général z

 

Né à Paris le 6 septembre 1756. Il entra au régiment de Vexin en 1773. En 1781, il était au régiment d'Artois-Dragon, puis passa dans la gendarmerie.

Lieutenant au 78e régiment en septembre 1791, il devint capitaine en novembre et lieutenant-colonel en 1792.

Général de brigade en juin 1793, il fut envoyé à l'armée des Côtes de La Rochelle et lutta dès lors contre les Vendéens. En décembre, Canclaux le nomma au commandement d'une des divisions des Sables-d'Olonne. Luttant sur la côte, il ne put pourtant empêcher le débarquement de subsides anglais en août 1795. Il fut alors remplacé par Chalbos.

Laissant l'indiscipline s'installer parmi ses hommes, il fut destitué pour cette raison le 10 octobre 1795 et retraité en 1796.

Thiron z

 

Descloseaux avait acheté l'abbaye de Thiron, près Nogent, pour y rétablir les écoles militaires, mais le 9 novembre 1797 (19 brumaire an VI), à Thiron, il a été trouvé mort dans son lit, ayant une large blessure au col.

 

ACTE DE DÉCÈS

Aujourd'huy vingt brumaire an six de la République française une et indivisible, sur l'heure du midi, par devant moy Louis-François Gillot, adjoint municipal de la commune de Thiron, Département d'Eure-et-Loir, est comparu le citoyen René Freulon âgé de 43 ans, domicilié commune de Combon, juge de paix et officier de police de ce canton, assisté des citoyens Jacques-Louis-François Hermelin, secrétaire de l'administration municipale du dit canton, âgé de 45 ans et de Jean Guiho, officier de santé à la résidence du dit Thiron, âgé de 66 ans, lequel m'a déclaré qu'ayant été instruit que :

le citoyen JACQUES OLLIVIER DES CLOSEAUX, général de brigade, âgé d'environ 41 ans, venu dans cette commune pour ces affaires dans le courant de vendémiaire dernier et logé chez le citoyen Jacques Chevallier, agent municipal de la ditte commune de Thiron et caffetier donnant à manger, y était mort d'une mort violente.

Il s'y était transporté sur le lieu et domicile du dit Chevalier et y avait rédigé le procès-verbal dont la teneur suit :

qu'au moment où il rédigeait son procès-verbal pour la position des scellés des effets appartenant au dit citoyen général Des Closeaux duquel on lui avait annoncé la mort inattendue, et que le rapport verbal du citoyen Guiho, officier de santé au dit Thiron, qu'il avait déclaré verbalement lors de sa visite que cette mort était provenue d'un coup de sang, pourquoi moy susdit juge de paix, en conséquence rédigeant mon procès-verbal d'apposition des scellés jugeant qu'il était nécessaire que la mort du citoyen général fut constatée et reconnue par des gens de ... (illisible) pour quoi il a fait intimer les citoyens Baudry, médecin de l'hôpital civil de Nogent-le-Rotrou, lequel était assisté des citoyens Toussaint Le Roy et Jean Guiho, tous deux officiers de santé à Thiron, pour constater la mort du citoyen général Des Closeaux et en dresser procès-verbal,

que sur les six heures du soir, dix-neuf brumaire présent mois, le citoyen Baudry arrivé chez ledit Chevallier, il a monté à la chambre du dit général Des Closeaux, étant accompagnés des dits officiers de santé dénommés cy-dessus où ils ont reconnus une large blessure au col du dit général ; pour lors, ils sont descendus et nous ont appelés et requis de monter avec eux pour examiner en notre présence et de celle de plusieurs témoins y dénommés, savoir le citoyen Julien Foucault et Jean-Baptiste Ferré, et du citoyen Louis-François Gillot, adjoint, en voulant le visiter et faire ôter différente couverture de son lit, ont aperçu une petite valise ouverte, et à l'entrée de son ouverture et près de la première attache de la ditte valise, un rasoir ouvert et dont le manche était placé au bord de la ditte valise et la lame au dehors pleine de sang. Cette valise était placée et sur son lit appuyée sur son genoult gauche et à l'instant même, nous nous sommes assurés dans l'intérieur de la ditte chambre pour savoir s'il ne s'était point introduit des assassins dans la chambre tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et qu'il est probable qu'il soit l'auteur de son fatal coup, suivant la position trouvée dans son lit, duquel les officiers de santé dénommés ont dressé procès-verbal de leur visite en notre présence, dont suit la teneur :

Nous, soussignés, médecin de l'hôpital et civile de Nogent-le-Rotrou, Département d'Eure-et-Loir, et chirurgiens résidant à Thiron à la réquisition du juge de paix du canton de Thiron, nous sommes transportés chez le citoyen chevallier, marchand limonadier à Thiron, pour y visiter le citoyen Des Closeaux, général de brigade, que nous avons trouvé baigné dans son sang, et mort d'une blessure à la partie supérieure de la gorge faite par un rasoir que nous avons trouvé près de lui, par la section de la gorge, nous avons reconnu que la tranchée arterre de ses veines jugulaires (sic) étoient totallement coupée et que la mort du dit général étoit l'effet de cette blessure, c'est pourquoi nous avons délivré le présent l'assurant saincère et véritable. Fait à Thiron, le dix-neuf brumaire an six de la République française, une et indivisible, et ont signé : Le Roy, officier de santé et Guiho et Baudry, le tout sans paraphe, lequel juge de paix a demandé acte de sa déclaration à lui octroyée,

d'après cette susdite déclaration, je me suis sur le champ transporté au lieu de ce domicile, je me suis assuré de nouveau de la mort du dit citoyen, JACQUES OLLIVIER DES CLOSEAUX, mort dans la nuit du 18 au 19 des présent mois et an, sans pouvoir constater l'heure de sa mort et j'en ai dressé le présent procès-verbal que les citoyens René Freulon, Jacques-Louis-François Hermelin et Jean qui les ont signé avec moy, Fait à Thiron les dits jours, mois et an que ci-dessus.

 

signature acte décès z

 

 

Sources : 

Vendéens et Républicains dans la guerre de Vendée - Tome I - Frédéric Augris.
Le général Marceau - A Chartres, chez M. Colas, rue de Fresnay, 51. - 1880
AD28 - Registres d'état-civil de Thiron-Gardais.