St-Amant de Bonnieure z

FRANÇOIS-ANTOINE DANIEL DE CLERVAUXChevalier de Saint-Louis, du Phénix, de Hohenlohe.

De la famille des seigneurs de la Brousse de Vanzay, fils de François, écuyer, Seigneur de la Chandelline, et de Luce Cuvillier, François-Antoine est né le 22 octobre 1768 à Saint-Amant-de-Bonnieure.

François-Antoine baptême 1768 z


Entré en 1788 comme officier dans le régiment Royal-Champagne, il émigra en 1791, et entra dans le corps des mousquetaires lors de leur formation. Il fit la campagne de 1792 à l'armée des Princes, rejoignit l'armée de Condé ; entra le 22 mai 1793 dans le deuxième escadron de la deuxième division de la cavalerie noble. Il se trouva à toutes les affaires de cette campagne, nommément à celles des 20 et 21 août, 12 septembre, 13 octobre, 2 et 3 décembre, comme le prouve le certificat qui lui fut délivré par le Prince de Condé le 28 avril 1794.

François-Antoine passa ensuite comme cadet au régiment de Rohan-hussards, et fit dans ce corps la campagne de 1794.

Il fit les campagnes de 1795 et 1796, et notamment celle de Quiberon, dans les cadres de Williamson, d'abord en qualité de volontaire, et plus tard comme sous-lieutenant (3 mars 1795) dans le régiment de Blangy infanterie.

Après le licenciement des cadres, il fut envoyé en mission à Paris ; passa ensuite en Basse-Normandie, où il servit sous les ordres du comte de Frotté, et commandait le canton de Vimoutiers en qualité de capitaine ; il y fit les campagnes de 1798, 1799 et 1800, dans la légion dite de Picot.

De Clervaux fut arrêté peu de temps après la mort du comte de Frotté, incarcéré, mis au secret, et enfin renvoyé dans sa commune sous la surveillance de la police ; il fit sa déclaration devant le préfet des Deux-Sèvres, le 28 floréal an X (18 mai 1802), et fut enfin amnistié le 13 brumaire an XI (4 novembre 1802).

Le 10 juillet 1816, il fut fait chevalier de Saint-Louis, et le 25 septembre de la même année, il reçut le brevet de l'ordre noble de Hohenlohe.

François-Antoine Daniel de Clervaux mourut à Vanzay, le 2 décembre 1839.

décès 1839 z

 

Pendant les dures années de l'insurrection basse-normande, ses camarades chouans, vivant comme lui, le plus souvent au milieu des bois, et qui eurent souvent l'occasion d'apprécier les dons singuliers de charmeur d'oiseaux de François de Clervaux, l'avaient surnommé "l'Oiseleur".

Il avait épousé, par contrat du 28 juillet 1820 reçu Geoffroy, notaire à Poitiers, Clotilde-Marie-Louise de la Sayette, fille d'Antoine-Marie-Honoré, chevalier de Saint-Louis, ancien maréchal des logis des chevau-légers de la garde du roi, major de cavalerie, et de Marie-Louise de Leffe de Noue, demeurant à Vanzay, dont il eut une fille Marie-Françoise-Adrienne-Célie, née le 12 juin 1824, décédée à Poitiers, le 10 juin 1885.

 

Les émigrés charentais, 1791 - 1814 - de Pierre Bureau - 2003

Histoire des communes des Deux-Sèvres - Le Pays Mellois - Maurice Poignat - 1982

Dictionnaire historique et généalogique des familles de l'ancien Poitou de Henri Beauchet-Filleau - 1846