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La Maraîchine Normande
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25 octobre 2012

COMBAT DE SAINT-GILLES ♣ AN 3

Du quartier-général à Challans, le 26 thermidor an 3
de la République une et indivisible.

Au général divisionnaire Grouchy

Depuis quelques jours deux frégates et plusieurs petits bâtiments anglais croisaient sur la côte de Port-Fidel ou Saint-Gilles à Saint-Jean-de-Mont. Craignant qu'ils ne fissent un débarquement, j'allai pendant la nuit du 21 au 22 avec 150 hommes du 1er bataillon du 110e régiment et 20 hommes de la garde nationale de Port-Fidel à Croix-de-Vie bivouaquer à la Peyge, à une lieue de la place.

Le lendemain, un détachement du cantonnement de Saint-Jean-de-Mont et Notre-Dame étant en patrouille sur la côte, rencontra les brigands escortant des vivres qu'ils portaient aux anglais. Il les attaqua et les mit en déroute, leur tua 7 hommes et leur prit 10 boeufs et 6 chevaux.

Le 23 au matin, je fus informé que les anglais faisaient des mouvements qui annonçaient un prochain débarquement. j'envoyai de suite 100 hommes du 110e pour les observer. Quelques heures après j'appris que le débarquement s'effectuait à une demi-lieue de Saint-Jean-de-Mont, et qu'il était protégé par environ 4 000 rebelles, dont 400 hommes de cavalerie. Je fis partir aussitôt tout le bataillon du 110e, à l'exception de ceux qui étaient de garde, et 60 hommes du 2e bataillon d'infanterie légère, les seules forces dont je pusse disposer alors ; elles se montaient à 360 hommes. Malgré l'infériorité du nombre, notre petite colonne attaqua l'ennemi avec vigueur ; mais prête à être enveloppée et fortement harassée par la cavalerie, elle fut forcée de battre en retraite après un combat de huit heures, où nous avons eu 50 hommes tués dont un capitaine, et 60 blessés dont un capitaine et deux sous-lieutenants. la perte de l'ennemi doit être considérable.

Le reste de cette dépêche annonce que le commandant après avoir reçu quelques secours, fut cependant obligé de se borner au rôle d'observateur, et ensuite de battre en retraite. Il ajoute que le lendemain matin, 150 voitures, résultat du débarquement, filaient sans obstacle vers le bocage.

Signé BIRION, commandant de Saint-Gilles ou Port-Fidel.

- La correspondance des Sables fait connaître que le 13 thermidor an 5, une division anglaise passant devant le port, une des frégates de cette division avait touché sur le rocher de la Baleine. Comme apparamment elle ne pouvait être sauvée, les anglais y mirent le feu.

(Archives curieuses de la ville de Nantes
et des départements ...)

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