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La Maraîchine Normande
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6 août 2014

LE BOUPERE (85) - LE FIEF-MILON

LE FIEF-MILON

 

Le Boupère - le Fief-Milon



L'histoire du Fief-Milon, dont les tours majestueuses noient si merveilleusement le ton gris de leurs épaisses murailles dans le sombre velours des massifs de pins qui l'encadrent, nous est peu connue.


Le château doit, sans doute, son origine à quelqu'un de ces Milon que nous avons déjà rencontrés à St-Sornin au XVIe siècle. Mais il ne paraît pas être longtemps resté entre leurs mains. Les Tiraqueau, les Sonnet-d'Auzon, les Chaligny et les Béjarry s'y succédèrent et au commencement de ce siècle, en 1810, M. de l'Etandière en acheta les ruines, que son gendre, M. Alfred de Monti de Rezé, père du propriétaire actuel, fit relever par M. Guillerot, l'habile architecte de la Roche-sur-Yon.

 

Le Fief-Milon


S'il faut croire la tradition, les deux grosses tours du Fief-Milon, construites au XIVe siècle, servirent longtemps de poste d'observation aux Français contre les Anglais qui tenaient Pouzauges. Elles abritent trop rarement leur aimable seigneur et maître, M. Claude de Monti de Rezé, un lettré militant et un bibliophile de haut goût, qui ne sera certainement jamais aussi embarrassé que Socrate pour remplir sa maison.


Les amoureux du livre n'y seront point, du reste, en mauvaise compagnie ; car la bibliothèque du Fief-Milon - une des plus riches de Vendée - compte au moins six mille volumes, dont un millier relatif au Poitou. Il nous sera permis d'accorder une toute particulière mention aux 150 fiches qui concernent Jeanne d'Arc, dont M. de Monti - chrétien fervent et ardent patriote - est un des plus sincères admirateurs.


M. de Monti possède également des manuscrits de valeur, dont un, très intéressant pour notre histoire locale, provient de la vente de M. B. Fillon : "Le Registre de la Confrérie du Saint-Sacrement de Notre Dame de Fontenay", accompagné de la bulle originale du Pape Urbain VII datée de septembre 1623.


A citer aussi un curieux petit "Livre d'Heures" sur parchemin et dont le 1er feuillet porte la mention suivante : "Ces heures appartenaient à Jean Butin, médecin ordinaire de Louis XI, qui épousa la fille de Guillaume Régnouf, premier médecin du mesme roy, qui lui donna lors dudit mariage la terre de St-Thomas, près Fontenay-le-Comte. Ce Jean Butin mourut en 1484, et fut enterré aux Cordeliers d'Angers, où est son portrait.
Du côté des bibelots antiques, nous citerons une cuirasse en acier trouvée dans les ruines du Fief-Milon, des bahuts Henri II et Louis XIII, une armoire hollandaise assez curieuse et quelques jolies faïences italiennes de fabrication ancienne.


La famille de Monti fait preuve de noblesse dès 1240, 2e du nom, vint en France avec son cousin le maréchal de Stozzi. Après avoir obtenu ses lettres de naturalisation, il épousa Renée Verger, fille du grand prévôt d'Anjou. Les de Monti étaient alors simples chevaliers. Ce n'est que plus tard, au mois d'avril 1672, que Louis XIV, en récompense des services rendus au pays, érigea pour Yves de Monti la terre de Rezé en comté. - Cette antique lignée, chez laquelle la générosité a toujours marché de pair avec l'illustration, a fourni à l'église un Pape (Jules III) et 4 cardinaux. Citons encore parmi ses gloires : un Grand-Maître de l'Ordre de St-Jean de Jérusalem, un chevalier des ordres du Roi, le marquis de Monti, lieutenant général, ambassadeur de France en Pologne, et plusieurs gonfalonniers de justice de Florence. Elle était enfin alliée aux Médicis et, par eux, aux rois Charles IX et Henri IV.


armes Monti de RezéM. Claude de Monti de Rezé, le propriétaire actuel du Fief-Milon, est le fils aîné du Comte Louis-Marie-Alfred de Monti de Rezé et de Mme Machereau de l'Etandière. Son écusson porte d'azur à la bande d'or et aux douze monts de même, 3.2.1, avec cette chrétienne devise : "Faites sur toutes choses que Dieu soit le mieux aimé !"

 

 

Archives Départementales de Vendée

Bulletin Paroissial Le Boupère

1911

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M
Anne-Georges-Augustin de Monti , un habitant de Bouée compagnon de La Pérouse<br /> <br /> Un spectacle au Puy du Fou relate depuis 2018, l’épopée de La Pérouse, de ses compagnons et de leur fin tragique. On ne peut que saluer l’initiative de mettre en lumière cette aventure exceptionnelle débutée en 1785 et terminée tragiquement trois ans plus tard.<br /> Malheureusement, à cette occasion, l’histoire d’un des participants, Anne-Georges-Augustin de Monti a été modifiée pour le rattacher fictivement à la Vendée et à un château devenu, en 1841, propriété d’un descendant collatéral des de Monti. On peut lire ainsi sur un site dédié au Puy du Fou : « Le château du Fief-Milon (près du Puy du Fou), berceau du second de La Pérouse ».<br /> Cette contrevérité a été par la suite largement relayée dans la presse.<br /> <br /> Un marin breton lié à Bouée (Bretagne)<br /> Il est nécessaire de rappeler que ce marin d'exception étaient en réalité domicilié à Bouée en Bretagne*.<br /> Son frère Louis-Claude-René de Monti, était seigneur du château de la Cour de Bouée ; il gérait les intérêts de son cadet parti sur les mers du monde. Ses biens meubles étaient au château, sous la protection de son frère Louis-Claude-René de Monti, seigneur de la Cour de Bouée. A la Révolution sa famille fit en sorte qu’ils soient préservés et non saisis comme biens d’émigré.<br /> Ce marin était rattaché à Bouée du point de vue légal et fiscal, mais il a rarement posé son sac à terre.<br /> <br /> Anne-Georges-Augustin de Monti est né à Nantes ; où il fut baptisé le 21 septembre 1753. Il faisait partie de la famille des de Monti, originaire de Toscane en Italie et arrivée en France au XVIème siècle. A partir de 17 ans et des études à Brest dans la compagnie des Gardes-Marines, le chevalier de Monti ne cessa de naviguer ; jusqu’au voyage autour du monde comme lieutenant de La Pérouse.<br /> <br /> Les équipages de La boussole et de l’Astrolabe, entièrement composés de bretons<br /> Le comte d’Hector, commandant de la marine royale, prit la décision de répartir sur les deux bateaux de l’expédition La Pérouse, des équipages exclusivement bretons.<br /> Le comte écrivit au ministre de la marine royale, le duc de Castries :<br /> « Les bretons sont ceux les plus propres à faire des campagnes de ce genre ; leur force, leur caractère et le peu de calcul qu’ils ont sur l’avenir, doivent leur faire donner la préférence ; aussi les bâtiments en auront-ils leur équipage entièrement composé »<br /> Le duc de Castries lui répondit :<br /> « Il est convenable de préférer les bretons qui par leur constitution et leur insouciance, sont très propres à naviguer longtemps ». <br /> En réalité, si Anne-Georges-Augustin avait été vendéen, il n’aurait pas pu participer à l’expédition !<br /> <br /> Anne-Georges-Augustin de Monti n’a jamais eu de lien avec la Vendée<br /> Désireux de s’établir, le chevalier avait confié à son frère le soin d’acheter pour lui le château et la terre de la Cholière, dans la paroisse d’Orvault.<br /> Anne-Georges-Augustin de Monti, n'avait donc aucunement l'intention de s’installer en Vendée !<br /> En 1811, Louis-Claude-René de Monti hérita des biens de son frère par ordonnance du tribunal de Nantes.<br /> <br /> Le château du Fief-Milon, qui sert de référence au spectacle du Puy du Fou, n'est devenu propriété d'un de Monti que plus tard, en 1841, par mariage.<br /> Parler de « berceau familial » pour ce château est abusif, Anne-Georges-Augustin de Monti n’a jamais eu de lien avec la Vendée et encore moins avec le château du Fief-Milon. Quand il est affirmé que les propriétaires du château vendéen sont la « nouvelle génération héritière de la famille » c’est faux. Ils n'ont aucun droit de s'attribuer ce titre exclusif. Des héritiers des de Monti, il y en a bien d’autres ailleurs qu’en Vendée.<br /> Malheureusement à cause de cette mystification historique, on peut lire notamment dans la presse :<br /> « Ce vendéen, fidèle compagnon et ami de Lapérouse, a été l'une des motivations de la réalisation du spectacle grandiose créé au Puy du Fou «Le Mystère de Lapérouse» (La Dépêche, 28 août 2018).<br /> C'est le comble : Notre chevalier de Bouée est devenu vendéen ; et ce n’est qu’un exemple.<br /> <br /> Les propriétés des de Monti étaient toutes en Bretagne ou presque. (Liste Wikipedia)<br /> Bellevue, Bogat, la Cour de Bouée, Sainte-Luce-sur-Loire, Friguel, Lormière, Rezé, Rivière, Launay, les Pallets, la Giraudais, Bréafort, Boisgeffray, la Chalonnière (Vendée).<br /> Château de la Touche (Nozay)<br /> Château de la Lanfrière (Montjean en Mayenne)<br /> Château de Lesnerac (La Baule-Escoublac)<br /> Château du Fief-Milon (Le Boupère)<br /> Château de la Bretonnière (Vigneux-de-Bretagne)<br /> Château de Montreuil (Nort-sur-Erdre) <br /> Château de Rezé (Rezé)<br /> Manoir de Praud (Rezé)<br /> Château de Saint-Mars-de-Coutais (Saint-Mars-de-Coutais)<br /> Hôtel de Monti de Rezé (Nantes)<br /> <br /> *En 1785, la Loire Atlantique actuelle, et donc Bouée, faisait évidemment partie intégrante de la Bretagne.<br /> - Beaucoup d’informations sont issues d’un article de 1893, complet et très bien documenté « Un Monti compagnon de La Pérouse » de l’historien Charles Courteaud, curé d’Adilly. Document que m’avait transmis Bernard David.<br /> - Merci à Charles-Edouard de Monti de Rezé, descendant des de Monti, qui m’a avisé de la manipulation historique.
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