BORDEAUX Z

 

Fils de Mathurin Thomas de Sorlus, écuyer, subdélégué de la généralité de Guienne et de Jeanne-Magdeleine Bonnefont, Nicolas Thomas de Sorlus, est né à Bordeaux le 15 février 1743

- lieutenant au bataillon de garnison de Libourne le 17 février 1756 ;

- capitaine garde-côtes de la compagnie détachée de Saint-Gervais le 30 avril 1759 ;

- lieutenant au régiment des recrues de Bordeaux le 1er octobre 1763, réformé avec ce corps le 31 décembre 1766 ;

- capitaine de la compagnie des canonniers d'Audernos le 1er mars 1779 ;

- commandant de la compagnie des canonniers de Saint-André-de-Cubzac le 22 novembre 1782 ;

- lieutenant-colonel en second du 2e bataillon des volontaires de la Gironde le 27 septembre 1791, et en premier le 20 juillet 1793 ;

- général de brigade provisoire sur le champ de bataille de Wattignies le 16 octobre 1793 ;

- Chargé de conduire 12 bataillons de l'armée du Nord à l'armée des Côtes de Brest, 25 novembre ;

- servit en Vendée, puis commanda à Belle-Isle-en-Mer jusqu'en mai 1794 ; commandant la place de Lorient, juin 1794 ; suspendu de ses fonctions comme ex-noble le 3 thermidor an III (21 juillet 1794) ;

- relevé de sa suspension et autorisé à prendre sa retraite le 25 brumaire an III (15 novembre 1794) ;

- de nouveau autorisé à prendre sa retraite par arrêté du Directoire du 13 décembre 1796.

Veuf de Louise-Henriette Galineau, époux en secondes noces de Catherine Dupuy, Nicolas Thomas de Sorlus-Crause est mort à Cezac (Gironde), au lieu appelé Brochard, le 4 janvier 1813, à l'âge de 70.

Il signait pendant la Révolution Thomas Sorlus.

SORLUS- décès

(Correspondance générale de Carnot)

Voir ICI l'article concernant son frère, Joseph Thomas de Sorlus de Bart

 

NOTICE HISTORIQUE DU 2ème BATAILLON DE LA GIRONDE

1791 - Composé de 522 volontaires des districts de Bordeaux (entre deux mars), Bourg et Libourne (partie), rassemblés à Bordeaux le 18 septembre, formés en compagnies et organisés en bataillon du 19 au 27. Est passé en revue le 29 par le maréchal de camp de Gestas, assisté du commissaire des guerres Waré et de M. Hugues de Montbrun, commissaire du département. Le plus grand nombre des hommes n'ayant ni habits ni armes, part néanmoins le 1er octobre, passe par Castres et Langon et s'établit à La Réole, détachant deux compagnies à Saint-Macaire, et trois à Caudrot, Lamothe-Landerron et Monségur ; se plaint, le 5 novembre, de la désertion de plusieurs officiers, dont tous ceux de la 8e compagnie.

1792 - Demeure dans ses cantonnements jusqu'au 28 mai, date de son départ pour l'armée du Nord ; passe à Libourne le 29, à Ruffec le 7 juin, à Poitiers le 8, à Châtellerault le 9, à Cambrai le 25 et arrive à Arras le 1er juillet. Gagne de là, par Béthune, Aire, Saint-Omer et Ardres, la garnison de Calais, le 7. Se remet en route le 25 par ordre de Dillon, traverse Saint-Omer, Béthune, Douai et arrive le 31 au camp de Maulde ; cantonne le 8 septembre au faubourg d'Anzin et le 9 à Valenciennes. Laisse son dépôt à Lille et prend part, en novembre, à la campagne de Belgique avec les flanqueurs de gauche, sous Miranda ; se distingue au siège d'Anvers et de la citadelle du 25 au 28, puis prend ses quartiers d'hiver vers Ruremonde. Se constitue une compagnie de canonniers le 20 décembre (capitaine Brechler et lieutenant Lapeyre).

1793 - Fait partie de l'expédition de Hollande, assiste en mars aux sièges de Willemstadt et de Klundert, puis est chargé de protéger la retraite du siège de Willemstadt et subit de lourdes pertes. Arrive après la défection de Dumouriez, le 10 avril, à Saint-Omer, ayant tout perdu sauf ses canons et son drapeau ; y reçoit, du 23 au 25 avril, plus de 300 recrues de l'Eure-et-Loir et de l'Oise, stationne successivement à Cassel et à Bailleul et fournit, le 12 mai, une compagnie au 11e bataillon de la formation d'Orléans (capitaine Larue, lieutenant Eyraud et sous-lieutenant Lafitte). Se trouve, le 20 juillet, réparti entre Saint-Omer (294 hommes), et Bailleul (428) ; assiste aux opérations autour de Dunkerque et à la bataille d'Hondschoote, du 6 au 8 septembre ; se distingue à l'affaire de Menin le 13, puis est affecté à la division Balland ; vient, des flanqueurs de gauche, cantonner à Gavrelle le 5 octobre, en part dès le 6 et, par Bapaume, Péronne, Saint-Quentin et Guise, gagne, le 12, Etroeungt, pour prendre part aux affaires autour de Maubeuge le 15 et le 16. Campe, avec sa division, près de Guise en décembre.

1794 - Demeure tout l'hiver au cantonnement de Boué, y reçoit, le 6 février, 392 réquisitionnaires de Joigny (10e bataillon de l'Yonne) et 41 d'Ervy le 11 février, puis y passe, le 24, la revue de nouvelle formation de l'agent secondaire (1.018 présents). Est amalgamé le 15 avril, au cantonnement de Ribeauville, avec le 2e bataillon du 36e régiment et le 6e du Jura, pour former la 72e demi-brigade (entrée le 19 février 1796, à Cologne, dans la composition de la 30e nouvelle).

Études sur l'armée pendant la révolution - 1ère série - 1791 - Bataillons de Volontaires nationaux - par le Commandant G. Dumont - 1914