MEUNIER, CAPITAINE DE LA GARDE SOLDÉE DE TROYES
MEUNIER, CAPITAINE DE LA GARDE SOLDÉE DE TROYES
Le portrait ci-dessus, dont nous devons la connaissance à M. le docteur Albert Finot, est celui du capitaine de la garde soldée instituée à Troyes, en exécution de la loi du 17 septembre 1793, pour la surveillance des détenus politiques.
Il s'appelait Louis-Théodore Meunier, était fils de Jean Meunier, laboureur, et de Marie-Madeleine Vitu, de la paroisse de Saint-Nicolas de La Neuville-Housset, diocèse de Laon (Aisne) ; il avait épousé Anne Piat, à l'église Saint-Remy de Troyes, le 27 octobre 1777, et il mourut le 4 avril 1825, âgé de 69 ans, rue du Marché-aux-Trapans (rue Passerat).
Meunier ne conservait pas un bon souvenir des évènements auxquels il avait été mêlé ; son petit-fils nous a répété qu'il disait fréquemment : "Mes enfants, ne vous occupez jamais de politique". Il était redevenu tisserand et ne semble plus avoir fait parler de lui.
Son fils Jean-Baptiste, né à Troyes, le 15 floréal an VIII (5 mai 1800), fut tisserand comme son père ; concurremment, il tenait le serpent ou l'ophieléide dans une paroisse de la ville.
Il eut trois garçons dont un, Hippolyte-François, est mort dernièrement chanoine de la cathédrale, et un autre, M. Jacques Meunier, est depuis 67 ans organiste dans différentes églises de Paris et de Troyes.
Ce dernier a bien voulu nous confier, pour être reproduit dans La Révolution dans l'Aube, le portrait (dessiné au pastel par un anonyme) du capitaine Meunier sous son uniforme : habit bleu, épaulettes jaunes, plastron blanc, cravate bleue, chapeau noir avec cocarde tricolore et pompon jaune.
Louis Morin
La Révolution dans l'Aube
Bulletin d'histoire moderne et contemporaine
