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La Maraîchine Normande
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8 juillet 2013

1832 - LE TERRIBLE MARTYRE DE AUGUSTE-JOSEPH-PHILIPPE-LOUIS BOSSE DE BONRECUEIL

LE CHENE - VIEILLEVIGNE

Parmi les victimes de leur dévoûment, au combat du Chêne, il faut citer M. de Bonrecueil, capitaine au 64e de ligne avant 1830 ; ce jeune homme avait quitté le Midi pour venir se mêler à l'insurrection qu'on disait préparée dans l'Ouest. Je ne veux pas entre prendre de raconter son histoire, je le laisse parler lui-même, ou plutôt je laisse parler M. le comte de Saint-Pern, un de ces Vendéens qui consacrent leur plume élégante et pittoresque au récit des malheurs et des gloires de leur pays lorsque le temps n'est pas venu d'y consacrer leur épée.

"Marié depuis peu d'années, père de deux jeunes enfans, j'ai tout quitté pour venir dans la Vendée. Vous savez ce qui s'est passé au combat du Chêne. Mes braves compagnons d'armes, voyant l'ennemi qui s'ébranlait, se sont élancés à sa poursuite. En cet instant j'ai été atteint d'une balle qui m'a brisé la jambe au dessous du genou et à traversé l'autre de part en part. Je suis tombé privé de sentiment. J'ignore depuis ce qui s'est fait et combien de temps j'ai été dans cet état ; en revenant à moi, mes regards n'ont rencontré que des objets repoussans. J'étais dans un sale réduit, étendu sur une espèce de coffre et entouré de figures sur lesquelles se peignaient la rudesse et l'inhumanité. J'ai appris alors que les Vendéens m'avaient transporté en ce lieu pendant le combat, et que j'étais dans le village de la Coiratière, chez un homme dont le nom est A...
Éprouvant les plus affreuses douleurs, je faisais entendre quelquefois des plaintes involontaires. Qu'allait-il faire là ? Murmuraient les gens de la maison. J'ai compris alors en quelles mains j'étais tombé ...
Bientôt je me sentis défaillir. Croyant toucher à mes derniers momens, j'ai remis en dépôt, entre les mains d'A..., une somme en or que j'avais sur moi ; en outre une montre et une bague que ma femme me donna lors de mon mariage et auxquels, par ce motif, j'attache un grand prix. J'ai prié avec instance qu'après ma mort ces deux objets fussent remis à ma famille.
Je n'étais pas au terme de mes souffrances. Je ne puis vous dire ce qu'ont été toutes mes angoisses pendant plusieurs heures ; la pensée de mourir ainsi loin de tous ceux que j'aime, m'était surtout bien cruelle ; s'ils le savaient, me disais-je, s'ils connaissaient mon affreuse position ? En ce moment ils rient peut-être, ils se réjouissent de mon prochain retour ... Mon âme était déchirée !
Vers le soir, A... est venu me dire : "Nous ne pouvons vous garder plus long-temps ici, vous n'y êtes pas en sûreté, les soldats vont venir, nous allons vous porter ailleurs", et alors on m'a porté dans une autre partie du village et déposé derrière une masure, sur la terre mouillée, au milieu de ronces et sous la pluie qui tombait à torrens. En me quittant, on m'a bien promis de venir me soigner.
Cependant les heures se sont écoulées et personne n'est venu : n'ayant plus d'espérance de secours, ne doutant plus que je ne fusse abandonné, j'ai appelé d'une voix lamentable : personne ne m'a répondu. Alors, à l'aide de mes mains, couché sur le ventre, je me suis traîné dans le village. J'ai été de porte en porte, implorant pitié, secours. Quelques vieilles femmes se montraient, elles paraissaient effrayées. Hélas ! toutes mes prières les ont trouvées insensibles.
En cette extrémité, j'ai pris la résolution de quitter ce village inhospitalier ; j'avais encore un peu de force, un peu de courage ; j'espérais plus loin trouver un asile, et je me suis traîné péniblement dans le premier chemin que j'ai aperçu. Une de mes jambes, brisée, pendante, n'était plus qu'un inutile fardeau, et gênait surtout mes mouvemens, qui me causaient d'inexplicables douleurs : cependant plusieurs heures se sont passées ainsi, dont chaque minute avait de nouveaux tourmens.
Je suis enfin parvenu devant une maison de grande apparence ;  mes forces étaient épuisées, mes mains, mes genoux écorchés, haletant de fatigue, de besoin et de douleur, j'ai réclamé l'hospitalité : mes prières ont été vaines, on m'a refusé asile. - Le château comme la chaumière ont été insensibles à ma misère (les propriétaires de cette maison étaient absents).
Alors, j'ai demandé qu'au moins on me procurât les secours de la religion ; et dans une affreuse agonie, dans le délire du désespoir, j'ai invoqué à grands cris la pitié publique. Mes cris se sont fait entendre au loin ; des Vendéens sont venus : ceux-là avaient un coeur, un coeur au dessus de la crainte, qui dans les autres étouffait les sentimens d'humanité. A la hâte, ils ont construit un brancard et mon transporté dans cette maison. Que Dieu récompense ceux qui me donnent asile !"

Ainsi parla M. de Bonrecueil a un de ses amis qui le visita à ses derniers momens, et en plaçant dans sa bouche ces détails déchirans, M. le comte de Saint-Pern a donné un douloureux attrait de plus à son récit. On voit qu'entre lui et M. de Bonrecueil il y avait une touchante fraternité.
M. de Bonrecueil avait une de ces âmes fortes qui n'ont besoin d'aucun encouragement humain pour supporter le malheur ; il était bon chrétien et savait tout ce que la religion a de puissance pour adoucir les plus grandes infortunes. Un prêtre vendéen lui parla ce langage divin qui console et fortifie, et quand ce dernier le quitta, il avait plus que du courage, il avait de l'espérance, de cette espérance qui naît d'un regard vers le ciel.
Un peu de temps se passa, pendant lequel le malheureux blessé reçut tous les secours que réclamait son état. M. le curé de Saint-Philbert de Bomine [Bouaine] le visitait souvent ; puis il recevait les soins d'un homme généreux dont le nom doit être appris à tous. M. Guitter, médecin à Roche-Servière, faisant taire des affections politiques qui ne sont pas les nôtres, et n'écoutant que la voix de l'humanité, n'hésita pas à se rendre près de M. de Bonrecueil, et pourtant il y avait danger, danger imminent : des soldats indisciplinés parcouraient la campagne. Le comte d'Hanache venait d'être victime de leur fureur, et deux jeunes paysans inoffensifs avaient été impitoyablement massacrés par eux. Rien ne put arrêter le noble dévoûment que nous aimons à redire, car il honore l'humanité et jette quelques lueurs consolantes au milieu du sombre et sanglant tableau de la guerre civile.

Un jour de grand matin, à ce moment où le blessé oubliait dans un pénible sommeil sa malheureuse existence, ce fut un grand tumulte à la porte de la maison. Lui s'en inquiétait peu. Qu'avait-il à craindre ? la mort ? Elle eût été un bienfait, et il y était résigné. Mais parmi les gens du logis il y avait effroi, et ce n'était pas sans motif. Ils étaient entourés par une troupe de soldats, au milieu de laquelle on voyait un de ces hommes perfides qui se font un jeu et un trafic de la délation. Cette troupe demandait à grands cris le brigand qu'on avait recueilli ; il n'y avait aucun moyen de cacher la vérité. La résistance était impossible ; il fallut céder à la force et à la violence.
Parvenus dans la pièce où reposait celui qu'ils cherchaient, les soldats ne furent point arrêtés par l'aspect d'un homme mourant, dont la figure et la contenance devaient inspirer respect et intérêt. Un chouan ne pouvait périr tranquille ! Sans égard pour son horrible état de mutilation, on l'enlève à son lit de douleur, on l'emporte ; on le place dans une charrette dont chaque cahot, sur un chemin rocailleux, va être une torture nouvelle. Qu'importe ! là où règnent la haine de parti et la passion de la vengeance, il n'y a plus d'humanité : c'est la barbarie qui succède à la civilisation.
Bientôt la charrette se mit en mouvement et chemina ; partout sur son passage elle laissait tristesse et consternation ; car cela semblait le convoi d'un homme vivant encore, qu'on menait à sa dernière demeure.

Seuls, pendant la marche funèbre, les soldats avaient de la joie. Aussi leur entrée dans Roche-Servière eut-elle l'air d'un triomphe. Là, le blessé fut déposé au rez-de-chaussée d'une maison qui faisait face à un corps-de-garde, dans un réduit obscur, étroit, humide et sur un mauvais grabat. Deux soldats eurent la consigne de le garder à vue, et d'empêcher que personne ne lui parlât hors de la présence du sous-officier commandant le poste voisin.
Qu'on se représente, s'il est possible, la cruelle position de M. de Bonrecueil. Ses souffrances étaient continuelles, affreuses ; il manquait de tout ce qui, dans son état ordinaire de santé, eût été pour lui privation. Il manquait de lumière et d'air dans cette espèce de cave où on l'avait placé. Puis, il se trouvait loin de son pays, loin de tous ceux qui lui portaient intérêt ; il était seul, abandonné. Seul ! mais non ; là, tout près, dans ce corps-de-garde en face, il y avait des soldats qui veillaient, l'insulte et la menace à la bouche, qui vociféraient sans cesse, tout le jour, contre le brigand ; et quand de fatigue et d'accablement ce dernier sommeillait, le bruit des armes, du tambour et des imprécations d'une soldatesque sans frein venait bientôt le rendre au sentiment d'une triste destinée. (Nous croyons devoir dire ici ce qui peut atténuer l'odieux d'une semblable conduite. Par un malheureux hasard, il s'est trouvé que ces soldats appartenaient à la compagnie qui, au Chêne, avait eu plusieurs hommes tués, un sous-officier entre autres. De là, une exaspération qui, à nos yeux pourtant, ne justifiera jamais, quel qu'en soit le parti qui s'en rend coupable, des actes d'inhumanité).

Cependant des âmes compatissantes se rencontrent. Plusieurs habitans du lieu offrirent de recevoir chez eux le malheureux blessé. Ils firent plus, ils sollicitèrent, comme une faveur, auprès du chef militaire, alors commandant à Rocheservière, l'autorisation d'accomplir cet acte d'humanité, en proposant de se rendre personnellement responsables de la remise du prisonnier, quand l'autorité le réclamerait. Instances, prières, tout fut inutile, tout échoua contre une inflexibilité qui prouve qu'on peut être bon soldat et ignorer cette élévation de sentiment qui fait les ennemis généreux.

La garnison de Rocheservière se composait de deux compagnies d'infanterie : l'une du 44e de ligne, l'autre du 17e ; quand cette dernière était de garde près de M. de Bonrecueil, celui-ci pouvait au moins souffrir en paix. Son commandant, le capitaine Renaud, officier de l'ancienne armée, ne craignait pas d'être humain, et savait allier ses devoirs avec ceux de la bienséance. Alors le malheureux blessé pouvait recevoir quelque adoucissement à ses maux, quelques consolations de la part de ceux qui lui portaient intérêt.

Dans cette même compagnie du 17e se trouvait un jeune soldat qui se distinguait de ses camarades par une éducation plus soignée ; il était du Midi, des environs de Marseille, et s'appelait Friey. Au nom de Bonrecueil, qu'il entend prononcer, il a tressailli ; ce nom lui est bien connu ; dans ce pays, celui qui le porte est entouré de la considération publique. Ce nom est un souvenir de la patrie, et pour cette âme généreuse, un compatriote malheureux est un ami. Il n'hésite pas, quel que soit le péril, il n'abandonnera plus le blessé, il le soignera comme un frère, lui rendra les soins les plus tendres, les plus affectueux, et son zèle et son dévoûment ne se démentiront pas jusqu'à ce que la mort lui ait enlevé celui qui en était l'objet.

Un jour, une patrouille du 44e de ligne parcourait le bourg de Rocheservière ; une partie des soldats qui la composaient étaient ivres ; mus par une idée de vengeance, ils se dirigent vers la demeure de M. de Bonrecueil ; ils vont, disent-ils, faire justice de ce coquin de chouan qui vit encore, et leurs gestes menaçans n'annonçaient que trop leur projet sanguinaire ; ils pénètrent en tumulte dans la maison en proférant d'horribles imprécations ; ce sont des sauvages altérés du sang de leur ennemi ... Une scène d'horreur va se passer dans l'étroit et sombre réduit ... mais Friey est là ; il arrête les furieux par sa présence d'esprit, par son intrépide sang-froid il leur impose. Aux uns, il parle d'honneur et de la honte qu'il y aurait à tuer un homme sans défense ; aux autres, à ceux qui ne peuvent entendre la voix de la raison, il oppose une vigoureuse résistance, et sauve enfin ce qui reste de vie qui animait encore celui auquel il s'est dévoué.
Cependant, l'état de M. de Bonrecueil devenait de jours en jours plus alarmant ; les hommes de l'art qui lui donnaient leurs soins jugèrent indispensable l'amputation d'une jambe ; le blessé lui-même le désirait ; ce membre sans vie se collait sans cesse sur son grabat, et ce n'était plus pour lui qu'une cause continuelle de gêne et de souffrance.
L'homme doué de nobles sentimens est rarement irréligieux ; son âme peu satisfaire de ce qu'elle rencontre sur la terre, s'élève naturellement vers un monde plus en harmonie avec cet instinct d'immortalité qui la tourmente et la rend insatiable d'avenir ; aussi M. de Bonrecueil, nous l'avons déjà dit, était un chrétien véritable, et avant de subir la cruelle épreuve à laquelle il se condamnait lui-même, il voulut recevoir et reçut, en effet, avec tous les signes de la foi la plus vive, les derniers secours de cette religion qui montre, dans les adversités passagère de la vie, un présage d'éternelle félicité.

Vint le moment critique : la force d'âme, la courageuse résignation de l'infortuné de Bonrecueil ne se démentirent pas un seul instant : pendant vingt minutes que dura la cruelle opération, nul cri, nulle plainte ne s'échappèrent de sa bouche ; seulement il serrait la main d'un ami que le malheur lui avait donné, et qui avait promis de l'assister pendant les momens de si terribles angoisses.
Mais dans l'étroit et sombre réduit, on ne pouvait agir avec certitude et liberté ; le jour, l'espace manquaient : aussi l'opération fut-elle plus longue, peut-être fut-il impossible de prendre toutes les précautions qui étaient nécessaires ... La nuit suivante, une hémorragie se déclara ; c'en était trop pour les forces défaillantes du blessé. Bientôt sa poitrine s'embarrassa ; le délire le saisit, délire affreux ! pendant lequel sans cesse il redisait le nom de sa femme, de la mère de ses enfans, qui de devaient plus revoir leur père ... Enfin la mort vint mettre un terme à tant de souffrances : douloureuse agonie qui avait duré dix jours ! Qu'elle repose en paix sous la terre de la Vendée cette noble et courageuse victime du dévoûment et de l'honneur !!!

Peu après ce triste évènement, un vieillard arrive dans le bourg de Rocheservière. Sa figure vénérable inspire le respect ; malgré son grand âge, il vient de s'exposer aux fatigues d'un long voyage et aux dangers de la guerre civile. Mon fils ! demande-t-il avec anxiété, où est mon fils ? ... Pour toute réponse on lui montre une tombe ! ...

Extrait
La Vendée à trois époques,
de 1793 jusqu'à l'empire,
1815-1832 - Volume 2
par Auguste Johanet
1840

ACTE DE DÉCES DE AUGUSTE-JOSEPH-PHILIPPE-LOUIS BOSSE DE BONRECUEIL

"L'An mil huit cent trente deux, le dix-huit du mois de Juin, à sept heures, du matin, Pardevant nous, Bossis Louis Marie, Maire officier de l'état civil de la commune de Rocheservière, chef-lieu de canton, arrondissement de Bourbon-Vendée, département de la Vendée,
Sont comparus M. de Tinguy Onésippe, âgé de quarante trois ans, chevalier de la légion d'honneur, demeurant en ce bourg et Frié Maurice, âgé de vingt-deux ans, chasseur du 17e léger, 2e bataillon, G. compagnie au cantonnement du dit Rocheservière, les deux amis du défunt,
Lesquels nous ont déclaré qu'hier soir, à onze heures, M. Bosse de Bonrecueil Auguste-Joseph-Philippe-Louis, propriétaire, âgé de trente quatre ans, né à Lambesc, département des Bouches-du-Rhône, demeurant à Aix, rue de St Louis, n° 19, fils de Bosse Hyppolite-Jean-Joseph et Savornin Marie-Irénée et époux de Vernoux Marie-Françoise, demeurant à Aix, est décédé en ce bourg en la maison de Grassineau Nicolas, menuisier, et ce par suite d'une amputation faite à la cuisse par cause de blessure,
et lecture faite aux comparans, ils ont signé avec nous de ce requis. Un renvoi approuvé.
de Tinguy - Frié - Bossis"

(Archives départementales de Vendée)

blason Bosse de Bonrecueil

 

Auteur : Brancas, Jean Baptiste Antoine de
Niveu : Pièce/Cote : In. 8° pcs 1835
00000498. JPG
LETTRE PASTORALE DE MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX AU CLERGÉ SÉCULIER ET RÉGULIER DE SON DIOCESE.


C`est avec un vif intérêt que la Commission a parcouru cette excellente exploitation, si habilement conduite par le sieur Alexis Joseph, qui fonde sa force sur la production des fourragères, et par suite sur la présence du bétail qui lui donne les engrais qui font la tete de son assolement.

Le domaine de Bonrecueil, situé à Lambesc, traverse parla route de Lambesc à Pélissane, compte environ 150 hectares; il est exploité par son propriétaire, M. de Bosse de Bonrecueil.
Un ruisseau, très faiblement alimenté , venant de Lambesc ; le parcourt dans toute sa longueur de l`est à l`ouest et forme le centre du bas—fond ; à droite et à gauche sont des prairies plus ou moins irriguées selon les années, et des terres de premier rapport; en dessus, viennent des plantations, d’abord, de mûriers, puis de vignes, amandiers, oliviers,
et plus haut encore des bois de pins qui forment le couronnement de la propriété: une partie des mûriers est dans les terres de la vallée,près du ruisseau.
Cette heureuse distribution peut servir d’exempIeà tous les propriétaires, qui souvent plantent au hasard et sans distinction des terrains, ni des positions.

M. de Bonrecueil dirige l’exploitation de sa propriété depuis 22 ans:en 1833 elle rendait 3,000 fr., aujourd`hui elle rend 32,000f. brut, Ce résultat dit assez l`intelligence de la direction des cultures.  Les bâtiments dexploitation, situés au centre du domaine, sont juxtaposés contre l'habitation du maitre ; leur construction est simple; M. de Bonrecueil a eu le bon esprit de n`y apporter aucun luxe. Son luxe est dans l’aspect luxuriant de son exploitation.
L’écurie est bien aérée et tenue avec une rare propreté : la bergerie laisse à désirer un peu plus d’air ; malgré les cheminées d`appel ; cependant M. de Bonrecueil a beaucoup amélioré cette partie. Les greniers à fourrages sont spacieux et bien garnis. La cour de la ferme est un peu étroite; on y entasse les fumiers devant la bergerie et l’écurie; ils pourraient être mieux disposés, mais, il faut le dire à la louange du propriétaire, il se hâte toujours d’en faire
l'enfouissage , il économise ainsi les frais d`une trop longue confection, et l’économie de la main-d`œuvre est toujours pour M. de Bonrecueil le calcul et le mobile de toutes ses combinaisons agricoles. On ne saurait trop l`en louer. Il a raison; c`est le moyen de réussir ; faire bien, mais ne pas surcharger son œuvre.
(http://www.e-corpus.org/notices/9079/gallery/68779/fulltext)

 

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Commentaires
J
Bonjour,<br /> <br /> Fort intéressant ces informations. Auriez-vous plus de données sur la famille de Bosse de Bonrecueil en Provence ?<br /> <br /> Merci<br /> <br /> jlb
Répondre
La Maraîchine Normande
  • EN MÉMOIRE DU ROI LOUIS XVI, DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE ET DE LA FAMILLE ROYALE ; EN MÉMOIRE DES BRIGANDS ET DES CHOUANS ; EN MÉMOIRE DES HOMMES, FEMMES, VIEILLARDS, ENFANTS ASSASSINÉS, NOYÉS, GUILLOTINÉS, DÉPORTÉS ET MASSACRÉS ... PAR LA RIPOUBLIFRIC
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