- Description du logis du général Joly

- Le général Jean-Baptiste-Joseph Joly a-t-il une descendance ?

 

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L'HABITATION DU CHEF VENDÉEN JOLY

A la Chapelle-Hermier, Joly, chef vendéen, sut organiser la résistance dans le canton de la Mothe-Achard et tenir tête assez longtemps aux colonnes républicaines, chargées de le combattre.

Cet homme aux allures grossières, mais à l'intelligence peu commune, d'une dextérité remarquable pour tous les arts manuels et même l'art chirurgical, avait su grouper autour de son drapeau toute la noblesse environnante.

Dans le comité royaliste qu'il organisa au début de l'insurrection à la Mothe-Achard, son quartier général, on remarquait, en effet, Espinasseau l'aîné, de Chaillé-des-Ormeaux, qui fut tué au pont de la Grassière, le 7 avril 1793 ; Ruchaud, père, des Fontenelles ; Duchaffault, de la Guignardière d'Avrillé, plus tard curé de la Guyonnière de Montaigu, mort à Nantes, le 9 juin 1822 ; de Buor, de la Flaivière de Vairé ; Du Fief ; La Voyrie, aîné, Victor-César de la Voyrie de la Grassière, mort le 10 janvier 1794 ; La Voyrie, jeune, Charles-Auguste de la Voyrie de la Domangère de Nesmy, mort le 10 décembre 1793 ; d'Angély Antoine de Sainte-Foy, décapité le 2 octobre 1793 ; avec l'abbé Caradeuc pour aumônier en chef ; Brochard jean, tisserand et aubergiste, pour porte-drapeau, et les femmes Pairaudeau et Berthomé pour courriers.

Lorsque les gens de ce village, auxquels je m'adressai pour faire mon enquête, surent l'objet de ma visite parmi eux, ils me conduisirent près d'une bonne vieille paralytique, affligée de seize lustres surchargés de trois ans, réparant ses forces près de son feu laquelle avait conservé quelques souvenirs, de auditu, de la Grande Guerre.

Elle se rappelle parfaitement, m'a-t-elle dit, avoir entendu parler à ses parents, dans son bas-âge, du chef vendéen. Mais elle n'a pu nous renseigner d'une manière bien précise, ni sur ce dernier, ni sur sa femme et ses garçons.

En revanche, elle nous a appris que son logis se trouvait jadis sur l'emplacement de l'auberge du sieur Vrignaud, où nous étions précisément descendu, et qu'il avait été incendié par les troupes républicaines, ainsi que l'église et le presbytère, lors de leur entrée dans ce village. L'examen du plan cadastral nous a permis de reconnaître que l'immeuble de Joly se composait de trois petits corps de bâtiments situés autour d'une cour intérieure ; que l'un d'eux, de cinq mètres de long sur quatre de profondeur, situé sur la voie publique devait lui servir de boutique ; le second d'habitation et le troisième de grange. Ces divers immeubles étaient contigus au cimetière du côté nord, et se trouvaient non loin de l'église et du presbytère, qui recevait souvent ses visites. On sait, du reste, que son attachement pour le curé Brillaud, l'avait poussé à le dissimuler au fond d'un coffre de sa maison, où il fut découvert, le 28 août 1792, par la garde nationale de la Mothe-Achard ... (E. Valrey - Revue du Bas-Poitou - 2e année - 1ère livraison - 1889)

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JOLY, CONDAMNÉ A MORT :

Homme vraiment extraordinaire, il était apte à toutes professions. C'est ainsi qu'il se révéla chirurgien, horloger, tourneur et doreur. Ayant été soldat, il maniait les armes avec une habileté sans exemple, et il était rare qu'un homme visé par lui échappa à la mort. Profondément attaché à la cause royaliste, doué d'une grande bravoure et d'une égale loyauté, Joly était malheureusement très ambitieux et d'une violence inouïe. Sa perte fut néanmoins très grande pour l'armée de la Basse-Vendée, à l'éclat de laquelle il avait de son vivant puissamment contribué. (René Vallette - Journal l'Étoile de la Vendée - 15 novembre 1891 - AD85 - 4 Num 365/7)

Le 2 juillet 1794, un "rebelle de Sallertaine", Pierre Blanconnier, qui faisait partie de la colonne de Pageot, rapporte aux administrateurs du district de Challans qu' "il a vu affichée au poteau de Belleville la sentence de mort de Jolly, elle porte permission à tout soldat de tirer sur ce chef ; il paroitroit par ses rapports que c'est pour avoir fait manquer l'attaque de Challans le 18 prairial." (Archives militaires de la guerre de Vendée - SHD Vincennes - SHD B 5/9-67 - vue 14)

"Jamais il ne voulut se reconnaître le subordonné du "vice-roi de Legé" et celui-ci l'accusant d'indiscipline, même de trahison, réussit à le détacher de ses troupes. Cherchant à se réfugier auprès de Stofflet, J.-B. Joly fut atteint, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, et massacré par les gens de Grelier du Concize, vers la fin du mois de juin 1794" (La Préparation de la Guerre de Vendée 1789 - 1793 par Ch.-L. Chassin - Tome III - page 429)

 Dans les papiers de La Fontenelle de Vaudoré, il est dit à propos de la mort de Joly :

"Joly était d'une bravoure extrême et très bon militaire. Il fut condamné par un conseil de guerre, convoqué par Charette, qui le détestait, pour s'être attribué du butin sur l'ennemi, comme si les lois de la guerre n'en eussent pas fait sa propriété. Il prit la fuite et erra longtemps dans le pays. Un jour, s'étant présenté à l'entrée d'une maison, près le château de Jourdain, dans le voisinage des Herbiers, on lui refusa l'hospitalité. Il s'en plaignit fortement et dit des injures. Les gens de la maison furent prévenir les voisins de l'approche d'un homme, qui leur paraissait suspect. On accourut pour l'arrêter. Il tira les deux coups d'un fusil double, dont il était porteur, et tua un des assaillants. Bientôt un coup de feu, tiré par eux, l'étendit par terre. Porté à la métairie, il fut reconnu, le lendemain, par des royalistes qui pleurèrent sa perte ..." (La Vendée patriote 1793 - 1795 - Ch.-L. Chassin - Tome IV - 1895 - pp. 510 et 511)

Les circonstances de la mort du général Joly restent encore bien mystérieuses. Nous avons quand même suivi les indications de La Fontenelle de Vaudoré et sommes allés sur place, près de La Basse-Martinière, aux Herbiers. Nous y avons découvert une croix ; elle n'est certes pas de l'époque de Joly mais peut-être en remplace-t-elle une autre qui fut placée là en souvenir de sa mort ... ou bien est-elle là pour une autre raison ?

 

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DESCENDANCE DU GÉNÉRAL JEAN-BAPTISTE-JOSEPH JOLY

Jean-Baptiste-Joseph Joly avait épousé à Apremont, le 20 juillet 1773, Jeanne-Louise Nicolleau. Elle était fille de Jacques Nicolleau et de Louise Jouet et était née à Apremont, le 22 septembre 1749.

Les parents de Jeanne s'étaient mariés à Apremont, le 26 mai 1744. Jacques était fils de Pierre Nicolleau, marchand et de Marie Mercier et Anne-Catherine-Françoise-Louise Jouet était fille de Joseph, maistre maréchal, et de Françoise Mornet.

Outre l'histoire de ses fils que l'on peut découvrir ICI et ICI,  Jean-Baptiste Joly avait eu des filles, et parmi celles-ci, il en est une dont on peut suivre la descendance  jusqu'à nos jours, enfin presque ... Il s'agit d' Anne-Adélaïde-Henriette, née à Coëx, le 22 février 1779. 

Elle s'est mariée à Landevieille, le 21 brumaire an VII (11 novembre 1798), à un sieur Louis Bénatier,  menuisier, sous l'autorité de son curateur, François Arnaud, de la commune de Coëx, et successivement mère :

1° - le 6 pluviôse an VII (25 janvier 1799), à Coëx, de Louis Bénatier ; décédé le même jour au même lieu ;

2° - le 20 ventôse an X (11 mars 1802) à Coëx, de Marguerite-Henriette Bénatier (domestique); mariée à Saint-Georges-de-Pointindoux, le 26 juin 1832 avec Jean Alleaume, vannier, (1804 - 17 juillet 1864) ; elle est décédée à St-Georges, le 9 juillet 1866 ; elle eut 6 enfants :

  • - Jean-Baptiste-Henri-Louis Alleaume, à St-Georges, le 22 mai 1833 ; décédé au même lieu le 1er octobre 1841 ;
  • - Henriette-Adélaïde Alleaume (1), née à St-Georges, le 2 juillet 1835, mariée à St-Georges, le 23 janvier 1856 avec Pierre-François Gaborit (décédé le 31 mai 1864) ; elle est décédée au même lieu, le 19 décembre 1896 ;
  • - Marie-Philomène Alleaume (2), née à St-Georges, le 4 juillet 1837 ; mariée avec Pierre Delaire, cultivateur ;  décédée au même lieu le 11 août 1869 ;
  • - Reine-Marguerite Alleaume, née à St-Georges, le 29 juin 1839 ; décédée au même lieu le 20 septembre 1841 ;
  • - Éphémie-Félicité Alleaume, née à St-Georges, le 14 septembre 1841 ; décédée au même lieu le 17 octobre 1845 ;
  • - Élie-Samuel Alleaume, né à St-Georges le 8 octobre 1843 ; décédé au même lieu le 18 juillet 1846.

3° -  le 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803), à Coëx, de Louis-François Bénatier ;  ?

4° - le 1er frimaire an XIV (22 novembre 1805), à La Chapelle-Hermier, de Louise-Agathe Bénatier ; décédée à La Chapelle-Hermier, le 7 février 1807 ; 

5° - Le 11 mars 1807, à La Chapelle-Hermier, de Adélaïde-Esther Bénatier ; décédée à Coëx, le 13 novembre 1807 ; 

6° - Le 26 juillet 1808, à La Chapelle-Hermier, de Charles-Henri Bénatier ; décédé à Aizenay, le 7 novembre 1809 ;

7° et 8° - Le 6 novembre 1809, à La Chapelle-Hermier, de Élie et Prosper Bénatier, jumeaux ; Élie est décédé à La Chapelle-Hermier, le 18 novembre 1814 ; Prosper est décédé au même lieu, le 16 novembre 1814 ;

9° - le 8 novembre 1815, à Aizenay, de Pélagie Bénatier ; décédée à Brem-sur-Mer le 14 avril 1820.

Louis Bénatier, qui fut l'un des meilleurs officiers de son beau-père, le général Joly, est décédé à l'hospice de La Roche-sur-Yon, le 12 octobre 1828, à l'âge de 60 ans.

"Henriette Joly qui par cause d'aliénation a été conduite à l'hospice de Bourbon-Vendée, il y a plusieurs années, et qui d'après les recherches faites par sa fille et les informations du maire de la ditte commune de St-Georges, à Bourbon-Vendée et à Fontenay, dont à ce dernier hospice on n'a jamais entendu parler de cette femme. La soeur de l'hospice de Bourbon qui tient actuellement les registres, prétend que ces dernières années, on négligeait beaucoup d'enregistrer les décès à cet hospice." (voir acte de mariage de Jean Alleaume avec Marguerite-Henriette Benatier (petite-fille du général Joly) du 26 juin 1832 - St-Georges-de-Pointindoux - 1819/1832 - vue 354).

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DESCENDANCE GABORIT

(1) Henriette-Adélaïde Alleaume a épousé à St-Georges-de-Pointindoux, le 23 janvier 1856, Pierre-François Gaborit, dont elle eut trois enfants :

- Marie-Henriette Gaborit, née à St-Georges, le 17 février 1857 ;

- Henriette-Adeline Gaborit, née à St-Georges, le 31 mars 1859 ; mariée le 24 mars 1881 à St-Georges, avec Pierre-Gabriel Bernard, forgeron, né à Ars (île de Ré), le 28  septembre 1856, fils de Louis Bernard, tailleur à Ste-Flaive-des-Loups, et de Marie-Pélagie Boulanger ; dont trois enfants : - Marie-Henriette-Herminie Bernard, née à St-Georges, le 13 mai 1883 ; - Marie-Berthe-Henriette Bernard, née à St-Georges, le 11 juin 1884 ; mariée le 28 janvier 1933, à St-Nazaire, section de Saint-Marc, avec Paulo de Aranjo et remariée à Paimboeuf, le 21 juillet 1950, avec Léon-Charles Lemesle, né à Paris 17e, le 9 mars 1894, décédé à Paimboeuf, le 4 mai 1978 - Marie-Berthe-Henriette est décédée à Paimboeuf, le 1er janvier 1962  ; - Pascal-Élie-Gabriel Bernard, né à St-Georges, le 31 mars 1888 et décédé à La Rochelle, le 8 septembre 1960 ; Pierre-Gabriel Bernard "a été trouvé mort au lieudit le Champ Malheureux", à La Mothe-Saint-Héray (79), le 4 septembre 1910 ; 

- Pierre-Henri-Élie Gaborit, né à St-Georges, le 13 mars 1861 ; décédé à St-Georges, le 30 avril 1865.

Pierre-François Gaborit est décédé à St-Georges, le 31 mai 1864, à l'âge de 34 ans. Henriette-Adélaïde Alleaume est décédée au même lieu, au bourg, le 19 décembre 1896, à l'âge de 61 ans.

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DESCENDANCE DELAIR(E)

(2) Marie-Philomène Alleaume a épousé à St-Georges, le 17 juin 1861, Pierre-Jean Delair (ou Delaire), métayer, né le 25 juillet 1833 à St-Julien-des-Landes, fils de Pierre Delair, métayer à la Boilivière (St-Julien), et de Marie-Désirée Guilloton (mariés à St-Julien, le 11 mai 1830) dont elle a eu quatre enfants :

- Pierre-Jean Delair, né à St-Julien, le 19 mars 1862 ; demeurant à la Guillemandière à St-Georges ; marié avec Marie-Louise Baudry, fille de François Baudry et de Marie-Louise Bouron, à St-Georges-de-Pointindoux, le 17 novembre 1880 ; dont trois enfants : - Victor-Aimé Delair, né à St-Georges, le 11 janvier 1881, marié à Montreuil-sur-Seine (93), le 26 septembre 1942 avec Angèle Cato ; - Marie-Alna-Rosella Delair, née à La Chapelle-Hermier, le 27 novembre 1886, décédée au même lieu le 29 mai 1903 ; - Constant-Pierre-Léon-Noël Delair, né à La Chapelle, le 25 décembre 1889, décédé au même lieu, le 5 avril 1894 ; Pierre-Jean Delair est décédé à La Chapelle-Hermier, le 9 juillet 1917 ; 

- Marie-Augustine-Désirée Delair, née à St-Julien, le 26 mars 1864 ; décédée au même lieu le 6 avril 1864 ;

- Victor-Pascal Delair, né à St-Georges, le 12 août 1865 ; décédé au même lieu le 23 décembre 1870 ;

- Henri-Emmanuel-Aimé Delair, né à St-Georges, le 8 avril 1868 ; maçon ; marié le 19 avril 1893, à La Chapelle-Hermier, avec Céline-Mélanie Chaillou, née le 19 novembre 1872 à la Filotière de La Chapelle-Hermier, fille de Jean-Marie Chaillou et de Céleste Bonneau, dont il eut trois enfants :

1- Félicien-Pierre-Aimé Delair, né à La Chapelle-Hermier, le 5 mai 1894 ; soldat au 1er régiment de marche d'Afrique (1er RMA), mort pour la France, le 27 juin 1915 à Seddul-Bahr (Turquie), inscrit sur le monument de La Chapelle-Hermier ;

2 - Alida-Florence-Aimée Delair, née à La Chapelle-Hermier, le 4 novembre 1897 ; tailleuse ; mariée le 15 janvier 1919 à La Chapelle-Hermier, avec Aimé-Baptiste-Léon Rocheteau, né à St-Julien-des-Landes, le 19 avril 1895 ; "mobilisé au 4e régiment de Zouaves", il est blessé le 5 octobre 1915 par éclat d'obus au pied gauche ; blessé de nouveau à Marecourt, par éclats d'obus au thorax ; commotionné par EO le 30 mars 1918 ; cité à l'ordre de la division le 4 septembre 1918 pour avoir eu un comportement exemplaire lors de batailles farouches ; décoré de la Croix de guerre avec étoile d'argent et médaille militaire par décret du 27 décembre 1930 ; il est décédé aux Sables-d'Olonne le 4 mai 1978 ; Alida est décédée au même lieu, le 20 février 1969 ;

3 - Étienne-Eugène-Clovis Delair, né à La Chapelle-Hermier, le 14 novembre 1900 ; domestique, meunier ; marié le 20 juin 1923, à La Chapelle-Hermier, avec Marie-Marguerite-Élisabeth Garandeau, née à La Combe, Vairé, le 8 juillet 1902, fille d'Aimé Garandeau et de Sydonie Goulpeau ; dont Monique-Aimée-Irène-Marguerite Delair mariée à Robert-Charles-Marie Bénéteau (né à St-Révérend, le 7 juin 1923, décédé aux Sables-d'Olonne, le 5 août 2008) ; Etienne est décédé à La Chapelle-Hermier, le 5 novembre 1958 ; Marie-Marguerite-Élisabeth Garandeau est décédée à St-Gilles-Croix-de-Vie, le 10 juillet 1988.

Henri-Emmanuel-Aimé Delair est décédé à La Chapelle-Hermier, le 3 novembre 1958 et son épouse, Céline-Mélanie Chaillou est décédée au même lieu, le 31 janvier 1939.

Marie-Philomène Alleaume est décédée à St-Georges-de-Pointindoux, le 11 août 1869 ; Pierre-Jean Delair s'est remarié, à St-Georges, le 19 juillet 1871, avec Marie-Louise Bouron, dont il eut deux filles. Il est décédé à La Chapelle-Hermier, le 27 février 1910.

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La Chapelle-Hermier

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Nous ignorons ce que sont devenues les trois dernières filles du général Joly, Rosalie-Félicité, Marie-Louise-Victoire et Marie-Adélaïde, nées respectivement en 1786, 1788 et 1789. Elles sont probablement décédées en bas-âge car lors de l'assassinat de leur mère, on a dit qu'elle était avec sa fille, qui ne peut être qu'Anne-Adélaïde-Henriette.

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D'après les papiers de La Fontenelle de Vaudoré, conservés à la Bibliothèque municipale de Niort, lorsque Joly eût été assassiné, "Delaunay somma sa femme de dire où étaient les trésors de son mari. Celle-ci s'y refusa d'abord ; menacée de mort elle conduisit le divisionnaire au lieu où était la cachette. Delaunay s'étant assuré de la vérité de la révélation mit à mort la malheureuse épouse de Joly ... Elle l'avait accusé de n'être qu'un lâche transfuge. L'origine et les principes équivoques de Delaunay le faisait soupçonner d'avoir figuré dans le parti contraire.

La femme du général Joly, Jeanne-Louise Nicolleau, fut assassinée à Malvoisine, près de la Roche-sur-Yon. (note p. 336 - Revue du Bas-Poitou et des provinces de l'Ouest - 1892 - 3e année - 1ère livraison)

La soeur de Jeanne-Louise Joly, Rosalie Nicolleau, née à Apremont, le 17 février 1757, avait épousé à Apremont, le 17 février 1784, Victor-Pierre Trichet, fils de Louis Trichet et de Françoise Rapiteau, boucher, de la paroisse d'Aizenay, dont elle eut une fille, Marie-Rosalie ; puis, elle s'est remariée à Aizenay, le 25 novembre 1788, avec François Arnaud, maréchal taillandier, fils d'Étienne Arnaud, maréchal taillandier, à Aizenay, et de Marie Hilairet, dont elle eut trois enfants : - Rosalie ; - Louis et - Pierre.

Beau-frère du général Joly, François Arnaud fut le curateur d'Anne-Adélaïde-Henriette Joly et était présent au mariage de celle-ci, à Landevieille, le 11 novembre 1798.

Quand François Arnaud apprit la mort de Joly, il alla trouver Charette et se plaignit à lui de l'odieuse façon dont avait été traité le général vendéen. "Je suis le premier désolé, répondit Charette, je vous promets de m'occuper de ses enfants !"

Emoji ⚜ Fleur de lys à copier/coller

 

Revue du Bas-Poitou - 5e année - 1ère livraison - 1892 - pp. 336 à 341

La Vendée patriote 1793 - 1795 - Ch.-L. Chassin - Tome IV - 1895 - pp. 510 et 511

Histoire de la Vendée militaire - vol. 2 - J. Crétineau-Joly

Histoire de la Guerre de Vendée et des Chouans - Alphonse de Beauchamp - 1809

AD85 - Délibérations municipales des Sables - AC 194 22 - vue 13