SIGNATURE NANOU 2 z

Fils & frère de Vendéens qui furent faits prisonniers, le premier mourut guillotiné & le deuxième dans les prisons. Lui-même se sauvera de la maison d'arrêt, âgé de 14 ans, pour passer dans l'armée d'Anjou, ce qui le fit condamner à mort par contumace. Il suivit constamment les armées vendéennes et fit la campagne d'outre-Loire.

Il fut le premier à reprendre les armes en 1799. D'après les ordres du général Forestier qui le nomma chef de division, il fut blessé au combat de Noaillé. Il fut persécuté. Malgré la paix de 1800 jusqu'en 1804, ou par ordre de S.A.R. Monsieur, il tenta de relever la Vendée et d'y entreposer des munitions de guerre. Il fut nommé à cette époque maréchal de camp.

Arrêté, il resta quinze mois en prison à Nantes d'où il s'évada la veille de son jugement.

Il vendit son bien pour satisfaire des engagements pris pour le service du Roi. [On dit aussi qu'il vendit une partie de son patrimoine pour arracher à la mort plusieurs de ses anciens compagnons d'armes.]

Chargé des missions les plus importantes et les plus dangereuses, il entretint une communication suivie entre les chefs vendéens et les princes français à Londres. Sa tête fut mise à prix, et c'est miraculeusement qu'il a échappé à tant de dangers. Ses démarches, son zèle et son dévouement ne lui ont valu que le stérile honneur d'avoir inspiré quelques inquiétudes au tyran jusqu'au moment de sa chute. Mais il a entretenu l'esprit de royalisme dans ce pays qu'il a manifesté avec le plus grand dévouement cette année (1815).

M. de Saint-Hubert a fait cette campagne comme major général de l'Armée du Centre, il fut nommé à Montfaucon le 10 juin 1815 par Messieurs les généraux Sapinaud, d'Autichamp, de Suzannet et de La Rochejaquelein, général commandant la dite armée où il s'est constamment montré l'ennemi irréconciliable du tyran usurpateur & de ses adhérents.

 

chevalier de St-Hubert Les Brouzils z

Billet rédigé de la main du chevalier de Saint-Hubert découvert dans les registres des délibérations communales des Brouzils - 1815 - fév. 1838 - vue 13

Fleur-de-lis on Apple

Fils d'Étienne de Saint-Hubert, chevalier, et d'Angélique Odit, Étienne III-Georges-Alexandre de Saint-Hubert est né à Blou (49), le 14 avril 1779.

Son père était aussi né à Blou le 15 avril 1737 et avait épousé Angélique Odit le 18 août 1765. De ce mariage est issu également Etienne-Louis-Auguste.

Etienne-George baptême Blou 49 z

 

Il fut élève de l'école royale militaire de Pontleroy, en 1789. Il suivit l'armée de la Vendée en 1793, s'attacha d'abord à la division du Loroux où il servit en qualité d'officier, et, en 1799, reprit les armes dans la division de M. d'Autichamp, où il donna des preuves de courage. Après la pacification consulaire, ayant excité à différentes reprises la défiance du gouvernement de Bonaparte, il subit plusieurs détentions. En 1815, il prit le commandement du 2e corps de l'armée royale, et se distingua particulièrement au combat de Rocheservière. Il fut nommé maréchal de camp en 1816.

 

Ardelay z

Il avait épousé à Ardelay, le 9 floréal an IX (29 avril 1801), Marie-Louise-Hortense de Hillerin, née le 19 juin 1775 et baptisée le lendemain à Ardelay, fille de Louis-François de Hillerin de Boistissandeau et de Marie-Charlotte-Élisabeth de Villeneuve du Cazeau

De ce mariage sont issus :

- Alexandre-Charles Bertrand de Saint-Hubert, fils de Etienne-Georges-Alexandre Bertrand de Saint-Hubert, "propriétaire demeurant au Boistissandeau", né à Ardelay, le 15 prairial an IX (4 juin 1801) ; mort noyé.

- Adolphe ; ?

- Marie-Adélaïde-Hortense ; ?

- Clara ; ?

- Julie-Aminthe Bertrand de Saint-Hubert, née à La Verrie, le 15 décembre 1806 ; mariée à La Verrie, le 19 avril 1837, avec Benjamin Guinebertière, demeurant à Ramberge à La Gaubretière, né à Neuvy (49), le 22 thermidor an XII (10 août 1804), fils de Jacques-Pierre Guinebertière, cultivateur, et de Jacquine Pineau ; le premier témoin de cette naissance était Joseph-Toussaint Grignon de Pouzauges. A propos du père de Julie-Aminthe, il est dit dans l'acte : "absent et dans l'impossibilité de manifester sa volonté par suite du jugement rendu contre lui le 24 mai 1833, pour faits politiques"

 

château de Boisniard z



MARIE-LOUISE-HORTENSE DE HILLERIN est décédée au château de Boisniard, à la Verrie, le 28 juin 1851, à l'âge de 76 ans.

 

décès épouse

 

"Les États détaillés des liquidations faites par la commission d'indemnité à l'époque du 31 décembre 1826" nous font savoir que dès ce moment, et peut-être même avant, Marie-Louise-Hortense était "séparée de biens" du chevalier de Saint-Hubert.

Au moment du décès de son épouse, GEORGES-ÉTIENNE-ALEXANDRE BERTRAND DE SAINT-HUBERT, maréchal de camp en retraite, demeurait à Saint-Laurent-des-Eaux, département de Loir-et-Cher ... mais il n'y est point décédé.

Le répertoire alphabétique du Service Historique de la Défense des Officiers généraux de l'Armée de Terre indique qu'il est décédé en 1869, à l'âge de 90 ans (8 YD 2132).

 Il a dit de lui :

"J'ai fait toutes les campagnes de la Vendée sans exception ; il appartient à mes compagnons d'armes de juger si j'ai bien mérité de mon Roi. Mon plus beau titre est un dévouement sans bornes et non interrompu pour mon souverain légitime et le dessein de lui consacrer le reste de mon existence".

États de service rédigés de sa main :

Commissionné officier dans l'Armée de la Vendée au mois d'août 1793 ; capitaine aide de camp du général vendéen Prudhomme au mois d'avril 1794 ; commissionné chef de bataillon par le général Charette à la bataille de St-Cyr au mois d'aoust 1795 ; commissionné chef de division par le général Forestier au mois de mai 1799 ; fut désigné maréchal de camp dans l'organisation de 1804 ; commissionné chef d'état-major général du 2ème corps le 15 mai 1815 ; nommé commandant général du 2ème corps par tous les généraux vendéens le 10 juin 1815.

 

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Dictionnaire universel de la Noblesse de France - volume 4 - par M. de Courcelles - 1821

Histoire de la guerre de la Vendée ... Alph. de Beauchamp - 1820

Le Boitissandeau par Marie Guillaume et Pierre Pérocheau - 1980

Liste des Officiers généraux de l'Armée de Terre - France Archives