Le citoyen Simon Garon, volontaire dans le 7ème Bataillon de Paris, demande à la municipalité de Fontenay-le-Comte l'enregistrement de son certificat d'incurabilité.

 

Fontenay-le-Comte z

 

Du six frimaire l'an trois de la République française, une et indivisible. (26 novembre 1794)
Enregistrement du certificat d'incurabilité accordé au citoyen Simon Garon

Le citoyen Simon Garon, volontaire, est entré au Conseil et a présenté un certificat d'incurabilité, en a demandé l'enregistrement.

Le Conseil a arrêté qu'il seroit transcrit sur ses registres et qu'extrait lui en seroit délivré.
Suit la teneur dudit certificat.

Armée de l'Ouest.
Liberté, Égalité ou la Mort.
Hospice militaire de Blois, département de Loir-et-Cher.

Certificat d'incurabilité pour le Citoyen Garon, volontaire dans le septième Bataillon de Paris, septième Compagnie, natif de la commune de Fontenai-le-Peuple, District d'Idem, Département de la Vendée.

Nous, Officier de santé en chef de l'hospice militaire de Blois, certifions que le citoyen dénommé a reçu un coup de feu à l'affaire de Coron, le 18 septembre (v. st.) à la partie externe du pied gauche qui a fracturé une partie des os du tarse et du métatarse ; ce qui lui contourne le pied de manière qu'il marche sur la malléole externe ; ce qui nous a fait juger qu'il était hors d'état de continuer le service militaire.

Fait à Blois, le 12 brumaire l'an 3e de la République française, une et indivisible.
Signé MAUQUET LA MOTTE, Médecin,
GORION, chirurgien aide-major,
HULLIN, médecin et SUCHET, médecin.

Vu par nous Commissaire des Guerres, chargé de la police dudit hospice. Signé PERRONNEAU.
Vu à l'Etat-Major Général, il est permis au Citoyen Garon de rester à Fontenai-le-Peuple où il sera sous la surveillance de sa municipalité.
A Fontenai, le trois frimaire pour le Général, chef de l'Etat-Major, l'adjudant-général, signé THOURON.

Vu le certificat d'incurabilité du citoyen Simon Garon, volontaire de la septième compagnie du septième Bataillon de Paris ;
Le Représentant du Peuple près l'Armée de l'Ouest, autorise ce bataillon à délivrer le congé absolu à ce citoyen que sa blessure met hors d'état de continuer son service, lequel congé, il enverra à la neuvième Commission pour lui faire parvenir son brevet de retraite,
Autorise pareillement le Commissaire des Guerres à lui faire payer trente sous par jour pour sa solde, jusqu'à la liquidation de sa pension.

A Fontenai-le-Peuple, le 6 frimaire l'an 3e de la République française, une et indivisible.
Le Représentant du Peuple près l'Armée de l'Ouest,
Signé : DORNIER.

Le citoyen Garon a demandé qu'on envoyât l'extrait du certificat à son bataillon, selon les désirs du Représentant du Peuple près l'Armée de l'Ouest.

 


 

Fils de Jean Garon, serrurier et de Marie Boutet, SIMON GARON est né à Fontenay-le-Comte, paroisse Notre-Dame, le 19 mai 1769.

 

garon bapteme z

Son épouse, Françoise Rossard, fille de Pierre Rossard, laboureur, et de Marie Proust, est née à Exireuil (79) le 2 février 1773. Elle est décédée à Fontenay-le-Comte, rue Sainte-Catherine, le 27 novembre 1819, à l'âge de 46 ans.

De ce mariage sont nés :

- Toussaint-Simon, né le 10 nivôse an XIII (31 décembre 1804) ; marié avec Henriette-Thérèse Freland ;
- Marguerite-Jeanne-Zénobie, née le 18 août 1807 ;
- Marie-Henriette, née le 29 août 1809 ;
- Julien-Florent, né le 26 octobre 1812 ; peintre ; décédé célibataire le 24 mars 1840.


SIMON GARON, serrurier & militaire pensionné, veuf de Françoise Rossard, est décédé le vendredi deux février 1844, en son domicile, rue du Petit-Séminaire, à l'âge de 74 ans.

 

GARON DECES 1844

 

AD85 - Délibérations municipales - germinal an II - 11 nivôse an III - vue 133

AD85 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Fontenay-le-Comte