JEAN-SÉBASTIEN LEYSNER ♣ SCULPTEUR
Jean-Sébastien Leysner naquit le 27 janvier 1728 à Weitskocheim, dans la principauté de Wurtzbourg, fils d'Adam Leysner et Marie Barbara Saurin. Il s'était établi dès avant 1760 à Angers, où il épousa le 20 janvier 1761 Madeleine Le Maugin.
On le voit fournir en 1764 le plan figuré d'une nouvelle forme des torches du Sacre, - sculpter en 1765 les armes du roi, de la ville et du maire aux portes de l'Académie d'équitation, - passer marché le 25 août 1766 avec le Chapitre de Martigné-Briant pour la façon et la sculpture de l'autel de St-Martin dans la chapelle collatérale de gauche, avec les statues de St Martin, de St Blaise et de St Sébastien, le tout terminé et reçu le 24 décembre, - traiter le 20 février 1769 avec la fabrique de St-Laud d'Angers pour le grand autel de l'église paroissiale qu'il livra le 20 mai 1771, - fournir en décembre 1774 les quatre statues en marbre, qui décoraient le sarcophage élevé pour le service de Louis XV dans la chapelle du Collège de la Flèche, - de nouveau en mai 1780 traiter avec le Chapitre de Martigné-Briant pour le maître-autel en marbre et le tabernacle.
C'est à lui qu'était dû le dessin du nouveau choeur en menuiserie de St-Maurice d'Angers que Jacq. Gaultier fut chargé d'exécuter. Le Chapitre offrait à Leysner pour ce premier travail 600 livres ; et sur son refus, une sentence du 28 mai 1781 attribua le double à sa veuve.
L'artiste venait de mourir le 1er avril, âgé de 53 ans, laissant sa femme enceinte d'un enfant qui ne vécut pas, une fille morte à 22 ans le 20 novembre 1790 et deux fils, dont un mort à 16 ans le 9 février 1789, l'autre Sébastien-Louis né le 7 novembre 1764, statuaire, comme son père, et qui paraît en 1794, statuaire, comme son père, et qui paraît en 1794 engagé surtout dans les spéculations des ardoisières.
Leysner, qui maniait également la terre ou le marbre, n'est pas un artiste vulgaire. On le sait auteur encore des statues du jardin d'Eventard, d'un St Aubin et d'un St Jacques au grand autel du Louroux-Béconnais, d'une Descente de croix et de statues votives représentant Chilpéric et la comtesse Adèle au maître-autel de St-Aubin d'Angers, de la décoration de l'église de Luçon.
Si ces oeuvres sont détruites ou dispersées, on peut voir encore en place au grand autel de la cathédrale de Nantes, deux Anges en marbre blanc, signés de son nom et datés 1779, - dans l'église de la Chapelle-sur-Oudon un St-Sébastien, sans grande expression mais de belle tournure, - l'élégant baldaquin de l'autel de Chérancé (Sarthe), - et au Musée d'Angers, outre une statuette, une admirable tête du Christ, provenant de St-Aubin, qui atteste un sentiment non vulgaire dans la décadence du XVIIIe siècle et qui a inspiré à M. Victor Pavie une charmante fantaisie en prose. T. Grille possédait de lui un gracieux groupe d'enfants d'un goût très-pur. - Plusieurs statuettes, à peine ébauchées, ont aussi figuré à l'Exposition d'Angers de 1842.
Par un honneur suprême, David d'Angers a fait en 1845 le médaillon de Leysner.
La signature de l'artiste se trouve notamment aux registres GG 105 (20 janvier 1761) et 147 (20 juin 1762 et 7 novembre 1764).
Dictionnaire historique de Maine-et-Loire
Archives Départementales de Maine-et-Loire


