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La Maraîchine Normande
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17 décembre 2025

MAYENCE - PARIS - SALZBOURG - LES MANGIN, LE PÈRE, ARCHITECTE ET LE FILS, ADJUDANT-GÉNÉRAL

 

 

 

 

François-Ignace Mangin, qui, né le 31 juillet 1742 à Pont-à-Mousson, devenu sculpteur comme son père, avait résidé un certain temps à Corny-sur-Moselle avant d'aller s'établir à Paris comme architecte. Appelé en Allemagne par un chancelier  de la Cour électorale de Mayence, il avait commencer par édifier, aux portes de Trèves, le petit château de Mon-Aise, une exquise fantaisie qui évoquait le Petit Trianon et dont une partie existe encore aujourd'hui, quoique fortement endommagée.


Sa femme, née Christine Maujean, lui avait donné le 21 mars 1766, un fils prénommé Jean-François-Xavier, dont le parrain avait été le maire de Corny, la marraine Anne Mangeot, fille d'un aubergiste de la localité.


Installé à Mayence en 1781, François Mangin avait construit pour le comte Damien-Frédéric von der Leyen, ancien chanoine du chapitre de Trèves, la Grande Prévôté, son chef-d'oeuvre, et dont la décoration intérieure, surtout, était remarquable. Pour lui-même, François Mangin avait fait édifier aux portes de Mayence un genre de château en forme de temple dont les pierres, après sa destruction, servirent à l'achèvement du fort de Castell sur la rive droite du Rhin ... François Mangin avait également participé, en 1790, à la décoration de la cathédrale de Francfort pour les fêtes du couronnement de Léopold II.

 


Le droit de cité mayençais que François Mangin avait sollicité en 1789, son fils Jean-François-Xavier le possédait déjà depuis quelques années ; en 1784, on le trouve en effet lieutenant en second, puis en 1785 lieutenant au corps du génie près l'électeur de Mayence.


Lorsque survient la Révolution française, et avec elle la constitution à Mayence des fameux clubs de jacobins, le père semble s'être livré, tout d'abord, à une sorte de double jeu. D'être affilié au club révolutionnaire ne l'empêchait pas, en effet, de recevoir et de traiter des émigrés dans sa propre maison. A ce qu'il affirmera plus tard, il conseilla à son fils de se rallier aux troupes de Custines après leur entrée dans la ville. L'ex-lieutenant de l'Électeur de Mayence devint de ce fait capitaine dans l'armée française. Mais ses services ne furent utilisés qu'avec circonspection ; on le considéra même comme suspect. Quant au père, il prétendit par la suite, que du haut d'un clocher de Mayence, il avait surveillé au profit des Français les mouvements de l'armée impériale qui s'apprêtait à investir la ville.


Lorsque les Impériaux, après un siège de quatre mois, entrèrent dans Mayence, le fils quitta la ville en même temps que les troupes régulières.
Que devinrent les deux Mangin après leur départ de Mayence ? Le fils, resté dans l'armée, fit une brillante carrière, servit en Vendée, épousa la fille du sénateur Jacqueminot, perdit son bras et mourut le 5 nivôse an IX des blessures qu'il avait reçues dans les combats devant Salzbourg.


Le père, nommé, grâce à Merlin de Thionville, adjoint du génie de 2e classe, participa en l'an III aux opérations devant Mayence, avant d'être nommé le 13 juillet 1795 gérant des fortifications à Thionville. Il y resta trois ans et quatre mois, puis après un séjour d'un an et demi à Paris, il fut nommé dans les mêmes fonctions à Metz en 1800.


Son ambition eût été d'être titularisé dans le corps du génie, ainsi qu'en témoigne une lettre qu'il adressa, le 2 décembre 1796, alors âgé de cinquante-trois ans, aux "citoyens directeurs", les priant de lui permettre de passer un examen devant les chefs de l'École du génie de Metz en vue d'entrer définitivement dans ce corps d'élite.


A cet examen, comme à un second, passé en mai 1801, il échoua sans doute, puisqu'en juillet 1803, il se désignait lui-même comme "ex-adjoint du génie".


Le 17 juillet 1809, il adressait à l'empereur et roi Napoléon Ier une supplique pour lui demander son aide et pour lui signaler -suprême imprudence - que les demandes semblables qu'il lui avait adressées antérieurement avaient sans doute été détournées par les bureaux.


L'on a présumé qu'à cette époque François Mangin avait l'esprit quelque peu détraqué, étant donné sa curieuse idée d'employer en tête de sa lettre une date du calendrier républicain - 28 messidor an XVII - alors que Napoléon avait aboli ce calendrier depuis plusieurs années déjà.


Cette lettre représente la dernière manifestation connue de l'existence de François Mangin. 


François-Ignace Mangin est décédé à Paris, en 1809. 

 

Mémoires de l'Académie nationale de Metz du 1er janvier 1975

L'architecture française en Allemagne au XVIIIe siècle de Pierre du Colombier - 1956
 

 

 


 

JEAN-FRANÇOIS-XAVIER MANGIN
Adjudant-général des armées de la république.

 

 

Fils de François-Ignace et de Christine Maujean, Jean-François-Xavier est né à Corny-sur-Moselle (57), le 21 mars 1766.

 

 

 

Le 10 octobre 1782, à l'âge de 16 ans, il entre au service militaire comme lieutenant junior du corps du génie de l'électeur de Mayence, puis le 24 mai 1785, lieutenant. En 1792, il est accepté dans l'armée française avec le grade de capitaine et nommé au quartier général de l'Armée du Rhin du général Custine. En 1793-1794, il est adjudant général au quartier général de l'Armée de l'Ouest, participe aux opérations militaires contre les insurgés de Vendée. 

 

En 1795, il reçoit le grade de chef de brigade et est nommé au quartier général de l'Armée du Rhin-et-Moselle.

 


Il eut le bras fracassé d'un boulet de canon dans le périlleux combat  qui eut lieu entre Lauffen et Salzbourg ; il est mort des suites de cette blessure, le 3 nivôse an IX (24 décembre 1800), à l'âge de 34 ans. Il fut inhumé à Salzbourg, le 25 décembre 1800).

 


Il inventa une machine de guerre à laquelle il avait donné le nom de scaphandre, dont on a fait l'expérience en 1798.

 

Voir article sur Persée : https://www.persee.fr/doc/rharm_0035-3299_1982_num_146_1_7293


Ce général digne d'estime sous tous les rapports, d'un caractère et de moeurs aimables, fut pendant quelque temps chargé de la partie secrète à l'armée de Moreau.

 

Le citoyen Mangin, adjudant-général à l'armée du Rhin, jouissait de la confiance particulière des généraux en chef Moreau et Lecourbe. C'est lui qui, devant Manheim, avait négocié et conclu, avec le général Starray, l'armistice que l'archiduc Charles a ensuite refusé de ratifier ; mais qui n'en a pas moins sauvé, à cette époque, un corps nombreux engagé dans un pas difficile.
 

Il avait épousé la fille du sénateur Jacqueminot. (Galerie historique des contemporaines, volume 6 - p. 396)

 

 

 

En effet, JEAN-FRANÇOIS-XAVIER MANGIN avait épousé à Paris (10e arr.), le 19 février 1800, Françoise-Claire Jacqueminot, fille de Jean-Ignace et de Claire Dumaire, née à Nancy, le 5 novembre 1784.

 

Jean-Ignace Jacqueminot était fils de François et de Marie Gueriot, il est né à Naives le 16 janvier 1754 ; comte de Ham et sénateur, il fut avocat dans sa ville natale, puis en Parlement à Nancy. Commandeur de la Légion d'honneur, il est décédé à Paris le 13 juillet  1813. L'empereur le fit comte de Ham et de l'Empire le 26 avril 1808, pourvu d'un majorat le 13 mars 1813.

 

Après la mort de Mangin, Françoise-Claire se remaria le 21 avril 1803, à Paris, paroisse St-Thomas d'Aquin, avec Luc-Clément Bobée, entrepreneur de pompes funèbres à Paris, puis conseiller général du Loiret, né en 1766 en Seine-Maritime, décédé à Paris en 1841.


Elle est décédé à Saint-Denis-de-l'Hôtel (45), le 6 janvier 1851, à l'âge de 66 ans.


 

 

 

 

 

AD57 - Registres paroissiaux de Corny-sur-Moselle

Luc-Clément Bobée : pour en savoir plus, voir ici : file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/sauget-2017-la-mise-en-place-dun-marche-funeraire-du-cercueil-a-paris-au-xixe-siecle.pdf

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