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Pontmoreau (Pommoreau), ancien fief de Dandésigny, se trouve dans la commune de Verrue (86). La maison noble de Pontmoreau appartenait à la famille de Fouchier et dépendait de Dandésigny. Son revenu annuel était de 25 livres ; elle avait basse justice, devait hommage plein et un cheval de 60 sous à muance de seigneur, 20 aux aides. (Faits et anecdotes relatifs à l'histoire de Mirebeau par Eugène Chevallier)

Famille noble et très-ancienne, originaire du Poitou, plusieurs de ses membres ont résidé en Touraine aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Elle commence sa filiation en 1349. Pierre Fouchier, vivant en 1386, est qualifié d'écuyer dans un titre authentique de cette époque. Jacques Fouchier, écuyer, seigneur de Pontmoreau, et Henriette Fouchier, sa soeur, furent maintenus dans leurs qualités et privilèges de noblesse, le 23 janvier 1642, par le juge délégué dans les élections de Tours, de Loudun et de Richelieu, par les commissaires généraux sur le fait d'exemption des francs-fiefs. La famille de Fouchier a encore été maintenue dans sa noblesse le 3 août 1667 et le 18 février 1715. (Armorial général de la Touraine)

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François-Paul de Fouchier, seigneur de Pontmoreau, officier au régiment des Grenadiers royaux de Touraine, chef d’escouade à l’armée des princes, 3e compagnie, infanterie, était le fils unique d'Augustin-François et d'Anne de Laspaye.  Il était né au Château du Pressoir-Bachelier, en Mauzé-Thouarsais, vers 1753 et avait épousé, le 4 juillet 1780, Marie-Adélaïde-Angélique Le Maignan, dont il eut un fils unique, François-Édouard, né à Thouars, paroisse Notre-Dame-du-Château, le 29 décembre 1787.

Lieutenant dans le régiment de Rohan, François-Paul fut condamné par la Commission Bedos et fusillé à Vannes le 13 thermidor an III (31 juillet 1795), il avait 42 ans.

 

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Admis au service dès l'âge de 16 ans, François-Édouard entra au vélites de la garde impériale, le 8 avril 1804. Il prit part à la campagne de 1804, sur les côtes et à celle d'Allemagne, pendant les années 1805 et 1806. Parti à l'armée d'Espagne en janvier 1807, il fut rappelé en France, pour assister à la campagne de Prusse, en 1808. Nommé fourrier au régiment de chasseurs de la vieille-garde, pendant la campagne de Pologne, en 1809, il fit en 1810, celle d'Espagne, partit en mars 1811, pour la grande armée et suivit Napoléon, dans son immortelle campagne de Russie, en 1811-1812.

Nommé sous-lieutenant au 2e régiment de conscrits (chasseurs de la garde impériale) après la prise de Moscou sur les Russes, il obtint le grade de lieutenant au 4e régiment de voltigeurs de la garde impériale, le 15 mars 1813, et fut grièvement blessé par une balle à la main droite, le 18 octobre suivant, dans un engagement devant Leipzick.

Nommé capitaine adjudant-major au 136e régiment d'infanterie de ligne, pendant la campagne de Saxe, à la rentrée des Bourbons, il fut désigné pour occuper les fonctions de quartier-maître-trésorier à la compagnie des grenadiers à cheval de la maison militaire du Roi.

Il fut élevé au rang de chef d'escadron, le 4 août 1814, et entra comme officier d'habillement au 1er régiment de grenadiers à cheval de la garde, le 12 octobre 1815. C'est dans ce régiment, que ce glorieux vétéran des guerres du premier empire termina, en 1822, sa courte mais brillante carrière.

Il reçut du Roi, avant de quitter l'armée, le brevet de lieutenant-colonel honoraire et l'éminent légionnaire se retira dans sa ville natale où il est mort, le 27 août 1872, sans avoir contracté d'alliance.

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Cet officier supérieur avait été fait chevalier de la Légion d'honneur à la grande armée, le 14 juin 1813 ; chevalier de Saint-Louis, par ordonnance du 14 septembre 1814, et officier de la Légion d'honneur, le 12 novembre de la même année. Il fut aussi médaillé de Sainte-Hélène.

François-Édouard était le dernier représentant de la branche aînée d'une famille du Mirebalais, petit pays au nord du Poitou, qui dépendait avant 1789, de la sénéchaussée de Saumur, du diocèse de Poitiers et de la Généralité de Tours. (Panthéon de la Légion d'honneur - pp. 180 et 181 - par T. Lamathière - XIV - 1892) Il ne posséda point le manoir de ses aïeux, qui avait été saisi sur son père émigré, et qui fut vendu au fermier André Renault, dont la famille le tenait à bail depuis plusieurs générations. (Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest - 1er janvier 1877)

 

AN - Base Leonore - LH/1006/71

AD79 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Thouars