effets d'un Vendéen

Fils de Louis Robin et de Marie Couturier, Antoine est né à Longèves, le 16 avril 1777.

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Demande d'une pension en faveur d'un Vendéen blessé et condamné aux galères.

Le Sous-Préfet au Préfet de la Vendée :

"Monsieur le Préfet,

Le 10 juin 1824, en vous envoyant les pièces de plusieurs anciens soldats vendéens, j'ai eu l'honneur de vous adresser, sous le n° d'ordre 77. Celle de ROBIN ANTOINE, natif de Longèves, demeurant à Pissote, qui a fait les premières guerres de la Vendée a reçu plusieurs blessures et a été condamné, en 1794, aux galères comme soldat vendéen, pris les armes à la main.

Il paraît que la position de ce brave homme a échappée à la Commission, et qu'il n'a point été compris parmi ceux qui ont obtenu des pensions de Sa Majesté.

Les pièces, Monsieur le Préfet, que j'ai eu l'honneur de vous envoyer en faveur de ce malheureux Vendéen sont très authentiques et très régulières ; sa position est digne du plus haut intérêt. Indépendamment des blessures qu'il a reçues, il a langui, pendant plus d'un an aux galères pour avoir servi la cause sacrée des Bourbons. Je pense que bien peu de Vendéens ont à présenter des titres aussi formels.

Je me fais un devoir, Monsieur le Préfet, de recommander avec les plus vives instances à votre sollicitude et à votre justice, le pauvre Robin. Si le travail de la Commission est terminé, il vous sera facile de profiter des premières extinctions pour faire accorder à ce digne Vendéen la récompense qui lui est due.

J'ai l'honneur d'être avec un profond respect,
Monsieur le Préfet,
Votre très umble et très obéissant serviteur.
BERNARD".

AD85 - 1 M - Affaires générales et politiques (an VIII - 1828) - 1 M 425 - Vues 50 et 51 / 152

 

En l'an X, Antoine Robin, du Pissotte, fut accusé de "vol de bois au préjudice de l'État à Vouvant".


Époux de Marie Mainard, Antoine Robin est décédé à Pissotte, le 8 octobre 1847, à l'âge de 70 ans.

 

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