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Fils de Claude-Louis Turreau de Linières, seigneur de Garambouville et autres lieux, et de  Marie-Anne Le Pecheur, Louis-Marie Turreau de Linières est né à Évreux, paroisse Saint-Thomas, le 4 juillet 1756 et baptisé le 6 du même mois. Son parrain était Louis Turreau de Linières, directeur des domaines du Roy demeurant en la ville d'Alençon.

 

baptême z

 

Son père, "Claude-Louis Turreau de Linières, né à Ravières (89), le 21 décembre 1712, fils de Me Louis Turreau, huissier royal, et de Françoise Bidault [mariés à Ravières, le 7 janvier 1712], Seigneur de Garambouville, patron honoraire d'Aviron, avocat en Parlement, Vicomte d'Évreux, ancien maire de la ditte ville, procureur du Roi des maréchaussées de Haute-Normandie et maître particulier de la maîtrise des Eaux et Forêts du comté d'Évreux, est décédé à Évreux, paroisse Saint-Thomas, le 27 janvier 1787, à l'âge de 74 ans, 1 mois et 14 jours, muni de tous les sacremens de l'Église." 

Le 5 octobre 1787, Louis-Marie Turreau avait acheté, devant Me Lefèvre, notaire à Paris,  la seigneurie de Saint-Martin-la-Campagne (également près d’Evreux). A cette occasion, il est dit "Turreau de Simphal", écuyer, seigneur de Garambouville, de Gadenvilliers, L'Épinguet, La Champolaine [La Chapoline, terre des environs de Ravières] , patron honoraire d'Aviron.

 

Conches abbaye z

Le plus ancien établissement, dont l'histoire de Conches fasse mention, a été son abbaye qui a subsisté jusqu'à la révolution ; elle était de l'ordre de Saint-Benoît, et, suivant ses annales, elle était connue dès le septième ou le huitième siècle et s'appelait l'abbaye de Saint-Pierre et Saint-Paul de Châtillon-lès-Conches, ce qui annonce qu'il y avait déjà aux environs un château fortifié. Ce Châtillon, dont on voit encore des traces, était situé au village de Saint-Ouen, appelé encore le Vieux-Conches.

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"Le sieur Turreau de Linières avait acquis nationalement, le 26 février 1791, les bâtiments de l'abbaye de Conches et une prairie dépendant de la dite abbaye, et qui était divisée en deux parties, toutes les deux riveraines de la rivière du Rouloir ; l'une, dite la Prairie de la Couture, en amont de la rivière ; l'autre, dite la Prairie de l'Abbaye, en aval. Cette dernière prairie était arrosée à l'aide d'un barrage établi sur la rivière du Rouloir. - Le sieur Turreau de Linières revendit plus tard la prairie de la Couture au sieur Laurent, et la prairie de l'Abbaye au sieur Huet."  (Journal du Palais - Cassation du 10 avril 1854)

Turreau obtint l'accord du district d'Evreux pour la démolition de l'église abbatiale de Conches en novembre 1791, et ruina également l'élégant cloître du XIVe siècle. Les démolitions se sont poursuivies par la suite et Le Bourgeois, d'Évreux, note dans son journal qu'à Évreux on démolissait avec entrain et qu'il « semblait que c'était à qui aurait des pierres d'église pour bâtir ». 

Turreau fut garde national à Conches le 1er novembre 1791 ; commandant en chef la garde nationale de Conches, le 15 avril 1792 ; adjudant général de la légion de garde nationale du midi du district d'Évreux, le 11 juillet 1792 ; élu lieutenant-colonel commandant le 3e bataillon de volontaires de l'Eure, le 16 septembre 1792.

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En 1779, Louis-Marie Turreau  eut une  relation avec Marie-Arthure Delhomme.

Dite "des environs de Louviers", celle-ci met au monde une fille, à Évreux, paroisse Saint-Pierre, le mercredi 19 juillet 1780, nommée par Jean-Baptiste Mo.. (illisible), de Louviers, et Marie-Catherine Thibault d'Évreux, Victorine-Florentine. L'enfant fut présentée à l'abbé Bachelier par la sage-femme, "la dame Lebrun", afin de la baptiser "à cause du danger de mort". L'acte de naissance indique en premier lieu que sa mère s'appelle "Victorine Montpellier", puis est rectifié le 8 fructidor an IX (1er septembre 1801), c'est-à-dire 21 ans après, par le nom de "Marie-Arthure Delhomme", ceci en vertu d'un jugement du Tribunal d'arrondissement d'Évreux.

Victorine-Florentine z

Marie-Arthure Delhomme, fille de Jean-Baptiste Delhomme, journalier, et de Marie-Anne Fossé, demeurant rue de la Constitution, née à Évreux, paroisse Notre-Dame-de-la-Ronde, le 18 mars 1756, est décédée à Évreux, le 22 pluviôse an II (10 février 1795), dans la chambre du citoyen Tartagny, rue petite cité. Elle était âgée de 38 ans.

Vers l'an VII, son père était concierge de l'administration municipale d'Evreux.

Marie-Arthure Delhomme décès z

 

Victorine-Florentine se marie à Évreux, le 14 fructidor an IX (1er septembre 1801), avec Hubert-Nicolas Lemercier, fils de Nicolas Lemercier et de Christine Leroux, né à La Chapelle-du-Bois-des-Faulx, le 27 octobre 1756, 45 ans, profession d'homme de confiance, demeurant à Évreux, rue de la constitution.

On lit en marge de l'acte de mariage :

"Par jugement du Tribunal de première instance d'Évreux, en date du 16 mai 1826, dûment enregistré et expédié, l'acte ci-contre a été rectifié en ce qu'il a été ordonné qu'aux prénoms Victorine-Florentine, il serait ajouté celui Delhomme. La présente mention faite en vertu dudit jugement par nous commis Greffier soussigné - Évreux, le 18 mai 1826."

Ainsi, elle se marie en 1801 et signe au bas de l'acte "Victorine Florentine" et son nom de famille "Delhomme" ne sera ajouté à ce document, tout comme sur les actes de naissance de ses enfants, que 25 ans plus tard, c'est-à-dire le 18 mai 1826 ! 

PIERRE-AMBROISE ROBICHON, présent au mariage de Victorine-Florentine et habitant, tous deux, la même rue selon l'acte de mariage, est le beau-frère de Marie-Arthure ; il avait épousé Marie-Anne Delhomme, à Évreux, paroisse Notre-Dame de la Ronde, le 29 novembre 1778. Il semble probable que lui et son épouse se soient chargés de l'éducation de Victorine-Florentine puisqu'il est son curateur, comme on le verra plus loin. Il est également présent comme témoin lors de la déclaration de la naissance d'Ambroise-Hubert, fils de Victorine.

 

Victorine-Florentine mariage z

De leur union sont nés :

- Égérie, née le 27 prairial an X (16 juin 1802) ; mariée à Évreux, le 15 juillet 1824 avec Louis-Henry Taillandier, fabricant de coutils, né à Évreux, le 5 floréal an VI, fils de Henry-Louis, boulanger, et de Marie-Catherine-Félicité Peltier ; 

- Ambroise-Hubert, né le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805).

Son mari, Hubert-Nicolas Lemercier, qualifié de "marchand (débitant de tabac) et propriétaire", est décédé le 13 octobre 1841, "en son domicile, rue de la Harpe" à Évreux. 

Quand à Victorine-Florentine, elle est décédée le 12 avril 1855, "en son domicile, rue de la Harpe, chez son gendre," à Évreux ; elle est qualifiée de "rentière".

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Tout ce qui vient d'être dit sur Marie-Arthure Delhomme n'indique pas précisément que Louis-Marie Turreau soit le père de Victorine-Florentine puisque son nom ne figure sur aucun des actes relatifs à la vie de la jeune fille . Et pourtant  ! 

Deux documents tirés du minutier central des archives nationales nous apprennent que le général Turreau est père d'une fille naturelle ... d'une ou de deux ? ... Euphrosine et /ou Victorine-Florentine ? Mais regardons ces documents d'un peu plus près :

Le premier document notarié, en date du 5 pluviôse an 7 (24 janvier 1799), nous informe que Louis-Marie Turreau devait verser une pension viagère au profit "d'Euphrosine Turreau, fille naturelle de Louis-Marie Turreau et d'Arthure Delhomme, demeurant à Évreux chez Robichon, son curateur, rue de la Harpe à Évreux, "résultant d'un acte notarié à Evreux du 17 octobre 1787". - Renouvelée le 16 janvier 1809.

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Le second document, "le renouvellement", en date du 16 janvier 1809, révèle que Louis-Marie Turreau devait verser une rente viagère au profit de Victorine-Florentine Delhomme épouse d'Hubert Lemercier, propriétaire à Evreux, "résultant d'un acte notarié à Évreux du 17 janvier 1787".

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[Ces deux actes, entre autres documents, m'ont été aimablement confiés par MM. Michel Chatry et Pierre Gréau, du Souvenir Vendéen, ce dont je les en remercie vivement.]

Ces deux documents résultent d' "un acte notarié à Évreux" : pour le premier au 17 octobre 1787 et pour le second au 17 janvier 1787 ; est-ce une erreur de transcription du notaire ou y a-t-il eu deux actes ?  Qu'il s'agisse à chaque fois d'un 17, et d'un mercredi de surcroît, paraît étrange et ressemblerait plutôt à une erreur. Malheureusement ce précieux acte nous fait défaut et suffirait certainement à préciser les choses.

Le premier document annonce un renouvellement au 16 janvier 1809 sous le numéro 654, numéro que l'on retrouve sur le second document et, en principe, un "renouvellement" ne peut concerner que la bénéficiaire citée sur le premier acte, or ce renouvellement est au profit de Victorine-Florentine, que devient Euphrosine ? Ce même document précise qu'elle demeure "chez Robichon, son curateur", à Évreux donc, mais dans les registres des 14 paroisses d'Évreux et des communes alentour, il n'y a aucune trace de cette enfant, ni naissance, ni mariage, ni décès, rien ! Euphrosine n'a pas d'existence réelle et il semble très probable qu'il s'agisse d'une seule et même personne : Euphrosine est Victorine-Florentine !

En résumé, en 1780 naît Victorine-Florentine, en 1787, Louis-Marie Turreau la reconnaît pour sa fille et en 1799, il lui verse une pension. Une question encore ... : Pourquoi Victorine-Florentine n'a jamais porté le nom de Turreau ? un nom peut-être un peu trop lourd à porter ...

 

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PARIS LA VILLE LEVEQUE 1775 Z

 

Turreau avait épousé en premières noces, le 8 novembre 1785, à Paris, paroisse de La Ville Lévêque, (contrat de mariage passé la veille devant Chaudot, notaire à Paris), Louise-Marie-Henriette-Joséphine Caillou, née le 6 avril 1766 à Saint-Denis de la Réunion, fille de Louis Caillou et de Marie-Élisabeth Dioré, dont il eut 5 enfants : 

1 - Adélaïde-Louise-Élisabeth Turreau de Garambouville, issue du légitime mariage de Messire Louis-Marie Turreau de Garambouville, Ecuyer, Secrétaire du Roy, maison couronne de France, et de ses finances, née le 28 avril 1786 à Champigny-sur-Marne, décédée à Champigny, le 30 avril 1787 ;

2 - Augustine-Marie-Caroline-Eugénie Turreau de Garambouville, née à Champigny-sur-Marne, le 13 avril 1787, baptisée le 1er mai suivant  ; décédée à Évreux, paroisse Saint-Thomas,  le lundi 28 mai 1787 ;

3Catherine-Joséphine-Carolinenée du légitime mariage de M. Louis-Marie Turreau de Simphal de Garambouville, à Aviron, le 23 septembre 1790, ondoyée le 25 du même mois et baptisée le 12 octobre 1790 ; mariée à Conches, le 23 février 1815, avec Jean-Nicolas-Joseph-Auguste d'Houdouard, chef d'escadron de hussards, domicilié à Dieuse, né à Tarquinpole (Meurthe), le 6 août 1785, fils de Joseph-Jean-Baptiste d'Houdouard et de Barbe-Elisabeth Leclerc ; percepteur des contributions, décédé à Vendôme, rue du Mail, le 21 août 1834. De ce mariage sont nés quatre enfants : - Émile, mort sans postérité ; - Philippine-Alphonsine, mariée à Louis Blanchaud ; - Ferdinande, mariée à Théophile de Journel (1798-1875) ; - Auguste-Louis-Jules, né à Conches le 10 septembre 1816, marié à Émilie de Journel, fille de Théophile et de Émilie Béraud, sa première femme - décédé le 17 janvier 1907 sans postérité. Par un acte du 25 mars 1902, il a laissé à Marcel Rouet de Journel, son neveu et petit-neveu, l'autorisation de relever son nom.

Il existe, aux Archives Nationales d'Outre-Mer, un rapport au Roi proposant d'accorder un passage gratuit pour l'île Bourbon à Mme d'Houdouart, fille du lieutenant général Turreau, ancien ambassadeur aux États-Unis, et veuve du lieutenant-colonel d'Houdouart, pour elle et ses quatre enfants (24 avril 1835), rapport qui, hélas, n'est pas en ligne.

4 - Alphonsine-Louise-Nicole-Gertrude-Estelle, née du légitime mariage de M. Louis-Marie Turreau de Simphal, Ecuyer, Seigneur de Garambouville, Lieutenant de cavalerie, garde du corps de Monseigneur le comte d'Artois, compagnie de Crussol, à Aviron, le 20 mai 1789, ondoyée au château de Garambouville, le 29 mai et baptisée le 7 juin de la même année ; mariée à l'âge de 18 ans, à Saint-Denis de La Réunion, le 17 juin 1807, avec Bénony-Ferdinand Pajot, fils de Jean-Joseph Pajot, substitut du Procureur général au conseil supérieur de l'île et de Marie-Ursule La Gourgue ; né à St-Denis, le 6 novembre 1775, âgé de 31 ans - il est décédé à Sainte-Marie de la Réunion le 6 octobre 1832 ; en 1848, Estelle est signalée comme veuve sur une page de données issues des feuilles de recensement de Sainte-Marie ; son décès ne paraît pas dans les registres de Sainte-Marie ;

Alphonsine Ste Marie Réunion - Esclaves z

5 - Anatole-Germain-Ange, né à Conches, le lundi 6 août 1792, du légitime mariage de Louis-Marie Turreau, adjudant général de la Légion du Midi du district d'Evreux, ondoyé le même jour, et baptisé le jeudi 13 septembre 1792 ; on le dit décédé à Toulon en 1814 mais il n'apparaît pas dans les registres de cette commune  ...

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A Aviron, le 5 juin 1790, "Louis-Marie Turreau de Simphal" est parrain d'une petite fille, Alphonce-Louise, née du mariage de Nicolas Chevalier, "domestique de Monsieur de Garambouville", et de Marie-Catherine-Françoise Evrard. Louise-Marie-Henriette-Joséphine Caillou est la marraine de l'enfant.

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A Conches, le huit vendémiaire an III, Louise-Henriette-Marie-Joséphine Caillou, vivant de son revenu, âgée de vingt-huit ans, domiciliée commune d'Évreux, demande que soit prononcée la dissolution de son mariage. L'acte de demande en divorce a été passé en la commune de Conches, le 21 fructidor an II (7 septembre 1794). Elle présente ce même jour, 8 vendémiaire, un certificat qui constate que Louis-Marie Turreau, propriétaire dans la commune de Conches et actuellement commandant de Belle-Isle-en-Mer, et général divisionnaire, a quitté et abandonné depuis plus de six mois de ce jour, pour le service de la patrie, son domicile commun avec elle, en date du 6 fructidor an II. Le Divorce est prononcé ce même jour, 8 vendémiaire an III (29 septembre 1794).

En 1807, année du mariage d'Alphonsine-Louise-Nicole-Gertrude-Estelle, Louise Caillou demeurait à Saint-Denis de la Réunion.

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Il se remarie à Paris, le 12 pluviôse an IV (1er février 1796), avec Marie-Angélique Lequesne, fille de Laurent et d'Agnès Leullier, née à Paris le 28 juillet 1767, veuve du général Charles-Philippe Ronsin, et dont il eut 5 enfants :

1 -  Emma, dit Théodore, né à Conches, le 21 thermidor l'an IV (8 août 1796) ; chevalier de la Légion d'honneur, le 20 avril 1839 ; capitaine en retraire, il est décédé, célibataire, en son domicile au n° 57, rue de l'Atrie à Nancy, le 21 août 1872  ;

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2 -  Alexandrine Cléophée, née à Coblentz, le 26 juillet 1798, morte célibataire, le 24 juin 1879 en la maison de  l'hospice Saint-Julien de Nancy ; On lisait dans le Bien public, du 24 mars 1878 : "Nous signalons à M. le ministre de la Guerre, une grande infortune à soulager. Il s'agit de la fille du général républicain Louis-Marie Turreau, âgée de 78 ans, et qui habitait à Nancy, dans le faubourg Sainte-Anne. Mlle Turreau, nous écrit un de nos correspondants, ne possède aucune ressource ; elle vit depuis longtemps dans une véritable détresse. En 1876, un journal local, la Sentinelle, organisa en sa faveur une souscription, qui produisit la maigre somme de 225 francs, et ce fut tout." (Echos du bocage vendéen - 1887)

3 - Joseph-Alphonse, né à Mayence, le 25 juillet 1799, mort à Turin, en la maison Carignan, le 26 messidor an VIII (16 juillet 1800) ; 

4 - Édouard-Henri-Théodore, né à Bex-les-Bains, en Suisse le 4 juillet 1802 (voir ICI "L'affaire Louis de Kalbermatten" concernant le général Turreau et son épouse) ; marié le 15 février 1825 à Sagrario, Mexico, avec Maria de la Concepcion Marques Horno, fille de José Rafael Marquez du Prado Figueroa et de Maria Paula Horno Afan de Rivera ; dont 

1° - Eduardo Turreau de Linières Marquez (30 mars 1826) ; marié en premières noces avec Josefa Gabriela Muzquiz y Bezares (1832) (fille du général Melchor de Eca y Múzquiz de Arrieta, plus connu sous le nom de  Melchor Muzquiz, Président du Mexique), dont une fille, Maria Joaquina Luisa Melchora Rosenda Cecilia Turreau de Linières Múzquiz  (1852) ; et en secondes noces, le 15 août 1859 (La Candelaria - Tacubaya, Ciudad de México) avec Paz Espinosa de los Monteros et Gorostiza, dont Matilde-Amalia-Luisa-Maria de la Concepcion Turreau de Linières Espinosa de Los Monteros ;
2° - Théodore-Anatolio-Napoléon-Silvano-Enrique Tourelle de Linières Marquez (1831) ;
3° - Carolina Turreau de Linières Marquez (1833) ; mariée le 14 septembre 1860 avec Eduardo Gortari Gortari ;
4° - Emilio Turreau de Linières Marquez (1837) ; marié le 19 mai 1872 avec Josefa Monteiro Manzano ;
5° - Matilde Turreau de Linières Marquez (1839) ;
6° - Eugenio Turreau de Linières Marquez (1842) ;
7° - Alfonso Tourelle de Linières Marquez (1846).

second mariage avec Manuela Beristain, dont :

1° - Adelaïda-Manuela Turreau de Linières Beristain (1851) ;
2° - Clotilde Turreau de Linières Beristain (1855) ;
3° - Luis Turreau de Linières Beristain (1856) ;
4° - Eugenio Turreau de Linières Beristain (1858).

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"Eduardo-Enrique-Teodoro" Turreau est l'un des fondateurs de la Société Lancasteriana  (Système d'enseignement Lancasterien) au Mexique. Le 1er septembre 1822, la compagnie Lancasteriana ouvre sa première école appelée "El Sol", dans le bâtiment occupé par l'Inquisition. Les "premiers professeurs étaient Andrés González Millán et Nicolás Prisette". En novembre 1823, s'ouvre une deuxième école appelée "Philanthropie" dans l'ancien couvent de Bethléem, sous la direction d'Eduardo Turreau.

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En janvier 1844 Eduardo Turreau de Linières demande au gouvernement mexicain l’autorisation d’ouvrir un établissement d’enseignement scientifique, agricole, manufacturier et commercial conformément au programme qu’il a présenté. 

Il a laissé des écrits : 

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5 - Auguste-Pierre, né à Washington, le 24 janvier 1806 ; Chevalier de l'ordre royal d'Isabelle la Catholique ; homme de lettres - secrétaire de la sous-préfecture de Bayonne ; marié avec Cécile-Adélaïde Chamberlin, décédée le 14 décembre 1841, dont : Léonce-Alexandre-Auguste et Alice-Élise Turreau de Linières, née à Bayonne le 27 avril 1848, institutrice, mariée avec René-Auguste Ternaux, le 5 juin 1872 ; il s'est remarié avec Jeanne-Françoise Raynel (née à Ingouville - 76 le 6 octobre 1825), à Biarritz, le 15 juin 1868 ; Auguste-Pierre est décédé à Bayonne, le 3 janvier 1870

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"Marie-Angélique Lequesne fut englobée dans les mesures prises contre les hébertistes et incarcérée le 1er germinal à la maison d'arrêt des Anglaises. Libérée en brumaire an III, elle se remit à fréquenter les milieux ultra-révolutionnaires, se remaria avec le général Turreau, ancien associé de Ronsin dans les opérations de Vendée. En vendémiaire an V, elle parut, vêtue en amazone, à la tête d'une colonne de jacobins du faubourg Saint-Antoine allant féliciter le Directoire de sa victoire." (Mémoires, 1760-1820 de Jean-Balthazar de Bonardi du Ménil.)

Louis-Marie Turreau de Garambouville et Marie-Angélique Lequesne divorcent le 3 mars 1813.

Marie-Angélique Lequesne est décédée à Paris, le 14 février 1828.

 

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L'empereur, qui avait nommé Louis-Marie Turreau grand-officier de la Légion d'honneur, le 14 juin 1804, le créa, le 13 mars 1812, baron de l'Empire, sous la dénomination de Linières, que portait son père, Claude-Louis Turreau de Linières, seigneur de Garambouville.

Il fut nommé Chevalier de Saint-Louis, le 27 décembre 1814 (décoration jamais remise).

 

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Retraité en 1815, Turreau finit tranquillement ses jours à Conches dans le palais abbatial qu'il avait acheté lors de la vente des biens du clergé, du temps où il était maire d'Aviron, commune près de Conches (1789-1790).


LOUIS-MARIE, BARON TURREAU DE LINIÈRES, Lieutenant Général, ancien ministre plénipotentiaire de France aux États-Unis d'Amérique, grand-officier de la Légion d'honneur, Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, est décédé le 10 décembre 1816, à Conches-en-Ouche, à trois heures du matin.

 

Décès

 

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Turreau était détesté de la population qui lui reprochait d'avoir fait abattre une grande partie des bâtiments de l'abbaye pour ne conserver que ses appartements.

En germinal an V (1797), Turreau dénonçait certains menuisiers de Conches de graver sur les planches des cercueils des inscriptions anti-révolutionnaires. (Archives Nationales - Correspondance de la division criminelle du ministère de la Justice au département de l'Eure, an V - Dossier DD 2864 - 4 p.). 

Ce fut donc nuitamment et clandestinement que sa dépouille fut inhumée dans le cimetière de Conches,"mais l’emplacement de sa tombe anonyme ne fut jamais révélé. Le fonds Laumônier aux Archives de l’Eure fait état de cette énigme : les frères Laumônier l’expliquent en imaginant que personne à Conches ne voulait se vanter d’avoir dans son cimetière la tombe d’un tel personnage ". (Informations provenant de la Maison des Arts et du Tourisme du Pays de Conches).

 


 

terres de Turreau

 

Au cours de sa vie, Louis-Marie Turreau a porté différents noms :

- "de Linières" : nom transmis par son père ;

- "de Simphal" : ?

- "de Garambouville : celui-ci lui vient d'une seigneurie qui appartenait à son père et qui, à sa mort, lui est revenue.

Il était également seigneur de Gadenvilliers, de l'Espinguet, de Saint-Martin-la-Campagne, de la Champolaine [la Chapoline], etc ...

 

général armes


 

Garambouville château z

 

Le château de Garambouville, autour duquel il y a des fossés profonds, a été bâti par le cardinal de Bourbon, archevêque de Rouen, connu pour avoir été, en 1589, proclamé par la ligue roi de France, sous le nom de Charles X. Ce prélat y venait quelquefois ; il y avait établi une imprimerie d'où sortirent, entr'autres ouvrages, quelques exemplaires du Concile Provincial qu'il avait tenu à Rouen après le Concile de Trente. L'enceinte du parc, en murs de briques, offre à ses extrémités, vers Évreux, plusieurs petites tours dont la plate-forme aujourd'hui tronquée recevait des canons destinés à repousser les troupes de Henri IV.

Sur le domaine du château se trouve une chapelle qui, à l'origine, était l'église Saint-Saëns d'Aviron. D'origine romane, elle est remaniée au XVIe siècle. Devenue chapelle du château de Garambouville, elle est désaffectée en 1840 et, aujourd'hui, déconsacrée.

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Garambouville terre z


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De même qu'à Évreux, ville natale du général Turreau, se trouve une caserne portant le nom du général Amey, à Bernay, ville natale du général Huché, se trouve une caserne portant le nom du général Turreau ...

 

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- Histoire des antiquités de la ville de l'Aigle et de ses environs par Jean-François-Gabriel Vaugeois - 1841

- La Revue hebdomadaire - août 1913

- DICTIONNAIRE DES DICTIONNAIRES ... T.3 - Paul Guérin - 1895

- Notice sur le général Turreau dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de la Vendée par Louis-Marie Turreau de Garambouville

- Turreau en Vendée - Michel Chatry -  Les Éditions du Choletais - 1992

- AD27 - Registres paroissiaux d'Évreux et d'Aviron

- Les Abbayes de Normandie - Congrès des sociétés historiques archéologiques et ethnologiques de Normandie - 1978

- Dictionnaire topographique, statistique et historique du département de l'Eure - Louis-Léon Gadebled - 1840

- Bulletin des lois de la République Française - volume 6

- Biographie universelle ou Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom ... - Tome 5 - F.-X. de Feller - 1838-1839

- Dictionnaire biographique des généraux français de la Révolution et de l'Empire : 1792 - 1814 - Tome 2 - par le commandant André Lasseray - 1934

- Généanet

AD94 - Registres paroissiaux de Champigny-sur-Marne

Les écrits d'Edouardo : 

http://bdh-rd.bne.es/viewer.vm?id=0000074620&page=1

http://bdh-rd.bne.es/viewer.vm?id=0000074624&page=1

Voir aussi : https://www.rembarre.fr/tex_art5.htm