L'HUMANITE DES VENDEENS
Pas plus que leur héroïsme, l'humanité des Vendéens ne saurait être mise en doute. Un grand nombre de volontaires, pris par les rebelles et relâchés par eux, étaient de retour à Paris au mois de juillet 1793. Ils rapportaient qu'ils n'avaient subi aucun mauvais traitement, les Vendéens s'étaient contentés de leur couper les cheveux, de déchirer les revers de leur uniforme et quelquefois de couper leur habit en morceaux. Tous déclaraient qu'ils ne porteraient plus les armes contre la Vendée. Voici un laissez-passer délivré à des prisonniers, reproduit par le Journal de Paris national, du 13 mai 1793 :
Domaigné, colonel général de la cavalerie de l'armée chrétienne, permet à .... de se retirer, sous le serment par lui prêté d'être fidèle à la religion, à Louis XVII, à la monarchie française, et de ne jamais porter les armes contre l'armée chrétienne.
Cette conduite des rebelles était d'autant plus méritoire, que dès le premier jour les Conventionnels avaient ordonné que les prisonniers Vendéens seraient, sans exception aucune, envoyés à la mort.
Abbé F. UZUREAU
Aumônier du Champ-des-Martyrs
Directeur de l'Anjou Historique