Lanrivain calvaire 1548 z

Jean-Marie du Gourlay, fils de Joseph du Gourlay de la Haye, ancien avocat au Parlement de Bretagne et Sénéchal de Beaucours, ancien évêché de Quimper, naquit à Lanrivain, le 13 août 1761.

GOURLAY SAVENAY Z


Au commencement de 1789, il vint habiter Savenay, en qualité de receveur des devoirs. Il prit une part active au commencement de la Révolution.

Le 20 mars 1791, nous le trouvons capitaine de la garde nationale de Savenay.

Dans les premiers jours de l'année 1792, il fut nommé administrateur du district de Savenay ; à partir du 22 décembre, il fit partie du Directoire départemental de la Loire-Inférieure. Malgré son éloignement, il conservait toujours des relations avec les habitants de Savenay. Il y revint le 6 avril 1793, à la suite de l'insurrection du 12 mars ; il y prenait alors le titre de membre du Comité provisoire de sûreté générale.

Chargé d'une mission essentiellement ingrate, celle de rechercher les coupables, il la remplit avec une modération digne des plus grands éloges.

Le 8 pluviôse an II (27 janvier 1794), Jean-Marie Gourlay, commissaire civil du représentant du peuple dans le district de Savenay, domicilié de cette ville depuis environ cinq ans et natif de Lanrivain, district de Rostrenen, département des Côtes du Nord, fils de Joseph-Marie Gourlay, sénéchal de Beaucours et de Marie Belhomme, épouse à Savenay, Michelle-Sainte Gaye, native de la paroisse de Saint-Nicolas de Nantes, fille d'Olivier-Dominique Gaye, capitaine de navire, et de Michelle-Françoise-Marie James.

Le 30 ventôse, an II (29 mars 1794), M. Gourlay est élu membre du comité de surveillance établi à Savenay.

Le 7 thermidor, an II (15 juillet 1794), il fut élu de nouveau administrateur de ce même district. Le 15 pluviôse, an III (9 février 1795), il est nommé administrateur du district, par les représentants du peuple, Ruelle et Chaillon. Enfin, le 28 brumaire, an IV (15 novembre 1795), les assemblées primaires l'élurent membre de l'administration départementale. Il fut nommé un peu plus tard au conseil des Cinq-Cents, où il s'occupa particulièrement d'intérêts locaux et d'économie politique. Il fut l'un des commissaires chargés de rédiger la constitution de l'an VIII.

Porté ensuite au Tribunat, il en fut exclu en l'an XI. Nommé en 1810, député au Corps législatif, le 18 février 1813, il fut élu vice-président. Il siégea en outre à la Chambre des Représentants en 1815.

Il se ruina en voulant assécher les marais de Donges, étant associé à son gendre, Louis Henri Des Mortiers (1782-1860), marié à sa fille Zoé de Gourlay.

Il est mort à Paris, le 4 janvier 1825.

GOURLAY DECES Z

Son frère, Joseph-Marie, né le 7 novembre 1759 à Lanrivain, fut homme de loi avant la révolution. Après avoir exercé diverses fonctions publiques, il fut nommé juge au tribunal d'appel de Rennes en 1800 ; en cette qualité président du tribunal criminel et spécial des Côtes-du-Nord, et chevalier de la Légion-d'honneur en 1804. Il a siégé au Corps Législatif de 1809 à 1814 ; continué à la Chambre de 1814 à 1815, puis à celle des Représentants pendant les Cent-Jours. Réélu député en 1815, il a siégé au côté gauche de la Chambre de 1815 à 1816 ; remplacé comme conseiller à la cour royale de Rennes en 1818. Il est décédé à Lanrivain le 9 octobre 1818. Il avait épousé à Ploumagoar, le 28 novembre 1786, Marie-Françoise Courson, dont il eut quatre filles et un garçon, Joseph-Marie né en 1789.

 

Histoire de Savenay par F. Ledoux, ancien maire de Savenay - 1875

AD22 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Lanrivain

AD44 - Registres d'état-civil de Savenay - mariages - 1793-an II

État-civil de Paris en ligne

Statistique constitutionnelle de la Chambre des députés de 1814 à 1829 par J.-B.-M. Braun - 1829