Montfalcon du Cengle Z

 

Fils de Claude et d'Anne Vecher, JOSEPH DE MONTFALCON DU CENGLE, ARCHEVÊQUE DE TARENTAISE, était né le 12 février 1732, au château de Saint-Offenge-Dessous, près d'Aix en Savoie.

baptême 1732 z

Il avait été chanoine d'Asti, puis président de la Superga, et s'était livré, dans cette retraite, aux études ecclésiastiques.

Choisi pour remplacer Mgr Gaspard-Auguste-Laurent de Ste-Agnès, à l'évêché de Tarentaise, il fut sacré à Turin, par Mgr Costa d'Arignano, le 14 mai 1785. Il visita régulièrement son diocèse, établit à Moûtiers un Mont-de-Piété, ranima les études ecclésiastiques, et multiplia les petites écoles dans les campagnes. Chaque année, il prêchait aux grandes fêtes, et présidait la retraite des curés. Il faisait le bien dans son diocèse, lorsqu'en octobre 1792, l'armée française s'empara de la Tarentaise. L'archevêque resta, tant qu'il le put, pour consoler et soulager son troupeau, jusqu'à ce que le refus du serment, exigé par la proclamation des représentants en Savoie, du 8 février 1793, l'obligea à chercher un autre asile.

Il partit de Moûtiers, le 1er mars 1793, et fut exposé à de grands dangers de la part de quelques soldats. Enfin, il put échapper et se rendit à Turin.

La Tarentaise ayant été prise, au mois d'août suivant, par les troupes sardes, aux ordres du duc de Montferrat, l'archevêque se hâta de rentrer au milieu de ses ouailles ; mais les revers qui suivirent l'affligèrent tellement, qu'il tomba malade, et mourut, le 22 septembre 1793, à l'âge de 61 ans, 7 mois et 8 jours, en gémissant des maux qu'il prévoyait.

Il avait siégé huit ans, quatre mois et six jours. Ses amis eurent à peine le temps de lui rendre les honneurs funèbres. Le jour où il fut déposé dans le caveau réservé aux Archevêques, les éclaireurs Français arrivèrent à Moûtiers, aussitôt après la cérémonie. Les membres du Chapitre prirent la fuite et il n'y eut personne pour rédiger l'acte mortuaire de ce prélat. Il fut vainement cherché à la Chancellerie de l'Évêché, dans les registres de la paroisse, à la Mairie et au Greffe même ; nulle part il ne se trouvât.

Ce fut le dernier archevêque de Tarantaise et le dernier prince de Conflans.

Il a laissé quelques Lettres et Mandements pour l'instruction de ses diocésains.

Sa soeur Marie et ses deux nièces : Joséphine de Savoiroux et Anne Favier de la Biguerne furent ses héritières.

 

Saint-Offenge château z

 

L'ami de la religion et du roi - volume 26 - 1820 - p. 62

Revue Savoisienne - 9e année - n° 7 - 18 juillet 1868

Mémoires et documents publiés par l'Académie Salésienne - Tome quarante-septième - 1929

Talmay de 1789 à 1801 - Dijon Imprimerie Jobard - 1906

AD73 - Registres paroissiaux de St-Offenge-Dessous