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JEAN-VICTOR THARREAU, né au May-sur-Èvre le 15 janvier 1767, baptisé le lendemain, fils de Pierre-Alexis-Jean-Pierre Tharreau des Germonières et de Marie-Geneviève Gantet, s'enrôla, quitta femme et enfants, dans le 2e bataillon des volontaires de Maine-et-Loire en 1792, où il passa le 17 août adjudant-major, partit le 27 septembre pour l'armée du Nord, arrivé à Maubeuge fut retenu comme ordonnance, puis comme aide-de-camp par le général Tourville, avec qui il assista au siège de Namur.

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Le 25 mars suivant, il arrêtait en plein camp un officier d'état-major de Dumouriez qui venait agiter l'armée.

Quelques mois plus tard, il accompagna Gudin sous Maubeuge, puis Ferrand, qui le présenta aux représentants Henz et Bo pour les fonctions d'adjudant-général à l'armée des Ardennes, où il fut appelé aux fonctions en titre de chef d'état-major, qui n'appartenait qu'à un général de brigade, grade qui lui fut conféré par les représentants.

Destitué au milieu de la tourmente révolutionnaire, il fut remis en activité après le 9 thermidor et employé à l'armée du Rhin sous Moreau en 1796, à l'armée d'Angleterre en 1797, de nouveau à l'armée du Rhin en 1798, puis à l'armée du Danube où en avril 1799, il passa général de division. Il commandait quelques mois après les villes de Kelh et de Strasbourg, et en 1801 une division d'élite à l'armée du Midi.

Mais patriote convaincu, il s'était refusé à voter le Consulat et l'Empire et fut laissé à l'écart de 1802 à 1809.

Rappelé alors sous les ordres d'Oudinot, fut grièvement blessé le 14 mai 1809 sous les murs de Vienne, à la tête des grenadiers, et à Wagram eut un cheval tué sous lui.

Le 21 décembre 1808, il est nommé baron par Napoléon.

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SERVICES DU GÉNÉRAL DE DIVISION

- Adjudant Major au 2e bataillon de Mayenne et Loire le 17 août 1792 ;
- Adjudant général chef de bataillon, le 8 germinal an II ;
- Général de Brigade le 13 germinal an II ;
- Suspendu de ses fonctions le 1er messidor an II ;
- Remis en activité le 25 prairial an III ;
- Général de division le 1er floréal an VII.
Il a fait les campagnes des années 1792, 1793, ans III, IV, V, VI, VII, VIII et IX aux armées des Ardennes, du Rhin, d'Angleterre, du Danube, d'Italie, et d'observation du midy.

Chevalier de la Légion d'honneur, en 1808 et Officier, le 10 août 1809.

Atteint d'une balle sur le champ de bataille de la Moscowa, il continua la charge et tomba frappé d'un second coup en pleine poitrine (7 septembre 1812).

Son coeur est enterré au cimetière d'Orvault.

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Son buste par Jean Debay a pris place en 1840 au musée de Versailles et un exemplaire en marbre, donné par sa veuve au musée d'Angers.

C'est en février 1887 que, par décision du ministre de la guerre, la caserne du 77e de ligne bâtie à Cholet, qui s'appelait jusqu'alors Caserne des Roches, a pris le nom de Caserne Tharreau.

Son épouse, née à Nancy, fille de Charles-Félix Martin, directeur de l'enregistrement, et de Marie-Anne Parxel, qu'il avait épousée à Colmar, le 17 thermidor an V (4 août 1797), Anne-Marguerite-Charlotte Martin, est décédée le 21 août 1852 à Orvault, en sa maison de Plaisance, à l'âge de 75 ans et dix mois.

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Le Choletais illustré - 20 février 1887

Archives Nationales - Base Leonore - LH/2793/164

AD49 - Registres paroissiaux du May-sur-Èvre

AD44 - Registres d'état-civil d'Orvault