Études_locales_z


Fils de Pierre et de Jeanne Peudry, ANTOINE DUBOIS DE BELLEGARDE serait né à Angoulême le 1er mars 1738, de Laurent Dubois de Bellegarde, écuyer et de dame Jeanne Bourdier de Rochemont (mariés en 1732), se trouvait être le dernier représentant mâle de cette illustre famille.

Tout jeune encore, il sentit bouillonner dans ses veines le sang de ses ancêtres et rien ne put l'empêcher de se vouer à la carrière militaire. Le 5 mars 1755, il entrait comme garde du corps du roi dans la compagnie de Charost, devenue Mirepoix, puis Beauveau ; il fut cassé quatre années après, en 1759, pour un fait d'insubordination qui nous est inconnu mais qui devait être sans conséquence, car son avenir n'en fut en rien entravé.

En quittant les gardes du corps, il s'engagea aux étrangers de Wurmser, où il fut promptement nommé cornette ; c'est sous les ordres de ce grand maréchal, que quelques années plus tard il devait retrouver en ennemi aux frontières de la République française, qu'il suivit les guerres de Hanovre, où il se fit remarquer par son téméraire courage.

Blessé de dix-sept coups de sabre et de trois coups de feu au siège d'Annebourg, le 21 août 1762, il fut réformé de capitaine le 1er mars de l'année suivante ; c'est alors qu'il vint se fixer en Angoumois, et qu'il profita de dix années de repos pour perfectionner son instruction, jusqu'alors incomplète.

En 1773, le roi, qui avait besoin d'officiers aguerris, se souvint de Bellegarde ; il le fit sortir de sa retraite et le commissionna pour tenir rang de capitaine de dragons dans les troupes légères ; quelques mois après, il lui donnait la qualité de lieutenant-colonel dans le régiment de chasseurs à cheval, et le décorait de la croix de Saint-Louis en 1779.

A cette époque, quoique maintenu sur les cadres de l'armée, il prit définitivement sa retraite et revint dans l'Angoumois. En souvenir de ses services, le comte d'Artois le nomma officier de ses chasses, en 1782.

Dubois de Bellegarde fils signature

Dubois de Bellegarde signature z

 

Quand les évènements de 89 arrivèrent, sa popularité était établie ; de plus, son renom de soldat, ses exploits, son expérience militaire l'avaient désigné aux suffrages de ses concitoyens. Il devait être, en effet, difficile de trouver à Angoulême un homme plus capable d'organiser et de diriger, en de si pénibles circonstances, une garde nationale composée de gens inexpérimentés et d'un caractère naturellement insubordonné. Ce qui devait encore augmenter son prestige, c'étaient sa haute mine et sa prestance élégante. Quoique d'une taille très élevée, il avait dans la tournure une grande distinction que faisait encore ressortir cette mise soignée dont les anciens soldats conservent toujours le secret. Il avait le visage ovale, plein, au teint coloré, éclairé par des yeux bleus qui respiraient à la fois la fermeté et la douceur. Avec cela, nulle morgue, un esprit vif, décidé et une allure d'une franchise sans égale. Dès le dimanche 9 août, on la vit assister en corps à la fête donnée par la municipalité à l'occasion de la réunion des trois-ordres et de l'abandon des privilèges du clergé et de la noblesse. Elle fut saluée par les acclamations enthousiastes de la population.

Aux élections qui se tinrent du 1er au 7 septembre, le district d'Angoulême, ayant deux députés à élire, porta spontanément Bellegarde et le nomma, lui et Guimberteau ... L'Assemblée législative tint sa première séance le 1er octobre 1791 et le 4 elle était définitivement constituée ; chacun des députés avait choisi sa place ; BELLEGARDE siégeait à la Montagne.

Ce fut pendant la première mission de BELLEGARDE à l'armée du Nord que se firent les élections à la Convention nationale (17 septembre 1792). Quoique absent du pays qui l'avait élu à l'Assemblée législative, il fut nommé le premier de la liste par 445 voix sur 552 suffrages ... Le lendemain même de son arrivée, le 1er octobre, il reprenait sa place sur les bancs de la Montagne ... L'Assemblée renvoya BELLEGARDE au secours de la place de Lille assiégée par les Autrichiens et lorsque ceux-ci eurent battu en retraite, BELLEGARDE accourut à Paris pour annoncer les évènements à la Convention.

Le mois suivant, il reparut à la Convention et prit part au procès de Louis XVI, commencé le 6 décembre. Les débats se prolongèrent jusqu'au 17 janvier 1793. Le roi fut déclaré coupable de conspiration contre la liberté de la nation et d'attentat à la sûreté générale ... A la question : Quelle peine Louis Capet, ci-devant roi des Français, a-t-il encouru ? BELLEGARDE répondit : Je prononce la peine de mort contre le tyran. A la question : Sera-t-il sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet, oui ou non ? BELLEGARDE répondit : Non ... 

Quelques jours après l'exécution du Roi, le 7 février, sur la proposition du Comité de défense générale, créé le 1er janvier, BELLEGARDE fut de nouveau envoyé aux frontières du Nord avec Lequinio et Cachon, pour faire approvisionner les places de guerre depuis Dunkerque jusqu'à Charles-sur-Sambre. La plupart de ces places étaient sans défense ; ils les mirent en état de soutenir un siège de plusieurs mois, en même temps qu'ils veillèrent aux approvisionnements et fournirent de vivres les magasins négligés ou vides ... Sa mission terminée, il reparut à la Convention le 15 juin ...

A peine rentré à Paris, il fut envoyé en Vendée, porteur de dépêches concernant le général Biron qu'il fallait remplacer, et il assista au conseil de guerre convoqué par Merlin de Thionville dans la nuit du 28 juin qui suivit la bataille de Luçon. Puis il se rend de ville en ville, propageant le mouvement révolutionnaire, donnant lecture des décrets contre les suspects, pressant l'armement des volontaires et invitant les clubs à dénoncer les autorités civiles qui mettent à approvisionner les bataillons en marche une lenteur calculée et coupable ...

La Convention décréta, le 1er août, qu'il sera envoyé en Vendée des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées pour être portées sur les derrières de l'armée et les bestiaux saisis. Les femmes, les enfants, les vieillards seront conduits à l'intérieur où il sera pourvu à leur sûreté et à leur subsistance, avec tous les égards dus à l'humanité. La levée en masse fut en même temps décrétée et, le 15 août, BELLEGARDE fut investi des pouvoirs de commissaire à l'armée de La Rochelle ...

"Dès ce moment jusqu'à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la République, tous les Français sont en réquisition permanente pour les secours des armées.
Les jeunes gens iront au combat, les hommes mariés forgeront des armes et transporteront les subsistances. Les femmes feront des tentes, des habits et serviront dans les hôpitaux ; les enfants mettront les vieux linges en charpie, les vieillards se feront porter sur les places publiques pour exciter le courage des guerriers, inspirer la haine des rois et proclamer l'unité de la République."

Héroïque déclaration que BELLEGARDE venait faire retentir dans nos pays de l'Ouest, en même temps qu'il devait en précipiter et en surveiller l'exécution près des municipalités, du peuple, de l'armée, voire même des généraux, dont plusieurs, par de fréquents insuccès, avaient excité la défiance de la Convention ...

Le 24 septembre, lui et ses collègues prenaient l'arrêté suivant :

"Nous, représentants du peuple, réunis à la Châtaigneraie, instruits que la division commandée par le général Mieszkowsky vient d'essuyer un échec près de Saint-Fulgent ; que cet évènement malheureux pourrait avoir des suites plus fâcheuses si l'énergie des amis de la liberté ne redoublait avec les revers qu'ils éprouvent ;
Considérant que le premier besoin pour les vrais républicains est de poursuivre jusqu'à la mort les brigands dont l'existence est la cause de leurs maux ...
Arrêtons :
Art. 1er - Les administrateurs des départements de la Charente et de la Charente-Inférieure feront partir de suite pour les lieux ci-après indiqués les jeunes gens appelés à défendre la patrie par décret du 23 de ce mois dernier.
Art. 2 - Les citoyens du département de la Charente se rendront à Niort le 4 octobre prochain et ceux de la Charente-Inférieure se rendront à Luçon le 2 du même mois ...
La Châtaigneraie, le 24 septembre 1793, l'an second de la République une et indivisible .
(Signé) FAYOU, BELLEGARDE." ...

Sa mission se terminait le 25 novembre.

Le 7 janvier 1794, il défendit Westermann au sein de la Convention ; le 18 février, il fut nommé secrétaire ; et après le 9 thermidor, il fut envoyé une seconde fois à l'armée du Nord. Il suivit l'armée française en Hollande, adressa une proclamation aux Bataves, pour les engager à se révolter contre le stathouder.

Après la session, il passa au conseil des cinq-cents, et fut condamné à trois jours d'arrêt pour avoir frappé un journaliste qui l'avait insulté.

Il entra ensuite au conseil des anciens, devint secrétaire de cette assemblée en 1798, et dénonça, l'année suivante, les menées des royalistes dans la Charente.

Au 18 brumaire, il cessa de faire partie de nos assemblées politiques, obtint un emploi dans l'administration des eaux et forêts, et ne reparut qu'en 1815, à la fédération du champ de mai, comme député de la Charente.

Dès la promulgation de la loi de janvier 1816, il se rendit à la préfecture de la Charente, demanda un passe-port et, sans proférer une plainte, digne, maîtrisant ses angoisses, il ne songea plus qu'à quitter la France souillée. Il passa à Genève, puis Lausanne, à Berne, à Bonn, et après avoir erré quelque temps en Allemagne, c'est à Constance qu'il se réfugie. Il s'y fixe, il y souffre dans l'isolement, accablé d'années et d'infirmités, suite de ses blessures et des fatigues de ses longues campagnes.

Toutes les tentatives pour obtenir son amnistie restèrent inutiles. Son repentir ne parut pas assez sérieux pour qu'il fût compris dans l'ordonnance du 1er décembre 1819, autorisant la rentrée en France d'un certain nombre de proscrits dont plusieurs avaient obtenu leur rappel par mesure administrative.

Bellegarde mourut dans l'exil, le 10 mars 1824.

Etudes locales - Inspection Académique de la Charente - 4e année - n° 41 - mai 1924.

Nouvelle biographie universelle - par Firmin Didot - 1852-1854


Notons, à titre de simple curiosité, ce qu'un pamphlétaire royaliste, Danican, auteur des Brigands démasqués (1796, p. 109), écrit de Leschelle et de son répondant Dubois de Bellegarde : "Ce Leschelle était un maître d'armes de Saintes, aussi ignorant que révolutionnaire. Le député Bellegarde, spadassin et escroc (tout le monde peut regarder sa main qu'on lui a cloué sur un tapis de jeu), l'avait amené à l'armée en l'annonçant comme le génie qui devait sauver la France et surtout la Vendée. Ce grand général disait avec complaisance : "Il faut un Echelle pour monter sur Charette." (Histoire politique et parlementaire des départements de la Charente et de la Charente-Inférieure par Eug. Réveillaud - 1911

LES BENECHERES Z

Il avait épousé, à Segonzac, le 21 octobre 1771,  Marie-Henriette Roi, fille de Jean Roy, Conseiller du roi, Lieutenant-général en l'élection de Cognac, seigneur d'Anjeac champagne, des Courades et autres lieux et de Julie du Queyroix ; dont un fils, Jean, né à Saint-Saturnin, au logis des Bénéchères, le 29 septembre 1781 et baptisé le 1er octobre ; Aspirant de 1ère classe provisoire le 4 janvier 1801 ; enseigne provisoire du 28 avril 1808 ; enseigne entretenu du 12 juillet 1808 ; lieutenant de vaisseau du 7 mai 1812 ; en non activité de service du 11 mai 1814 au 31 décembre 1816 ; demeurant à Angoulême, chevalier de l'ordre royale de la légion d'honneur, le 9 novembre 1814 ; brevet signé à Paris, le 26 septembre 1818 ;  décédé à Saint-Saturnin le 20 juillet 1820, à l'âge de 38 ans et neuf mois.

baptême Jean 1781 z

les Bénéchères St-Saturnin 16 z

 

Jean Dubois de Bellegarde décès z

 

 

OPINION DU CITOYEN BELLEGARDE
DÉPUTÉ DU DÉPARTEMENT DE LA CHARENTE
SUR LE PROCÈS DE LOUIS CAPET


Étranger à toute faction, éloigné de toute intrigue, les méprisant même ; tout entier aux devoirs de la place honorable où mes concitoyens m'ont appelé, adorant la liberté et l'égalité, je ne parlerai ici que d'après ma conscience. Elle est pure ; elle seule dirige mon opinion. Un vieux soldat, dédaignant l'art oratoire, cet art aussi trompeur que séduisant, ne sait que sentir, penser ; et sans admettre aucune personnalité, sans chercher à briller aux dépens de mes collègues, manière d'écrire qui a trop avili jusqu'ici la Convention, je ne parlerai que d'après mon coeur : et peut-être du cerveau d'un vieux militaire sortira-t-il quelques vérités. Mars a eu quelquefois du goût pour Minerve. J'entre en matière.

Depuis seize mois que je tiens à la législature, ayant été témoin oculaire de tout ce qui s'est passé à l'Assemblée législative ; à la Convention, et à une cour corrompue qui tenoit les rênes constitutionnelles de l'état, je dois, en vrai républicain, émettre mon opinion sur le jugement d'un tyran qui, depuis que le peuple a voulu être libre, n'a cessé de le tromper par les sermens les plus solennels, de le détruire par tous les maux de la misère, la force des armes, la perfidie des chefs à sa disposition ; qui, non content de désorganiser toutes les parties de l'empire pour régner plus aisément sur ses ruines, appeloit, de tous côtés de l'Europe, des féroces étrangers pour déchirer sa patrie, partageoit les complots de ses indignes frères, de ses nobles insensés et pervers, de ses prêtres fanatiques et sanguinaires, et qui enfin, pour couronner tant de crimes, fit égorger, dans la journée du 10, par des assassins appelés de toutes parts, des citoyens qui n'étoient coupables que trop de confiance, et d'avoir comblé de biens un monstre dont l'existence sera un reproche à la nature. Oui, je l'ai vu ce sang de mes compatriotes arroser les marches de son palais ; j'ai vu leurs cadavres palpitans me demandant vengeance comme législateur et frère. J'ai vu encore dans nos armées les malheureuses victimes des crimes de ce tyran perfide, réclamer à la justice éternelle, avec les plus terribles imprécations, la punition de tant de forfaits. Oui, mes frères d'armes, mes concitoyens, mon opinion va vous venger. Je prononce.

Louis mérite la mort : anathème à l'esclave assez vil pour en douter.

La Convention a-t-elle le droit de le juger définitivement, ou de faire appel au peuple ? voilà les deux points d'une discussion qui, fondée sur les principes de la raison et de la justice, auroit dû être aussitôt terminée qu'entamée.
Quelle a été la cause de l'établissement de la Convention ? les crimes de Louis avant et dans la journée du 10, et la révolution qui en fut la suite.

Qui l'a appelée ? un décret de l'Assemblée législative, qui ne pouvoit avoir le droit de le juger.

Qui l'a formée ? le peuple, par assemblées primaires et électorales, où les membres ont été élus.

Quel a été le but de ses fonctions ? de donner au peuple une constitution qui pût faire son bonheur, et de juger l'auteur de ses maux et de tous ses malheurs.

Comment donc les membres de cette Convention peuvent-ils se dire incompétens pour la ratification de ce jugement ? puisqu'ils veulent en appeler au peuple, mesure d'autant plus impolitique qu'elle peut armer les citoyens, les campagnes, les villes les unes contre les autres, et porter le flambeau de la discorde dans les plus petites municipalités.

Le peuple peut-il être accusateur et juge ? Non. Étant souverain, il a délégué à ses représentans des pouvoirs illimités pour faire son bonheur, qui ne peut exiger que par la fermeté, la justice et les vues sages de ses représentans.

D'ailleurs cet appel est d'autant plus contradictoire, que les membres de la Convention, se trouvant compétens pour juger Louis, ne se regardent pas comme tels pour sanctionner ce jugement. Ont-ils appelé au peuple pour la peine de mort prononcée contre les émigrés, contre ceux qui voudroient attenter à la souveraineté du peuple, sous quelque dénomination que ce soit ? pour l'approvisionnement de nos armées, la levée de différens corps, la fabrication de nouveaux assignats, et généralement toutes les lois faites ? Et la mort juste d'un scélérat les arrête ! C'est donc la mauvaise foi, ou la foiblesse, ou l'intrigue, ou la peur, qui empêchent certains membres d'être justes avec sérénité, et de sauver, par une mesure nécessaire au bonheur public, une nation qui ne les a constitués que pour cela ?

Quels seront les résultats de la mort de Louis ? un grand exemple à donner de la justice des peuples contre un tyran qui vouloit les consommer comme une denrée, et à suivre par tous ceux de l'Europe, la plus grande confiance en notre amour pour la liberté et l'égalité, en notre justice, et à l'envie que nous avons de les secourir.
Il fera trembler les tyrans sur leurs trônes, qu'un pareil sort attend tôt ou tard.

Il coupera net le ressort de toutes les intrigues, les cabales du royalismes et des malveillans, dont Capet est le prétexte et le but.

Les puissances coalisées contre nous sauront que rien n'épouvante une nation valeureuse et juste, qui, punissant le crime par le glaive de la loi, se sert de celui de la liberté pour détruire les vils esclaves qui voudroient l'enchaîner.

Hâtez-vous donc de faire sauter cette tête criminelle, fût-elle même, après sa chûte, la cause de quelques malheurs pour vous. Vous devez plutôt les supporter que le peuple dont vous êtes l'égide. Mourir à votre poste, en remplissant vos devoirs, est la mort la plus sainte et la plus heureuse pour un législateur. Présentez au plus vite une constitution qui, par sa sagesse, et toute en faveur du peuple, qui a tant fait pour vous, assurera son bonheur d'une manière incontestable, et donnera, aux peuples de l'Europe qui nous observent, l'idée et la forte envie d'être gouvernés par de si saintes lois, et de vous imiter.


CONCLUSION

Je conclus donc par invoquer la question préalable sur toutes propositions de renvoi aux assemblées primaires, d'appel au peuple, et autres qui tendroient à dépouiller la Convention nationale du droit de prononcer exclusivement et en dernier ressort sur le procès de Louis ; et je demande qu'on mette successivement aux voix les deux questions suivantes :

1° Louis Capet est-il coupable de haute trahison envers la patrie ?

2° Si Louis est coupable, quelle peine a-t-il mérité ?

Convention Nationale - A Paris - De l'imprimerie nationale - 1793 (Législation n° 251)