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La Maraîchine Normande
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9 novembre 2025

SAINT-ANDRÉ-GOULE-D'OIE (85) - LES FRÈRES GIRARD

 

 

Notes manuscrites d'Alexis des Noues de Saint-Fulgent :

 

LES FRÈRES GIRARD

 

JEAN-RENÉ GIRARD, né à la Chevaleraye, commune de Saint-André, n'était pas de la levée ; il avait en 1793 déjà 30 ans. Il ne prit les armes que pour le combat de la Guérinière ; son frère François qui suit, et lui firent toute la Grande Guerre.


Il savait lire et écrire ; il était intelligent, de plus il était bel homme : taille 5 pieds 6 pouces, très fort et intrépide.


Au moment du passage de la Loire, il était homme de confiance et porteur de dépêches du général Henri de La Rochejaquelein.


A la dernière bataille de l'armée vendéenne à Savenay, il fut pris, emmené et fusillé à Nantes.

 


Son frère François, cadet, fut chargé au Mans par La Rochejaquelein de retourner en Vendée porter une lettre à Charette. La plupart des Vendéens avaient quitté la Vendée avec regret. 15 jeunes gens de ses amis profitent de l'occasion, partent avec lui, avec armes et bagages. Rendus sur les bords de la Loire, il se firent passer en bateau par un jeune batelier, moyennant 6 f. par tête ; ils marchèrent toute la nuit et arrivèrent ainsi à Tiffauges.


Ils tombèrent sur un poste de garde nationaux, firent feu et leur donnèrent la déroute. Ils s'emparèrent de leur pain, fort à propos, ils n'avaient pas mangé de pain depuis près de 2 jours. De là, ils se dirigèrent sur les cantonnements de Charette ; en arrivant à la Brâlière, François Girard montre la lettre à M. de Monsorbier, grand-père de M. Charles qui était là avec son fils, fut bien reçu par lui et de là se rendit à Belleville où était Charette, avec sa troupe d'élite de 500 hommes qui ne le quittaient jamais, pendant que les divisions allaient de temps en temps dans leurs foyers.


Le paysan n'aime pas resté longtemps loin de son foyer, il va volontiers à la guerre, s'il sait qu'il reviendra bientôt embrasser sa femme et ses enfants, revoir ses boeufs ; c'est ce sentiment qui, en rendant nombreux les déserteurs de la Grande Armée au-delà de la Loire, avait grossi l'armée de Charette. Dans une guerre de volontaires, c'était une faute de contrarier leurs habitudes, leurs moeurs.

 

 

FRANÇOIS GIRARD, né au village de la Boutinière, commune de Saint-André, canton de Saint-Fulgent, était âgé de 17 ans lorsque la Grande Guerre éclata.


Quoiqu'il ne fût point compris dans la levée des 300.000 hommes, pas plus que son frère aîné, âgé alors de 30 ans, ils firent partie des insurgés, qui à la Guérinière près St-Vincent, battirent les 2.000 gardes nationaux, qui arrivaient avec 2 pièces de canon et des cordes, pour emmener les rebelles subir à La Rochelle sa justice révolutionnaire.


Les deux frères firent toute la Grande Guerre, passèrent la Loire ; l'aîné périt à Savenay, le cadet put rentrer en Vendée, après mille dangers, après avoir reçu 5 blessures :


- La première à la main droite, un coup de bayonnette lui a traversé la main, et percé le bas-ventre ;
- un coup de sabre sur le sommet de la tête ;
- un coup de sabre sur le bras droit
- un coup de sabre sur le bras gauche.


A la rentrée des Bourbons, il était dans l'aisance et ne demanda rien ; aujourd'hui il a 83 ans et mendie le pain de chaque jour, il est mort dans la plus grande misère. (AD85 - Biographies et histoire locale - 1 Num 402 133 - vues 12 et 13)

 


 

Enfants de Nicolas Girard et de Marie Boisselier, du village de la Chevaleraye puis de la Boutinière de Saint-André-Goule-d'Oie :


- Marie, né à Saint-André-Goule-d'Oie, à la Chevaleraye, le 20 octobre 1761 ; décédée et inhumée le 16 mai 1772 ;


- Jean-René, né à Saint-André, le 8 octobre 1763 ; fusillé à Nantes ;


- Jeanne, née à Saint-André le 28 octobre 1766 ; mariée à St-André, le 20 février 1792 avec André Grolleau, meunier, veuf de Marie Mandin ; décédée au village de la Forêt de Saint-André, le 3 janvier 1827, à l'âge de 58 ans ;


- Pierre, né à Saint-André le 30 juin 1769 ;


- Jean-Pierre, né à Saint-André, le 26 octobre 1772 ; décédé à la Boutinière et inhumé le 2 février 1781, à l'âge de 9 ans ;


- Jacques, né à Saint-André, le 11 août 1774 ;  ; décédé à la Boutinière et inhumé le 21 décembre 1780 à l'âge de 6 ans et demi ;


- François, né à la Boutinière, le 13 octobre 1776 et baptisé à St-Fulgent, le 16 octobre même année ; journalier ; marié avec Marie-Anne Malédin ; décédé à la Rabretière commune des Essarts, le 22 avril 1860 à l'âge de 83 ans ; 


- Marie-Magdelaine, né à la Boutinière le 11 novembre 1779 ;


- Jacques, né à la Boutinière, le 28 mai 1781 ; laboureur ; marié avec Magdeleine Jobard ; décédé le 28 mai 1825 au village de la Ridolière à Saint-André, à l'âge de 45 ans ;


- Clément-André, né à la Boutinière le 22 février 1785, baptisé le lendemain à Saint-Fulgent ; cultivateur ; marié à Sainte-Florence, le 2 novembre 1807, avec Jeanne Lhomedé ; décédé à la Boutinière de Saint-André-Goule-d'Oie, le 3 novembre 1828 à l'âge de 42 ans ;

 

Nicolas Girard, laboureur, est décédé à Saint-André au village de la Boutinière, et inhumé le 26 février 1793, à l'âge d'environ 65 ans.

 

 

Marie Boisselier, fille de Jean et de Marie Drapeau, est décédée au village du Coudrais à Saint-André, le 8 janvier 1819, à l'âge de 74 ans.

 


AD85 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Saint-André-Goule-d'Oie

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