MOUTIERS-LES-MAUXFAITS (85) - PHILBERT-AIMÉ DENOGENT, JUGE DE PAIX
DENOGENT PHILBERT-AIMÉ, juge de paix.
Un document le dit "sénéchal des Moutiers-les-Mauxfaits". Son père Claude Denogent était contrôleur des actes au barreau des Moutiers et marchand négociant ; sa mère Marie-Anne-Thérèse Dupont. Il avait un frère : Simon Jacques, curé de Notre-Dame-de-Monts et deux soeurs. Il était maire en juin 1790.
Le 5 novembre 1790, "l'assemblée primaire des citoyens actifs des paroisses des Moutiers, Saint-Avaugourd, Le Givre, Saint-Sornin, Saint-Vincent-sur-Graon, Champ-Saint-Père formant le canton réunie en l'église paroissiale de ce lieu" le nomme juge de paix ; il prête le serment en ces termes : "Je vous jure de maintenir de tout notre pouvoir la constitution du royaume décrétée par l'assemblée nationale et acceptée par le Roy, d'être fidèle à la nation à la loi au Roy et de remplir avec exactitude et impartialité les fonctions de votre office". Il sera de nouveau élu juge de paix le 25 novembre 1792.
Il fut élu membre du Conseil Général du département le 30 août 1791 et membre du directoire du département le 15 novembre 1791 ; ces mandats lui seront renouvelés les 12 septembre et 11 novembre 1792.
Le 5 octobre 1792, il reçoit l'ordre du district de prendre des chevaux au Givre : "Votre patriotage et votre dévouement à la chose publique nous assurent que vous voudrez bien vous transporter à la Brunière commune de Saint-Cyr pour enlever les chevaux qui s'y trouvent et les conduire ici".
Le 12 septembre 1792, il écrit au directoire des Sables : "J'ai bien mis à exécution votre arrêté qui m'a nommé commissaire afin d'apposer les scellés chez Hublin, il y a apparence que vous nete pas pleinement instruit de ceux des sieurs qui sont suspects car il y en a deux icy (Philbert Tourancheau et Bouchereau) qu'on doit à coup sur suspecter". Le 12 octobre 1792, il doit entreprendre des poursuites "contre Hublin domestique à la Gaudinière qui a eu une conduite incendiaire". Hublin sera exilé.
En octobre 1792, il est désigné pour assister aux ventes des meubles des émigrés.
Le 3 janvier 1793, il écrit au directoire des Sables : "Liberté, fraternité ou la Mort. J'ai reçu mon cher camarade la lettre que j'étais commissaire pour estimation des bestiaux appartenant à la nation dans l'étendue du bureau d'enregistrement de ce canton. Envois moy je te prie l'arrêté que vous avez pris à cet égard et tache de requerir un notaire pour m'indemniser d'un embarras si considérable mais que je prendrai avec satisfaction dès qu'il me rend utile à la Patrie. Je t'envoie une sommation ou plutôt saisie qui regarde un brigand aimé roy détenu chez vous, ne l'épargne pas mon amy c'est un scélérat qui mérite la mort. Je commençai hier à purger la commune de Saint-Vincent-sur-Graon et je ne finirai que quand une vingtaine de ses habitants m'auront passé sous la patte. Quand viendras-tu me voir ? Songe que je te verrai toujours avec la plus grande satisfaction. Salut et fraternité."
Denogent sera massacré lors de l'attaque du bourg des Moutiers par l'armée de Charette le 19 avril 1794.
Jean Signol
Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée - 1973 - AD 85
Il n'y a pas de registre avant 1737, aussi je n'ai pu retrouver l'acte de naissance de Philbert-Aimé ; il était probablement l'aîné de la fratrie.
Marie, âgée de six ans, décédée le 5 novembre 1749
Marguerite-Germaine, baptisée le 13 mars 1749
Rose, âgée de 2 ans et demi ou environ, décédée le 20 novembre 1747
Claude-Jean-Baptiste, baptisé le 20 février 1746
Ondoyment d'une fille en janvier 1745 (Rose)
André, âgé de trois ans, inhumé le 30 mars 1744
Marie-Anne-Jeanne-Thérèse, baptisée le 6 septembre 1743
Françoise, baptisée le 24 mars 1742
Claude-André-Séraphin, baptisé le 6 mars 1741
Simon-Jacques, baptisé le 29 novembre 1739
Claude-Modeste, baptisé le 24 décembre 1738
Marie-Louise, baptisée le 7 novembre 1737
