CLAUDE-ANDRÉ-BENOÎT REYNAUD DE BONNASSOUS DIT SOLON REYNAUD

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Fils de Claude-Dominique Reynaud, écuyer (30 mai 1714 - 25 octobre 1763), receveur général des Tailles du diocèse du Puy (1754), conseiller du Roi, commissaire des Guerres (charge qui l'anoblit), marié le 13 février 1740 à Marie Genestet de Planhol (1722 - 1788), Claude-André-Benoît Reynaud de Bonnassous naquit au Puy-en-Velay (St-Jean) (Haute-Loire), le 17 avril 1749 d'une famille de la haute bourgeoisie velave.

Claude-Dominique et Jeanne-Marie ont eu 15 enfants : Solon est le quatrième.

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Il adhéra aux idées nouvelles de la Révolution ce qui l'amena à être nommé en 1790, maire de la ville du Puy-en-Velay.

Mais ses ambitions étaient grandes et il ne se contenta pas de ces hautes fonctions locales. Il fut élu le 28 août 1791 député de la Haute-Loire à l'Assemblée Législative (le 3° sur 7 députés à lire par 242 voix sur 277 votants). Siégeant parmi les réformateurs, il vota constamment avec la majorité.

Pour affirmer sa qualité de législateur, il avait pris le surnom de Solon.

Le 3 septembre 1792, il fut réélu par son département (le 1er sur 7 par 219 voix sur 334 votants) comme représentant à l'Assemblée Constituante.

L'annuaire royal nous rapporte que Reynaud de Bonnassous logeait à Paris en 1792 et 1793, rue des Frondeurs, hôtel de Montpensier. Il habita plus tard au 224, rue Neuve-Saint-Roch.

Il vota, dans le procès du roi Louis XVI, pour la mort sans sursis. La Convention l'envoya dans son département pour faire une levée extraordinaire de 300.000 hommes (sic), il profita de cette mission de confiance pour demander l'exécution de ses compatriotes suspects. En novembre, il fut rappelé par la Convention à qui il annonça plusieurs fois son prochain retour, mais il resta prudemment au Puy où il sévissait contre l'administration locale et accusa de dilapidation les officiers municipaux de la ville qui vinrent se plaindre à Paris.

Chateauneuf-Randon - qui ne l'aimait pas - fut chargé de faire une enquête à ce sujet et donna tort à Reynaud de Bonnassous qui n'en persista pas moins dans son refus de revenir à Paris. Il ordonna en mars 1794 la démolition des clochers, sauf celui du temple de la raison.

"Comme ce clocher, écrivait-il, affecte une forme pyramidale de laquelle on peut tirer parti pour conserver à la mémoire les glorieux événements de la République française et rappeler à la postérité l'heureuse époque où l'esprit humain a passé de l'abîme des préjugés à la jouissance insatiable de la raison. La municipalité prendra les mesures pour mettre à profit la structure de ce clocher surmonté déjà d'un coq qui est le symbole de la surveillance et lequel est mouvant pour fixer ses regards sur tous les côtés, afin de surveiller le salut de la République."

Il fit condamner à cinquante livres d'amende et à l'emprisonnement comme suspect, tous ceux qui interrompaient leurs occupations les jours du "ci-devant dimanche" ou qui n'observaient pas le décadi. Puis il se rallia à Bonaparte après le 18 brumaire et, de ce fait, fut nommé directeur des contributions directes au Puy, poste qu'il conserva jusqu'en 1814.

Marié, en 1769, à Marie-Anne Exbrayat, il eut :

- Marie-Antoinette-Claudine Reynaud, née au Puy le 6 janvier 1773 ;

- Hubert Reynaud, chef de bataillon démissionnaire ;

- Charles Reynaud, écuyer ;

- Jean-François-Balthazar Reynaud, né au Puy, le 4 janvier 1777 ; chef d'escadron (2e régiment de Carabiniers) ; a fait les campagnes des années 1793, ans 2 et 3 à l'Armée des Pyrénées orientales, 5 et 7 en Italie, 12 et 13 sur les côtes de l'Océan, 14 vendémiaire an 14 et 1806 en Autriche, 1807 et 1808 en Prusse et Pologne, 1809 en Espagne, 1812 en Russie, 1813 en Allemagne, 1814 en France ; Blessé, le 30 mars 1814, sous les murs de Paris d'un éclat d'obus à l'aisne droite ; chevalier de la Légion d'honneur (14 avril 1807) ; marié à Christine Portal en 1817 et dont il eut une fille, Marie-Antoinette-Célina ;

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- et Nicolas Reynaud, baron d'Empire par lettres patentes du 10 février 1809 (donataire d'une rente de 10.000 livres à percevoir en Westphalie) par décret impérial du 17 mars 1808 ; né au Puy, le 29 septembre 1771 ; sous-lieutenant d'infanterie en 1791, capitaine le 16 septembre 1792, chef d'escadron le 11 août 1798, chef de brigade le 19 mars 1801 ; général de brigade le 31 décembre 1806, Commandeur de la Légion d'honneur, il fut autorisé à porter les armes nouvelles : "écartelé au 1er d'azur à trois étoiles d'or, 2.1 ; au 2e des barons militaires ; au 3e de gueules à l'obélisque égyptien de granit sénestré d'un palmier-dattier, le tout au naturel et terrassé de sinople ; au 4e d'azur au renard passant au naturel, contourné et posé sur une terrasse de sinople" ; décédé au Puy, le 26 juillet 1828 ;

Nicolas avait épousé, en 1817, Marie-Marguerite-Augustine Morel, dont : - Nicolas-Régis-Victor, né au Puy, le 22 décembre 1817 ; - Jules-François-Balthazar, né à Taulhac, le 3 octobre 1821 et Claude-Joseph-Albert (7 septembre 1819 - 1er novembre 1880), baron, né au Puy ; conseiller général de la Haute-Loire, vice-président du Tribunal du Puy, chevalier de la Légion d'honneur (1er août 1868) ; décédé à Taulhac, le 1er novembre 1880 - époux de Marie-Agathe-Flavie Lafont, décédée au Puy, le 22 mars 1903, dans sa 79e année.

Claude Reynaud de Bonnassous est mort au château de Bonnassous, près de Taulhac (Haute-Loire), le 10 septembre 1815.

décès 1815

 

Aux Archives départementales de Haute-Loire, sous la cote 6 Fi REYNAUD, on peut trouver un portrait de Claude-André-Benoît Reynaud de Bonnassous, dit Solon Reynaud (1747-1817), député de la Haute-Loire miniature anonyme, s.d. photo d'après original : tirage N.B., 9 x 6 cm, 2 ex. (Non disponible en ligne).

 

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AD43 - Registres paroissiaux du Puy et d'état-civil de Taulhac

Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy - Tome 7 - par Gaston de Jourda de Vaux