Sainte-Cécile vue église z

Charles Menanteau fut vicaire d'Aizenay en 1747 ; vicaire du Boupère en 1752 ; curé de Saint-Julien-des-Landes en 1754 ; 28 août 1759, curé de Sainte-Cécile.

Prise de possession de la cure de Sainte-Cécile :

"Le vingt-sept aoust 1759, M. Blanchard a fait la démission de la cure de Sainte-Cécile entre les mains de Monseigneur l'Évesque, présentateur ordinaire, qui le mesme jour l'a présentée à Mre Charles Menanteau, curé de Saint-Julien-des-Landes, qui a pris possession de la ditte cure de Sainte-Cécile, le quinze septembre de la même année, ayant invité à cette cérémonie ses parents et amis pour le 14, jour de l'Exaltation de la Croix, et tous s'y étant rendus à pareil jour, M. Caillé, notaire apostolique, manqua de se rendre au jour indiqué ; et tous se retireront (?) ; et le dit sieur Curé n'eut le lendemain pour témoins que M. Blanchard et Oger [vicaire de Sainte-Cécile]. Sur quoy il faut observer que le dit sieur Menanteau, après avoir pris possession de la cure de St-Julien en 1754, le 3 may jour de l'invention de la Croix où certainement il en trouva ; la Providence le conduisit à Sainte-Cécile dans le temps de l'Exaltation de la Croix ; époque admirable qui devoit confondre les ennemis qu'il laissoit, toutefois en petit nombres, mais dont la ditte ville étoit puissante et fort ingénieuse. En pratique, le public la hué dans tout le diocèse ; le ministère en a été informé ; et le calomnié a eu la victoire.

Menanteau, curé de Sainte-Cécile."

menanteau signature z

Une main inconnue ajouta deux mots à la fin de la déclaration de l'abbé Menanteau  : "bavardage inutile".

Qu'a-t-il bien pu se passer à Saint-Julien-des-Landes pour justifier ce "bavardage inutile" de l'abbé Menanteau ?

Les registres de St-Julien de l'année 1759 (vue 35/73) contiennent une note de sa main, en date du 6 janvier, malheureusement la reliure de ce registre étant très serrée, certains mots sont difficilement lisibles :

"Le six de janvier jour des Roys, les Vespres sur le point de se commencer, il y eut une bataille dans l'église avec effusion de sang assés considérable pour prophairer et pollué l'église.
En conséquence de quoy, le lendemain, jour de dimanche, le curé n'y voulut point dire la messe, quoyque mr l'abbé de Rivaudeau (?) l'eut déjà dit après la pollution, ne la faite pas ; mr l'abbé de Trizay, vicaire général a décidé que pour la célébration, l'église étoit censée réconciliée ; et l'on a point rebény ; sur quoy, plusieurs auteurs disent qu'il le faut, d'autres qu'il n'est pas nécessaire ; quelques-uns enfin disent mieux que dans le doute par les différentes opinions, qu'il faut b[énir] l'église."

Nota Menanteau St-Julien 1759 z

Quelle était la cause de cette "bataille"  ? et la décision de l'abbé Menanteau, de ne pas dire la messe ce jour-là, était-elle une raison suffisante pour qu'il se soit fait des ennemis en cette paroisse ? ... Pour l'heure, nous n'avons pas de réponses à ces questions, hélas !

Le 16 janvier 1781, M. Charles Menanteau, curé de Sainte-Cécile, donnait sa démission en faveur de Jean-Paul-Armand Dolbecq, son vicaire, normand d'origine, qui prit possession de la cure le 26 juin suivant. 

 

AD85 - Registres paroissiaux de Sainte-Cécile - 1758-1769 - vue 26

AD85 - Registres paroissiaux de Saint-Julien-des-Landes

AD85 - Dictionnaire des Vendéens