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Fils de Jean-Roch Jossouin de Valgorge et de Françoise-Charlotte-Magdelaine Laulandier, Marie-Jean-Charles-Ovide est né à Largentière, le 1er février 1809.

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Après une jeunesse orageuse, Ovide de Valgorge se mit consciencieusement au travail et écrivit les "Souvenirs de l'Ardèche" (1846), puis "la Promenade en Savoie" (1847). Le premier ouvrage, quoiqu'il contienne, dit-on, beaucoup d'erreurs et de lacunes, est le plus intéressant pour les Ardéchois. L'étude de ce pays avait été fort peu cultivée avant lui.

Ovide de Valgorge était un homme doux et bienveillant, ayant plus d'imagination qu'il n'en faut quand on est obligé de vivre dans le réalisme des petites villes, fort sympathique à tous ceux qui ne le jalousaient pas. 

Il était inspecteur des monuments historiques pour l'Ardèche. Ovide de Valgorge a dû laisser terminé ou à peu près un ouvrage sur le Camp de Jalès puisqu'il en annonçait quelque part dans ses ouvrages la publication.

"La vie de M. de Valgorge, dit M. Maurin, retracée avec charme par une main pieuse et amie, par une plume indulgente, mais sincère, se compose de deux parties bien distinctes.

"La première vie toute littéraire, artiste, aventureuse, menée comme on l'entendait quelques années après 1830, est marquée cependant par des oeuvres, sinon éclatantes et irréprochables, du moins estimables en plusieurs points et souvent intéressantes. L'Académie du Gard n'avait pas été seule à reconnaître le talent d'écrivain de M. de Valgorge : l'Académie de Lyon, l'Académie delphinale de Grenoble et la Société d'Agriculture, Sciences et Arts de la Lozère l'admirent aussi dans leur sein à titre de membre-correspondant.

Nommé en 1848, par les électeurs de son canton, membre du conseil-général de l'Ardèche, M. Ovide de Valgorge consacra dès-lors au bien du pays qui lui avait confié ses intérêts, tout ce qu'il y avait en lui d'intelligence, d'activité et de dévouement, et il en montra beaucoup. Son âme ardente et passionnée, mûrie par l'âge et l'expérience et éclairée par le spectacle des révolutions, n'eut plus d'autre ambition que de contribuer au bonheur de ses concitoyens par la réalisation de toutes les améliorations locales.

La mort le surprit à l'âge de 47 ans, entouré de l'estime et de l'affection reconnaissante de tous ceux qu'il avait aimés et dont il avait servi, avec tant de zèle et de persévérance, les intérêts moraux et matériels."

Marie-Jean-Charles-Ovide Jossouin de Valgorge, avocat, époux de Caroline-Henriette-Lucie Falquet de Planta, est décédé à Largentière, le 12 janvier 1856.

décès

 

- Henri Cévén - Le Pays Ardéchois - Juin 1901

- Procès-verbaux de l'Académie royale du Gard - 1858

- AD07 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Largentière