POITIERS NOTRE DAME Z


L'Administration, s'étant emparée du couvent en 1792, nomma le 1er octobre un certain JACQUES DESMIER (ou Dexmier) pour gardien des meubles qui garnissaient les bâtiments.

Elle n'eut pas la main heureuse, et le sieur Desmier se livra à un véritable pillage de l'établissement qui lui était confié. Tout lui était bon, et il alla jusqu'à arracher les fers qui étaient scellés dans les murs pour les vendre à son profit.

Voici la liste d'une partie des objets qu'il était accusé d'avoir volés : une table de bois de noyer à tiroirs et à pieds tournés, un fauteuil garni en étoffe jaune, deux pintons d'étain, une table de bois de sapin, un fauteuil garni en tapisserie, deux tableaux contenant l'écriture dite de saint François de Sales, un autre représentant la Nativité, un autre représentant la Vierge et Jésus Enfant, un autre représentant saint Augustin, huit battants de portes et armoires, quatre châssis dormants, cinq tablettes, une planche, quatre traverses, deux côtés de cheminée, neuf hais de sapin et bois blanc, deux marchepieds de chapelle, quatre fauteuils et deux chaises paillées, une garniture de lit de siamoise rouge, jaune et bleue, deux armoires, quatre petits tableaux, etc., etc.

Visitation Poitiers z

Convaincu de ces vols, Desmier fut condamné, par jugement du tribunal criminel du 17 juin 1793, à quatre années de fer et préalablement à six heures d'exposition sur la place publique. Un nommé Jacques Lafond, fermier des clos et jardins du couvent en vertu d'une adjudication du 27 octobre 1792, qui était, lui aussi, accusé de différents vols, eut la chance d'échapper à une condamnation. (La Semaine religieuse du diocèse de Poitiers - 1er janvier 1905).

Son emprisonnement fut de courte durée puisque Jacques Desmier est mort dans la maison de justice de Poitiers, le 29 juillet 1793.

DESMIER JACQUES DECES 3

 

AD86 - Registres d'état-civil de Poitiers