PAPION François naissance zzz

 

FRANÇOIS-PIERRE-ANDRÉ-LAURENT-JUSTINIEN PAPION était fils de Me André Papion de la Limouzinière, bourgeois, et de Dame Marie-Florence Ficonneau. Il est né aux Sables-d'Olonne, paroisse Notre-Dame,  le 5 septembre 1751 et a été baptisé le lendemain.

Il fut officier municipal de Réaumur jusqu'au 13 octobre 1793 ; Les actes suivants portent la mention : "en l'absence de l'officier public".

 

PAPION signature zzz

 


Il était l'époux de Sophie-Marie-Joséphine Tharaud ; et habitait le bourg. De ce mariage sont nés trois enfants : 

- Pierre-Édouard, né le 17 janvier 1788, baptisé le lendemain

- Adélaïde-Sophie, née le 18 février 1789, baptisée le lendemain

- Isidore-Charles-Julien, né le 19 mai 1792, baptisé le lendemain.

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L'affiche du Tribunal Criminel et Révolutionnaire de Rochefort (ci-dessous) indique que François Papion aurait été arrêté alors qu'il fuyait la Vendée ...

 

Liberté, Égalité
Jugement rendu par le Tribunal Criminel et Révolutionnaire,
Établi à Rochefort, pour le Département de la Charente-Inférieure,

Qui condamne à la peine de mort, François Papion, âgé de 43 ans, natif des Sables, propriétaire & officier municipal de la commune de Réaumur, département de la Vendée, où il étoit domicilié, convaincu d'avoir conspiré contre l'unité & l'indivisibilité de la république.

Du 23 ventôse, l'an deuxième de la République française, une & indivisible. (13 mars 1794)

AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, une & indivisible, à tous présens & à venir, salut : le tribunal criminel & révolutionnaire établi à Rochefort, pour le département de la Charente-inférieure, par deux arrêtés des représentans du peuple Laignelot & Lequinio, envoyés dans ledit département, en date des 8 & 13mes jours de brumaire, sans recours au tribunal de cassation, conformément au décret du 10 mars dernier, a rendu le jugement dont la teneur suit :

Vu par le tribunal l'acte d'accusation dressé par le substitut de l'accusateur public le 16 ventôse, l'an 2e, de la république française, une & indivisible.

Contre FRANÇOIS PAPION, âgé de 43 ans, natif des Sables, propriétaire & officier municipal de la commune de Réaumur, département de la Vendée, où il étoit domicilié, accusé :

D'avoir cherché à rompre l'unité & l'indivisibilité de la république, en trahissant ses concitoyens, en ne disposant pas sa commune à la défense, quoique prévenu de l'arrivée des brigands, en passant dans l'armée prétendue très-chrétienne & commandée au nom de Louis XVII, en devenant un des chefs de leur conseil, en prenant un faux nom, en se fabricant un passe-port pour se faciliter des intrigues perfides, dans diverses communes.

L'ordonnance de prise de corps, le procès-verbal d'écrou & la déclaration unanime & individuelle du juré de jugement, prononcée à haute voix dans l'auditoire par chacun des jurés, suivant l'article XII de la loi du 10 mars 1793, (vieux style), portant à l'unanimité :

Que FRANÇOIS PAPION est convaincu d'avoir conspiré contre l'unité & l'indivisibilité de la république, en acceptant une place dans le conseil provisoire de l'armée des brigands de la Vendée, en signant des ordres au nom de Beaurepaire, chef de cette armée, en les datant au nom de Louis XVII, & enfin en fuyant la Vendée, à l'aide d'un passe-port qu'il a fabriqué au moment où il voyoit la défaite des ennemis de la république.

Le tribunal après avoir entendu le substitut de l'accusateur public, sur l'application de la peine, opinant à haute voix, condamne FRANÇOIS PAPION, âgé de 43 ans, natif des Sables, propriétaire & officier municipal de la commune de Réaumur, département de la Vendée, où il étoit domicilié, à la peine de mort ;

Conformément à la loi du 16 décembre 1792, dont lecture lui a été donnée ainsi conçu : "la convention nationale décrète que quiconque proposera ou tentera de rompre l'unité de la république française, ou d'en détacher des parties intégrantes, pour les unir à un territoire étranger, sera puni de mort."

Déclare ses biens, acquis & confisqués au profit de la République, conformément à l'article II, du titre II de la loi du 10 mars dernier, dont lecture lui a aussi été donnée, ainsi conçu : "les biens de ceux qui seront condamnés à la peine de mort, seront acquis au profit de la République, & il sera pourvu à la subsistance des veuves & des enfans, s'ils n'ont pas de biens d'ailleurs",

Ordonne en conséquence qu'à la diligence de l'accusateur public, le présent jugement sera exécuté dans les 24 heures, sur la place de la liberté de cette commune, & imprimé au nombre de 500 exemplaires, lu, publié & affiché dans toute l'étendue du ressort du tribunal.

Fait à Rochefort & prononcé par le président le 23 de ventôse, l'an deuxième de la République française, une & indivisible, dans le prétoire du tribunal criminel, où étoient présens François-Jean Savigny, Fidèle Brudieu, juges, & Junius André, président, qui ont signés la minute du présent jugement, avec Rossignol, greffier ; ainsi Signés :

SAVIGNY, FIDELE BRUDIEU, juges ; ANDRÉ, président, & ROSSIGNOL, greffier.

AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE, mandons & ordonnons à tous commissaires nationaux auprès des tribunaux, de tenir la main à l'exécution du présent jugement.

Signé : ANDRÉ, président.
Collationné, signé ROSSIGNOL, greffier.

 A ROCHEFORT, chez JOUSSERANT, Imprimeur du tribunal révolutionnaire, rue des Jacobins.

AD85 - Affiches anciennes - 9 Fi 22

ROCHEFORT ZZZ

 

François Papion fut exécuté le même jour, 23 ventôse an II, sur la place de la Liberté, à six heures du soir.

 

PAPION François décès Rochefort

PAPION François acte décès zzz

 

AD17 - Registres d'état-civil de Rochefort (non côté)