JACQUES MARTINEAU

MARTINEAU JACQUES TERVES Z

 

Né de Jacques, de la paroisse de Courlay, cultivateur, fils de défunt François Martineau et de Marie Bironneau (décédée à Boismé, le 16 brumaire, an IX - 7 novembre 1800),

et de Françoise Bourreau, fille de Pierre Bourreau, bordier, et de Marie Robert,

mariés à la Chapelle-Saint-Laurent, le 7 juin 1774.

 

 

marrineau mariage acte

 

 

Jacques Martineau était simple soldat en 1794.

"Il a assisté à six batailles dans l'une desquelles son père a été tué (bataille de la Châtaigneraie). Dans cette seule année, les républicains lui enlevèrent tous ses effets et bestiaux qui étaient ses seules ressources ..."

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 19 juillet 1802 - Mariage à Boismé

mariage martineau z

 

Jacques Martineau "de Boismé", 25 ans, se marie le 19 juillet 1802 (30 messidor an X) [ou le 16 juin 1801 ainsi déclaré dans les reconstitutions d'actes de Bressuire], à Boismé, avec Marie-Louise Babinot, de Chanteloup, fille de René Babinot et de Jeanne Marilleau, 29 ans (9 juin 1771- 22 mars1833), dont :

- Jacques-Pierre, né à Boismé, le 25 brumaire an XI (16 novembre 1802) [ou le 15 novembre 1802 ainsi déclaré dans les reconstitutions d'actes de Bressuire] ;

- Louise-Prudence, née à Terves en 1806 - décédée en 1894 ;

- Marie, née à Terves le 12 août 1808 ;

- Jacques, né à Terves le 17 octobre 1811 ;

- Louis-Jacques,  né à Terves le 13 novembre 1814 ; décédé à Terves, à l'âge de 79 ans, en son domicile de la Martinière, le 11 janvier 1893. Il était veuf de Désirée-Aimée Ménard. Il fut maire de Terves :  de 1867 à 1871 et de 1876 à 1878.

 

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Martineau signature z

Martineau de Beaurepaire de Terves prétendait ressembler à Henri IV ; il fut blessé par un soldat républicain, un soir que Henri de la Rochejaquelein était venu le voir dans sa ferme de Beaurepaire. Le général qui se savait surveillé par les bleus, l'avait prié de l'accompagner jusqu'au château de Clisson, et c'est en passant un échalier que Martineau reçut un coup de fusil, destiné au général. Ce brave homme était d'ailleurs accusé d'avoir plusieurs fois conduit ou fait conduire, de nuit, des royalistes en cachette. (Extrait : Terves - Huit siècles d'histoire - chanoine H. Verger - 1971)

 

"Dans l'année 1815, ne pouvant prendre les armes à cause de ses infirmités, il fit partir quatre de ses domestiques, dont un desquels était son frère, tué à la bataille des Échaubrognes ..." [Martineau Pierre, célibataire - mort le 17 mai (AD85 - SHD XU 33-23)]

Le 22 avril 1817, Jacques Martineau, métayer à Terves, est proposé pour recevoir une lettre de remerciement en récompense de ses services et de son dévouement, en qualité de soldat de la division de Bressuire, du 4ème corps de l'Armée Royale de l'Ouest. (AD85 - SHD XU 16-48)

En 1824, Jacques Thomas Gonnord, capitaine de la 1ère Division de la commune de Chanteloup, Jacques Caduc, capitaine de la 2e division, déclarent à son sujet :

"A toujours eu la conduite d'un honnête homme et d'un véritable Vendéen ..."

"Aussitôt le serment des prêtres, il a reçu et caché chez lui des prêtres proscrits ..."

"Il a reçu et caché quelque temps après deux nobles qu'il ne connaissait pas, mais un desquels était M. de Beaucorps et l'autre M. du Fay, désigné sous le nom de M. Georges ..."

"M. Paulin, régisseur du château de Clisson, a aussi eu chez lui un asile assuré ..."

"Dans la même année 1794, surpris par un détachement de républicains du camp de Chiché, il fut pris et ramené en prison à Niort, où il resta jusqu'à l'amnistie ..."

En 1832, Louis de La Rochejaquelein, répondant à l'appel de la duchesse de Berry, parcourut le pays habillé en paysan. Mais écoutons la marquise de La Rochejaquelein, sa mère : "Le 28 juin, Louis voulut aller aux Brandes, chez Gatard, garde des bois Rocard, près de Clisson. Craignant de ne pas trouver son chemin, il alla prier Martineau, fermier de Beaurepaire, dans la commune de Terves, de lui donner un guide. Ce fermier fit lever un de ses domestiques, nommé Racaud. Un peu avant 11 heures du soir, une patrouille de 60 soldats, peut-être avertie par un traitre, se présenta chez Gatard et plaça des sentinelles autour de la maison. Un quart d'heure plus tard, Louis et Racaud [L.P.] arrivèrent par un petit chemin bordé de haies. Deux sentinelles étaient au milieu. L'une d'elles visa sur Racaud, l'atteignant au ventre, l'autre blessa Louis d'un coup de baïonnette à la cuisse. Les soldats portèrent le corps à la maison. On approcha la lumière et la femme du garde s'écria : "Ce n'est pas Mr Louis". (MICHEL HAY -Extrait : Boismé et son église - 2014)

Père de cinq enfants en 1824, métayer à Beaurepaire de Terves, il y est mort le 6 septembre 1841, veuf de Louise Babinot. Deux de ses fils, Pierre (époux de Rosalie Verger) et Louis, métayers à Beaurepaire, sont témoins sur l'état-civil.

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L'Album Vendéen de Louise de La Rochejaquelein - Clisson 1826

AD79 - Registres paroissiaux et d'état-civil de Courlay, de Boismé, de Chanteloup, Bressuire ...

AD85 - Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense (Vincennes)


 

A PROPOS DE SA NAISSANCE :

J'adresse ici tous mes remerciements à M. Christophe G. qui a eu la grande gentillesse de me transmettre un document officiel (voir ci-dessous), établi par "le second suppléant du juge de paix de la ville et canton de Bressuire, M. Pierre-François Ducroq, en date du 11 août 1824"  ; document qui certifie que Jacques Martineau est né à Chanteloup en l'année 1776. (AD79 - R/69)

La question de sa naissance pourrait être ainsi résolue, seulement d'autres détails me laissent à penser que cette déclaration n'est pas exacte. J'ignore pour quelles raisons Jacques Martineau ne déclare pas la vérité sur sa naissance, mais peut-être n'en savait-il pas davantage lui-même ...

 

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Revenons sur l'historique de sa famille :

1) En 1774, l'acte de mariage de ses parents nous indique que Jacques Martineau père est de Courlay, et sa mère, Françoise Bourreau, de La Chapelle-Saint-Laurent.

Dans les registres de Courlay, on ne trouve aucun acte de naissance concernant notre personnage, ni même d'un frère ou d'une soeur. Par contre, on y trouve, à la date du 30 avril 1776, l'acte d'inhumation de Jacques Martineau, fils de Jacques Martineau, âgé de sept jours.

MARTINEAU JACQUES frère décès

 

et un autre acte d'inhumation de Marie-Jeanne Martineau, fille de Jacques Martineau, âgée de deux jours, daté du 17 avril 1777, précisant qu'elle avait été baptisée à Chanteloup.

 

MARTINEAU DECES FILLE

 

Ainsi donc, ces deux enfants étant nés en 1776 et 1777, Jacques Martineau ne peut être né durant ces deux années. A noter que malheureusement, l'année 1778 est manquante dans les registres de Courlay ... Malgré cela, si notre personnage était né à Courlay, j'y aurais trouvé les deux enfants cités plus haut et d'autres frères et soeurs ... Mais rien, pas de traces !

2) Dans les registres de La Chapelle-Saint-Laurent, aucun acte n'est relatif à la famille de Jacques Martineau (père).

3) Dans les registres de Chanteloup, plusieurs familles Martineau sont citées ... mais pas celle de Jacques ! - Jacques Martineau (père) est parrain de Françoise-Radegonde Billeau, baptisée le 31 juillet 1777 à Chanteloup.

3) Jacques Martineau, notre personnage, décède à Terves le 6 septembre 1841, à l'âge de 63 ans ; ainsi, il serait né en 1778.

4) L'acte de son mariage, daté de 1802,  indique qu'il est "de Boismé", que son épouse est de Chanteloup, et qu'il est âgé de 25 ans - ce qui indiquerait qu'il serait né en 1777 - mais en avril 1777, sa soeur, Marie-Jeanne, est née et est décédée deux jours après, ce qui nous reporterait évidemment, au plus tôt, en janvier 1778.

5) Pas de registres de Boismé avant 1789.

Pour conclure et à la lumière de toutes ces petites informations, je serais tentée de dire que Jacques Martineau est né à Boismé en 1778.

(Bien entendu, cet article pourra être corrigé ou complété à tout moment).