abjurait à Fontenay. Puis en dehors de ce prêtre infidèle et d'un Chartreux, se disant curé de Coulonges, nous ne comptons pas moins de 24 ecclésiastiques, ayant exercé leur ministère d'une façon plus ou moins secrète dans la paroisse de Foussais et de ses annexes, dont voici les noms plus ou moins lisibles : MM. des Roches, curé de Puy-de-Serre ; Imbert, curé de la Ronde ; N..., curé de Beugné ; Jacquet, prêtre fugitif ; N..., curé de Chanteloup ; Dugué, missionnaire de St-Laurent, fugitif, qui à lui seul, a fait dans Foussais, Payré et Puy-de-Serre, autant de baptêmes et de mariages que tous ces confrères ensemble, curé de St-Laurent-sur-Sèvre en 1805, M. Dugué est mort dans ce poste le 16 mars 1832, à l'âge de 70 ans ; son tombeau, dit-on serait tout proche de celui du Père de Montfort ; Brossard, curé de St-Paul-en-Gâtine, fugitif ; N... Curé de Chavagnes ; N... curé de St-Pierre-du-Chemin ; N... curé de la Meilleraie ; N... curé de St-Mesmin ; Magnin, prêtre fugitif ; Braud, de Fontenay ; Morin, curé de la Tardière ; Chantreau, muni de pouvoirs ; Henry, prêtre fugitif ; N... curé de Seillé ; N... curé de St-Michel ; Jacques Poupeau, curé de Payré, fugitif ; Bernardeau, curé de Mervent ; Girardeau, prêtre caché ; N... curé de St-Maurice-des-Noues ; Rogue, prêtre ; Favreau, curé de St-Laurs, sans pouvoirs.

Et cette longue liste n'est probablement pas complète.

La plupart de ces prêtres vivaient cachés sous un déguisement quelconque ; traqués comme des bêtes fauves, ils exerçaient leur ministère, au milieu de périls sans cesse renouvelés ; découverts dans un endroit, ils fuyaient dans un autre, heureux de porter partout, aux âmes qui en étaient privées, le secours divin, et plus d'une fois, les uns ou les autres, nous avons écouté avec une émotion profonde, des lèvres de nos grands-pères et de nos grands-mères, ces récits, qu'ils tenaient eux-mêmes de leurs ancêtres, témoins de tous ces actes héroïques.

1828 à 1863 - Curé : M. l'abbé Antoine Badreau. Il succède à M. Girard, le 14 mars 1828, la cure étant demeurée vacante pendant 7 mois. Après avoir gouverné sa paroisse pendant près de 36 ans, il meurt subitement le 19 avril 1863, pendant la messe, à Vouvant, où il s'était rendu pour assister Monseigneur l'Evêque de Luçon. Il resta seul jusqu'en 1855, aidé seulement à cette époque, par un prêtre habitué, M. l'abbé Guédon, et en 1860, par M. l'abbé Ereau.

1863 à 1880 - Curé : M. l'abbé Prosper Brochard. Arrivé à Foussais en juin 1863, il se retire en 1880, pour se fixer, à St-Laurent-sur-Sèvre, où il meurt quelques années après.

Il eut comme vicaires : de 1863 à 1865, M. l'abbé Godin, mort curé de St-Gervais le 21 avril 1893, à l'âge de 61 ans.

De 1865 à 1868, M. l'abbé Renaud, mort curé de Ste-Flaive-des-Loups.

De 1868 à 1869, M. l'abbé Biton, mort curé de Loge-Fougereuse, le 2 février 1895, à l'âge de 53 ans.

De 1869 à 1873, M. l'abbé Prudhomme, qui après avoir été curé de St-Sulpice-en-Pareds, meurt à St-Laurent le 19 janvier 1900, à l'âge de 69 ans.

De 1873 à 1874, l'abbé Robergeau, qui fut curé de Martinet jusqu'à l'arrivée des Missionnaires diocésains.

De 1875 à 1879, M. l'abbé Martineau, qui après avoir été curé de Landeronde, meurt prêtre habitué à la Roche-sur-Yon en 1904.

De 1879 à 1880, M. l'abbé Pavageau.

1880 à 1888 - Curé : M. l'abbé Eugène Gautreau. Il quitte Foussais pour la Ferrière et Montournais, où il meurt des suites d'un accident de voiture en 189.

Pendant les 5 premières années, il n'eut pas de vicaire ; et ce n'est qu'en 1885, qu'on lui donne M. l'abbé Nivault, qui ne reste d'ailleurs que quelques mois, et qui meurt le 14 février 1895, à l'âge de 48 ans, aumônier de l'Asile de la Grimaudière.

M. l'abbé Doussier lui succède, puis de 1887 à 1889, M. l'abbé Greffard, qui après avoir été curé de St-Cyr-des-Gâts, de l'Ile d'Elle et de St-Etienne-du-Bois, meurt prêtre habitué à St-André d'Ornay, le 17 octobre 1932.

1889 à 1898 - Curé : M. l'abbé Louineau. Il meurt subitement le dimanche 17 juillet 1898, dans sa stalle, pendant la grand'messe, après avoir adressé à ses paroissiens une instruction qui devait être la dernière. Il était âgé de 50 ans. Son seul vicaire, de 1890 à 1898, fut M. l'abbé Gabard, puis chapelain de N.-D. de Lorette, à la Flocellière.

1898 à 1922 - Curé : M. l'abbé Eugène Boiziau. Retiré dans sa famille, à la Guyonnière, en août 1922, il y meurt le 3 août 1927, à l'âge de 76 ans, après avoir doté sa paroisse qu'il aimait tant, d'un magnifique presbytère. Il eut comme vicaire : de 1898 à 1901, M. l'abbé Baron, mort prêtre habitué à Fontenay-le-Comte.

De 1901 à 1904, M. l'abbé Augereau, puis curé de l'Herbaudière, en l'île de Noirmoutier.

De 1904 à 1907, M. l'abbé Esnard, puis curé de Dompierre.

De 1907 à 1912, M. l'abbé Bouix, puis curé de Bessay.

De 1912 à 1914, M. l'abbé Cossais, mort curé de Moreilles.

De 1920 à 1923, M. l'abbé Bousseau, mort curé d'Oulmes.

1922 à 1923 - Curé : M. l'abbé Léon Mesnard. Arrivé à Foussais, en août 1922, il meurt 4 mois après, le 2 janvier 1923, et est inhumé dans le cimetière des Herbiers.

1923 - Curé : M. l'abbé Gustave Duret, précédemment curé de Damvix, et nommé à la cure de Foussais le 15 mars 1923.

 

Bulletins paroissiaux de Foussais - 1932 et 1933

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